Explications détaillées de comment craquer une clef WEP.
Pratique en déplacement...
Loi Hadopi, déclarations de responsables politiques sur la nécessité de réguler, d'encadrer Internet... Quel est votre regard sur la vision que les hommes politiques français ont du web ?
Ce manque de compréhension est catastrophique. La révolution que nous vivons est difficile à comprendre. Moi-même, je suis bluffé tous les jours par ce qu'on arrive à faire avec ces technologies ! Mais comme toutes les révolutions, celle-ci casse beaucoup avant de reconstruire. Or, on n'a rien à gagner à tenter de résister à de telles avancées. On peut nier, s'enfermer dans des lois pour préserver le système ancien, mais on ne fait que retarder l'inévitable. Ce n'est pas la méchanceté, ni de la bêtise, mais de la méconnaissance face à une révolution difficile à appréhender. Et pendant tout ce temps, la France reste handicapée en termes d'innovation et de leadership dans les nouvelles technologies et l'Internet.
"Ils sont puissants et puis ils nous divertissent, ça évite de réfléchir quand on regarde la Une"
C’est à se demander si pour résoudre le problème d’impuissance qu’à le gouvernement Sarkozy à contrôler ce qui se passe sur Internet, il n’avait pas opté pour la solution : « Débranchons les français d’internet ».
Conclusion ?
En l’état, le décret en gestation pénalise une négligence dans la sécurisation de l’accès. Or, il est tout simplement en contradiction frontale avec Hadopi 1 puisqu’il engage la responsabilité pénale de l’abonné. La loi l’emportant sur le décret dans la pyramide des textes, le projet de décret est d'ores et déjà illégal. Re-paf.
Par contre, analyse Diner’s Blog , « il en va différemment pour l’obligation de surveillance. En effet, le titulaire d’un abonnement Internet, responsable de l’usage de sa ligne, sera punissable du seul fait que des activités illicites ait pu s’exercer via sa connexion ». La boucle est bouclée.
La voilà, la vraie Hadopi, donc : elle se situe maintenant dans la voie réglementaire pour échapper à la vigilance des Paul, Bloche, Tardy, Vanneste, Suguenot et autre Billard, bref des députés qui connaissent ce sujet sur le bout des doigts et savent dénicher les angles morts. Ajoutez à cela que l’examen du projet de loi est programmé pour le mois de juillet, avec une très faible mobilisation, le tout sous une procédure d’urgence, et on aura alors une exacte idée de l'art et de la manière de la méthode.
On ne change pas une équipe qui perd.
c’est Michèle Alliot-Marie qui avait présenté ce matin le dossier Hadopi 2 en Conseil des ministres. Le dossier a donc été pris en main en tout cas ce jour, par la nouvelle ministre de la Justice, et non Frédéric Mitterrand.
Le texte se nomme d’ailleurs « projet de loi relative à la protection pénale de la propriété intellectuelle littéraire et artistique sur Internet », il a une connotation répressive plus appuyée
Ensuite, quelle politique il proposera, quelle politique il mènera, cela ne changera pas grand-chose puisque c’est Sarkozy qui décide tout.
Le texte sur Hadopi 2 ou "Projet de loi relatif à la protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur internet", vient d'être publié.
Plusieurs choses à remarquer :
* Tout d'abord, la suspension est non une peine alternative, mais bien une peine complémentaire. Elle s'ajoute donc à la peine de contrefaçon.Il reste, malgré tout, impossible d'imaginer que Frédéric Mitterrand n'a pas été choisi par Nicolas Sarkozy avec l'ordre de parfaire la mission de Christine Albanel et de défendre "jusqu'au bout" la riposte graduée. En acceptant le poste de la rue de Valois, Mitterrand a nécessairement accepté d'y aller sans aucune marge de manoeuvre concernant la lutte contre le piratage et le renforcement des droits d'auteur. Nicolas Sarkozy veut s'obstiner, et Frédéric Mitterrand s'obstinera avec lui, comme l'a fait Christine Albanel.
« Je ne dis rien sur ces dossiers-là car je ne les connais pas encore suffisamment bien, même si je pense que je les ai suivis avec attention depuis un certain temps. Ce serait d'une très grande maladresse d'arriver comme Tarzan et de dire "on va tout résoudre tout de suite" » a expliqué à la presse le nouveau ministre de la Culture, lors de la passation de pouvoirs. Cela tombe bien, Christian Paul demande justement un moratoire sur le sujet.
L'outil ultime de repérage et de crackage des réseaux Wi-Fi tient dans la poche : iWep pour iPhone est une application "un peu particulière" en cours de développement en Espagne. Elle profite d'une faille de certains routeurs Wi-Fi, et permettra bientôt, selon son auteur, de repérer et de "cracker" les réseaux Wi-Fi alentour protégés par clé WEP. Quelques nuits blanches en perspective pour la future Haute autorité, qui devra déterminer les responsabilités sans se tromper de pirates...
Sarkozy l’a dit, il ira jusqu’au bout… Albanel a échoué (epic fail !) et ne vous y trompez pas, Mitterrand sera surement un coriace. Restons vigilant…
Ainsi la présomption d'innocence ne sera respectée qu'à l'égard de ceux qui auront le courage et la patience de passer par l'ensemble du processus, avant que leur dossier n'arrive enfin sur le bureau du juge pour être instruit. Les autres, les coupables ou ceux qui redoutent de ne pas réussir à défendre leur innocence, seront condamnés sans enquête de police, à une peine probablement allégée : suspension de l'accès à Internet plutôt qu'une peine pénale pouvant aller jusqu'à trois de prison et 300.000 euros d'amende.
Le dossier est piloté directement par l'Elysée, Nicolas Sarkozy ayant assuré lundi à Versailles qu'il souhaitait aller "jusqu'au bout" avec l'Hadopi.
C'est-à-dire jusqu'à la dissolution du Conseil constitutionnel ?
Comment peut-on accepter que les règles qu’on tente de nous imposer sur Internet ne soient faites que pour entraver notre liberté ? En nous disant défendre le droit d’auteur, c’est un énorme mensonge qu’on nous sert, dont l’objectif est de contrôler l’incontrôlable… Pure utopie, perte d’argent et perte de nos libertés…
Et que dire de RTL, qui informe Christine Albanel des personnes avec lesquelles elle va devoir débattre, et donne allégence à ses désirs de véto ? La radio privée, filiale du groupe Bertelsmann, ne ressort pas grandie de l'organisation de ce qui apparaît du coup comme un débat biaisé dès le choix de ses participants. Le journalisme ne ressort pas grandi lorsqu'il se soumet aux volontés de ceux qu'il interroge, oubliant par la même ce quimpose de déontologie le rôle de contre-pouvoir et de lumière de la démocratie dont il aime tant se prévaloir.
C’est justement en voulant aller « jusqu’au bout » qu’on en vient à franchir les barrières de la constitutionnalité, à violer l’article 11 de la déclaration des droits de l’homme ou le principe de la présomption d’innocence puisque le projet instituait une présomption de culpabilité, comme ce fut tant et tant de fois dénoncé par les adversaires, non des droits d’auteur mais du système Hadopi. Avec les multiples limites imposées par le Conseil constitutionnel, le chef de l’Etat ira certes « jusqu’au bout », mais son terrain d’action est finalement réduit à peau de chagrin faute d’avoir voulu explorer des voies nettement plus pacifiques et enrichissantes pour les ressources des ayants droit. Finalement, on se dit que le seul gain dans Hadopi aura surtout été de confronter deux blocs, celui des artistes et des consommateurs...
Comment ? Mes propositions ne visent que les artistes et les ayant droits ? Ah, vous avez remarqué ? C'est juste que je suis de la vieille école, celle qui croit qu'une industrie, pour prospérer, doit s'adapter à ce que veulent ses clients et non les traiter en ennemis. L'industrie culturelle est la première responsable de son malheur. Elle a vécu 50 ans d'âge d'or et voudrait que ça dure éternellement, quitte à voter une loi qui arrête le temps.