Nous parlons vous et moi la même langue mais nous avons chacun notre manière de parler. La langue est notre système de pensée, la parole la manière que l’on a de s’approprier la langue. C’est pourquoi la langue nous dépasse : elle préexiste à nos identités, elle nous relie au-delà de nos particularités. La langue est ce qui structure la pensée. Si l’on réduit la langue à la parole — si chaque mot devient une revendication de soi — on ne pense plus, on s’affirme. A privilégier la parole sur la langue on gratifie l’identité mais on désavantage la pensée.
Alors ne confondons pas les idées que véhicule la langue avec les identités que revendique la parole. Parlons au niveau des idées et non des identités, c’est à cette condition qu’on retrouvera les promesses d’une pensée et la richesse d’un débat.
L’écriture inclusive vise une égalité des représentations entre femmes et hommes. Mais face à la diversité des options proposées, quelle stratégie adopter ? Une étude récente montre que les formulations rendant visibles à la fois le masculin et le féminin – comme « étudiants et étudiantes » – sont les plus efficaces pour réduire les stéréotypes de genre.
Il est possible que certaines personnes estiment que l’intérêt pour l’écriture inclusive, son accessibilité à l’ensemble de la population et la façon de l’appliquer n’est pas un combat prioritaire. Nous ne partageons pas cette opinion.
Notre mission est d'inspirer les gestionnaires et les employés à assumer le français en entreprise au Québec.
Nous offrons une gamme de services pour faciliter la francisation de votre entreprise et soutenir votre équipe à apprendre, exercer et travailler en français.
Une page avec plein de liens en faveur de l'écriture inclusive.
Consensus sur l’écriture inclusive dans la communauté du CMS SPIP
Introduction à l’écriture inclusive et SPIP
L’écriture inclusive est une approche linguistique qui vise à rendre le langage plus égalitaire en intégrant des formes qui incluent les genres masculin et féminin. Dans le contexte du CMS (Content Management System) SPIP, qui est un outil de gestion de contenu largement utilisé pour créer des sites web, la question de l’adoption de l’écriture inclusive est particulièrement pertinente. SPIP a une communauté active d’utilisateurs et de développeurs, ce qui rend les discussions sur les normes linguistiques et stylistiques d’autant plus importantes.
État des lieux dans la communauté SPIP
La communauté SPIP est diverse, regroupant des utilisateurs aux opinions variées sur l’écriture inclusive. Certaines personnes soutiennent son utilisation comme un moyen d’améliorer la visibilité des femmes et d’autres genres dans le langage écrit. D’autres, cependant, expriment des réserves quant à sa complexité et son impact sur la lisibilité du texte.
Il n’existe pas de position officielle ou de consensus formel au sein de la communauté SPIP concernant l’adoption généralisée de l’écriture inclusive. Les discussions autour de ce sujet se déroulent principalement sur les forums, les listes de diffusion et lors des événements communautaires. Ces échanges montrent que si certains membres sont favorables à son intégration dans les documents et interfaces liés à SPIP, d’autres préfèrent s’en tenir aux conventions linguistiques traditionnelles.
Les arguments pour l’écriture inclusive
Visibilité accrue : L’un des principaux arguments en faveur de l’écriture inclusive est qu’elle permet une meilleure représentation des femmes et des personnes non binaires dans le langage.
Évolution du langage : Le langage évolue constamment, et certains soutiennent que l’inclusivité fait partie de cette évolution nécessaire pour refléter les changements sociétaux.
Adhésion à des valeurs égalitaires : Pour beaucoup, utiliser une écriture inclusive est un acte politique qui démontre un engagement envers l’égalité des sexes.
Les arguments contre l’écriture inclusive
Complexité linguistique : Les critiques soulignent que l’utilisation d’une écriture inclusive peut rendre le texte plus difficile à lire et à comprendre.
Absence de règles établies : L’absence d’un cadre normatif clair pour appliquer l’écriture inclusive peut mener à une confusion parmi les utilisateurs.
Préférences personnelles : Certains membres préfèrent simplement ne pas changer leurs habitudes linguistiques établies.
Conclusion
En conclusion, il n’y a pas de consensus clair au sein de la communauté SPIP concernant l’utilisation systématique de l’écriture inclusive. Les opinions varient considérablement selon les individus et leurs expériences personnelles avec le langage. La discussion continue d’évoluer avec le temps, reflétant ainsi les changements sociétaux plus larges concernant le genre et la langue.
Résumé : Nous avons analysé un corpus de productions qui contenaient des formes comme client·e·s, tou-tes et qui se révélaient problématiques sous divers angles. Les points suivants ressortent de l’analyse des différentes catégories : l’écriture inclusive est souvent génératrice d’insécurité linguistique ; les doublets provoquent une surcharge cognitive qui complique la gestion des accords ; ces pratiques conduisent à une modification des rapports à la norme ; elles se traduisent par une perte de lisibilité des textes, ce qui grève l’accès de tous à la maitrise de la langue, et par la complexification de la morphosyntaxe du genre grammatical.
« Ce qui est le cadre normal ou en cours de changement aujourd'hui évoluera encore et changera. L'important devient alors de rester à l'écoute du respect des libertés et des expressions de chacun. »
Si seulement tous les croyants de l'écriture inclusive se comportaient ainsi (et les non-croyants aussi d'ailleurs).
Des études de quelqu'un qui vit des formations qu'il vend.
Cherchez l'erreur...
Résumé : Cet article est consacré à la thèse de la masculinisation du français, déployée par Éliane Viennot. Cette thèse soutient que des hommes lettrés au milieu du XVIIe siècle ont sciemment modifié le français pour y diminuer la présence du genre grammatical féminin. Cet argumentaire historique légitime en partie l’écriture inclusive contemporaine. À cet égard, la présente étude ne porte pas sur un mot polémique, mais sur le genre polémique qu’est devenu le masculin dans les sociétés francophones. L’objectif est d’apporter un contre-argumentaire historique à deux analyses proposées dans la thèse de la masculinisation, à savoir la question du e féminin en poésie au XVIe siècle et le féminin
des noms de métiers au XVIIe siècle. À la lueur de l’histoire de la grammaire, de la lexicographie et de la langue, l’étude réfute la thèse de la masculinisation dans le cas des deux phénomènes discutés.
"... se voient obligés d’utiliser cette écriture, quelles que soient leurs convictions personnelles à cet égard."
Et c'est bien là qu'est le problème : l'écriture est le moyen d'exprimer n'importe quelle conviction, pas le support d'une conviction particulière.
Un grand historien, Fernand Braudel, disait que les mentalités étaient « des prisons de longue durée ». Il faut plus que quelques mots pour les changer, ou même quelques séances de sensibilisation aux stéréotypes sexistes. Fait déprimant, mais qui devrait nous faire réfléchir, les pays nordiques, qui nous semblent tellement en pointe sur l’égalité entre hommes et femmes, ne se distinguent pas sur un point crucial : les violences envers les femmes.
Une émission (2/2) dont la qualité de réalisation est vraiment très bonne.
Quel dommage de mettre autant d'intelligence à tomber dans le piège d'une langue qui pourrait soi-disant changer les mentalités.
Changeons d'abord les mentalités, et la langue suivra si besoin.
Rappel : la novlangue est une volonté politique d'empêcher de penser en modifiant les mots pour que certaines pensées ne soient plus formulables.
Une émission (1/2) dont la qualité de réalisation est vraiment très bonne.
Quel dommage de mettre autant d'intelligence à tomber dans le piège d'une langue qui pourrait soi-disant changer les mentalités.
Changeons d'abord les mentalités, et la langue suivra si besoin.
Rappel : la novlangue est une volonté politique d'empêcher de penser en modifiant les mots pour que certaines pensées ne soient plus formulables.
"J’ajouterai : Attention aux décisions prises par l’égo et par l’aspiration à faire ce qu’on pense que les autres font ou devraient faire. C’est un vrai facteur de mauvaises pratiques.
Plutôt que sélectionner mes recrutement en fonction du niveau en anglais, je préfère filtrer pour éviter les personnes qui mettent trop d’égo dans leurs choix et interactions."
Une phrase qui prend un sens savoureux en ce qui concerne l'écriture inclusive dans les logiciels...
Nous sommes vraiment dans un monde qui privilégie de plus en plus le mensonge et la tromperie, sous un vernis de bonnes intentions.
Il en va de même avec toute la mouvance woke, l'écriture inclusive, le gender et la trans-identité
Éclairage linguistique concernant une imposture idéologique
La prétention à contribuer au progrès social de l’écriture inclusive (EI) se fonde sur des prémisses fausses, liées à une interprétation partiale déformant la réalité des fonctionnements grammaticaux attestés de la langue française. L’écriture inclusive est une réforme militante de la langue construite sur la dénonciation d’injustices imaginaires dérivant d’interprétations symboliques qui ne correspondent à aucune réalité proprement linguistique. Elle entend y inscrire diverses identités de sexe ou « visibiliser » les femmes, marketing politique qui n’a rien de commun avec la description des classes nominale du français et constitue une revendication politique fondée sur des croyances et non sur des connaissances empiriquement vérifiées. Ses partisans, même parmi les linguistes, prescrivent des ouvrages et références qui vont à rebours des méthodes, données et savoirs admis en sciences du langage.
Ce court article comporte :
- un rappel des problématiques linguistiques concernant l’écriture inclusive
- des citations importantes résumant les erreurs et falsifications de l’inclusivisme
- une bibliographie avec des liens pour consulter certains articles en ligne
5 Les règles absolues
N’écrivez rien qui ne puisse se dire.
Utilisez toujours des noms féminins pour renvoyer à une femme ou à un groupe composé uniquement de femmes.
Ne formulez pas de règles d’accord en employant l’expression « l’emporte ».
L'écriture est le processus par lequel vous réalisez que vous ne comprenez pas de quoi vous parlez. Il est important de noter que l'écriture est également le processus par lequel vous le comprenez.
Écrire sur quelque chose vous apprend ce que vous savez, ce que vous ne savez pas et comment penser . Écrire sur quelque chose est l'un des meilleurs moyens d'apprendre à ce sujet. L'écriture n'est pas seulement un moyen de partager des idées avec les autres, mais aussi un moyen de mieux les comprendre soi-même.
Attention, texte original en anglais
Grâce à une série de questions, la méthode CQQCOQP vous permet de collecter de l’information, analyser une situation ou répondre à une problématique.