L’écriture inclusive à l’épreuve de la linguistique. Document de synthèse. – Perditions idéologiques
Éclairage linguistique concernant une imposture idéologique
Malgré sa prétention affichée à contribuer au progrès social, l’écriture inclusive (EI) se fonde sur des prémisses fausses, liées à une interprétation partiale qui déforme la réalité des fonctionnements grammaticaux attestés de la langue française. L’écriture inclusive est une réforme militante de la langue. Elle entend y inscrire diverses identités de sexe, ce qui n’a rien de commun avec la description des classes nominale du français et constitue une revendication politique fondée sur des croyances et non sur des connaissances empiriquement vérifiées. Ses partisans, même parmi les linguistes, prescrivent des ouvrages et références qui vont à rebours des méthodes, données et savoirs admis en sciences du langage.
Ce court article comporte :
- un rappel des problématiques linguistiques concernant l’écriture inclusive
- des citations importantes résumant les erreurs et falsifications de l’inclusivisme
- une bibliographie avec des liens pour consulter certains articles en ligne
Le knockisme linguistique est né. Il a déclaré que la grammaire était un manifeste sexuel qui favorise la domination masculine, sous prétexte que « le masculin l’emporte sur le féminin ». Et peu lui chaut que cette phrase n’existe dans aucun manuel de grammaire du français. Qui va aller vérifier ? Par conséquent, ô trouvaille !, l’homme domine la femme ! Le genre grammatical et le sexe biologique sont déclarés être intrinsèquement liés, et la plus grande imposture linguistique du siècle commence. La structure de la langue expliquerait la structure sociale et notre vision du monde !
Mais la légitime défense n’existe pas en matière de liberté d’expression, faire taire l’autre avant qu’il parle relève d’une attitude que je ne nommerai pas parce que j’évite de franchir le point Godwin avant 7 heures du matin. Lorsque l’on y songe, il faut être bien peu sûr de ses arguments pour penser que la seule manière d’avoir le dessus sur une opinion contraire, c’est de la faire taire : le censeur est toujours quelqu’un qui a peur.
En somme, ici l’accord n’a rien à voir avec le sexe de celui ou celle dont il est question. Avec quelqu’un, l’adjectif est toujours au masculin.
Quelle que soit la personne qu’il désigne, quelqu’un est un pronom masculin, donc très logiquement, on accorde l’adjectif qui s’y rapporte au masculin : Valérie est élégantE, mais Valérie est quelqu’un d’éléganT ; Ma sœur est quelqu’un d’actif, Muriel est quelqu’un de gentil. Et pas de jaloux, d’ailleurs, à l’inverse, on dira "Stéphane est une personne sérieuSE" (en accordant au féminin avec personne).
Oui avec ce préalable : avant de réfléchir à une utilisation non sexiste de la langue, il faut que l’éducation mette en vie l’égalité garçon/fille dans ses programmes éducatifs, dans ses propositions d’orientation avec des politiques éducatives sans concessions – qu’elles soient nationales ou territoriales.
L’écriture dite « inclusive », sous toutes ses formes – féminisation anarchique des titres et professions, épuration de la langue de toutes ses scories misogynes fantasmées, invention délirante de nouveaux termes aussi laids qu’inutiles, destruction des mots et de l’étymologie par le point médian, etc. –, multiplie les exemples de manipulations de la langue à la diagonale de l’inculture et de l’idéologie
La langue n’est pas sexiste, si l’on veut bien considérer que c’est le sujet parlant, le locuteur, le scripteur, qui est à la fois maître et esclave de l’usage qu’il ordonne. Il peut alors ajouter à ses façons de parler des relents de sexisme, mais il peut également y échapper par des usages intelligents. C’est donc du discours qu’il est question – et non de la langue – faisant que seul le sujet parlant est responsable de ce qu’il dit. L’expression « Droits de l’Homme » concerne-t-elle l’homme générique en embrassant les droits des femmes ? Tout ce qui concerne la féminisation de la langue, de la critique sexiste à la transformation des noms de métier, du genre grammatical à la féminisation des formes, est passé en revue sans oublier l’écriture inclusive qui propose des transformations d’usage de la langue, dont l’auteur examine les bonnes et les mauvaises solutions.
Il s’agit purement et simplement d’un détournement de caractères. Donc, ce n’est pas aux logiciels de s’adapter à vos bêtises. C’est à vous d’arrêter de faire des bêtises.
« Il s’agit purement et simplement d’un détournement de caractères. Donc, ce n’est pas aux logiciels de s’adapter à vos bêtises. C’est à vous d’arrêter de faire des bêtises. »
NB : ceci s'applique logiquement aussi à l'écriture inclusive (nouveaux mots, graphie avec points médians…)
Les hommes ne sont pas les seuls à s'insurger contre l'écriture inclusive et la féminisation des noms de métier
Distinguer le signe (ce qui est écrit) du référent (ce qui existe dans la réalité (ou pas : licorne) et se trouve désigné par le signe).
Distinguer le genre grammatical des études de genre.
Comprendre que le genre grammatical est arbitraire et ne désigne pas le sexe biologique.
Merci madame !
Pour comprendre d'où vient la "déconstruction" et où elle mène.
Je suis une femme, je suis féministe, et je suis opposée à l’écriture inclusive.
L’inclusiviste. Il est convaincu que tous les maux de l’humanité se résument à l’emprise idéologique sur la langue de quelques grammairiens morts il y a quatre ou cinq siècles. Ne reculant devant aucune contradiction, il défend mordicus que seul compte « l’usage » mais il fait tout pour imposer de force des transformations à la grammaire et à la syntaxe. Sa novlangue excluante, mélange indigeste d’inculture, de paresse et d’idéologie, imprègne quelques microcosmes de précieux ridicules. Hélas, de l’université aux médias, son sabir snob se répand à mesure que la raison recule.
Où l'on entend que l'écriture inclusive est un bon filtre à réacs.
Je me demande bien où est l'inclusivité dans cette affirmation.
Marxisme-léninisme et théories gender fonctionnent donc de la même manière : sous prétexte d’analyser un « système de domination », on se désigne en fait un bouc émissaire (le bourgeois, le mâle), un Ennemi tout-puissant et dont l’influence pernicieuse s’exerce partout, même dans les sciences et les arts.
Ce qui est intéressant dans cette vidéo, c'est qu'ils expriment clairement que ça va conduire à la guerre.
Un linguiste pour l'inclusivité de la langue, mais sans les points médians !
La féministe d'origine iranienne fustige un féminisme de plus en plus victimaire, puritain et séparatiste. Elle en appelle à la liberté plutôt qu'à la morale.
Cette culture de la protection pousse paradoxalement à accepter l’usage de la violence contre ceux qui ne la respectent pas […]