Dans cette interview par Olivier Berruyer pour Élucid, Olivier Hamant déconstruit le culte de la performance qui, sous couvert de progrès, fragilise nos sociétés et précipite l'effondrement du vivant. Optimiser à outrance, c'est rendre fragile : nos chaînes logistiques, notre agriculture et nos démocraties craquent de toutes parts. Face à un monde devenu imprévisible, le biologiste plaide pour une autre boussole, celle de la robustesse, inspirée du vivant. Car ce qui nous arrive n'est pas seulement écologique, c'est avant tout un problème culturel. « On est en plein burnout, il est temps de se réveiller »
=> passer du rendement à la robustesse !
Conclusion : Comment devons-nous aborder les figures saintes comme Maria Goretti et leurs interprétations ?
Les témoignages de survivantes révèlent que les discours normatifs sur les filles et les femmes qui préféreraient mourir plutôt que de subir des violences sexuelles peuvent exacerber le sentiment de culpabilité, approfondir la honte et donner l'impression d'avoir échoué si l'on a survécu à ces violences. Notre intervention vise à sensibiliser le public à l'impact des mythes sur le viol et à la question complexe des « martyres de la pureté ». Nous estimons que cette catégorie n'est plus acceptable, notamment au vu des milliers de femmes et de filles victimes d'abus au sein de l'Église.
Le 27 mai dernier, l'Assemblée nationale a adopté définitivement la loi sur les soins palliatifs, garantissant un égal accès à l'accompagnement pour tous les patients en fin de vie. Jusqu'à présent, cette prise en charge restait méconnue et très inégalement répartie : près de 20 départements sont encore dépourvus d'unités dédiées et, en 2023, la Cour des comptes estimait que la moitié des patients concernés n'y avaient pas accès.
Pour comprendre cette réalité, les caméras d'"En Immersion " se sont installées pendant plusieurs jours à la Maison Médicale Jeanne Garnier à Paris. Depuis 150 ans, cet établissement pionnier accueille les personnes en fin de vie - un modèle d'excellence qui a directement inspiré la nouvelle loi.
Le père Soury-Lavergne, fort de vingt années de vie sacerdotale, souffle une réflexion parfois audacieuse, souvent drôle et toujours concrète sur la vie paroissiale, fondée sur la parole de Dieu et le magistère de l’église. S’adressant à tout baptisé, il dresse un état des lieux réaliste illustré par son expérience, et détaille avec enthousiasme cette mission que Jésus nous a confiée. Ses conseils pratiques nous encouragent à poursuivre la conversion pastorale et personnelle.
À seulement 31 ans, Clémence Pasquier fait face à un cancer généralisé. Aujourd’hui en soins palliatifs, elle se livre avec avec force et lucidité sur sa vie, sa maladie… et son rapport à la fin de vie.
Le vrai sujet est ailleurs :
👉 sommes-nous encore capables d’écouter quelqu’un sans chercher immédiatement à savoir dans quelle case le ranger ?
La philosophie commence précisément là où les étiquettes cessent de penser.
Je vais là où on m’invite — non pour approuver, non pour combattre, mais pour faire ce que la philosophie fait depuis Socrate :
poser des questions qui rendent inconfortables.
Dans cette conférence, il n’y a ni programme politique, ni stratégie, ni discours militant.
Seulement une expérience :
que se passe-t-il quand une pensée exigeante entre dans un espace où les idées ont l’habitude d’être sûres d’elles-mêmes ?
Et surtout :
👉 que se passe-t-il quand ceux qui invitent acceptent réellement la critique ?
Si vous cherchez une vidéo qui confirme vos positions, vous serez peut-être déçus.
Si vous êtes prêts à regarder ce qui arrive quand la philosophie cesse d’être confortable…
alors bienvenue.
Une conférence avec de belles interventions, particulièrement sur le consentement à mourir
le design éthique ne doit pas être perçu comme une censure, mais comme le rétablissement du libre arbitre. Le but n’est pas d’interdire l’achat, mais de s’assurer que l’utilisateur achète parce qu’il le veut, et non parce qu’il a été « hacké » par une notification stressante.
Documentaire sur une asso en Dordogne qui accompagne entre la sortie de l'hôpital psy (ou du soin psy) et la reprise de vie "normale". Comble un manque dans l'accompagnement psy.
Oui, vous, les jeunes : apprendre à coder, ça ne veut pas dire suivre une formation de 15 jours sur javascript. Je persiste à croire que c’est un art, désormais en voie d’extinction. Et que ce n’est pas parce qu’on n’écrit plus le code nous-même qu’on ne peut pas apprendre à notre amie l’Intelligence Artificielle à mieux faire.
C’est ce qu’ils font en médecine, en économie : ils apprennent à leurs IA à être meilleure qu’eux. Nous, on leur apprend à scier la branche sur laquelle on est assis.
Et enfin, le plus important, accepter d’avance qu’on se plantera. Prévoir non seulement l’effort, mais le retour après la chute. Ne pas confondre chute et abandon. Ne pas dramatiser, ne pas se raconter, ne pas se punir : revenir. Reprendre. Et laisser la défaite faire ce qu’elle doit faire : me décentrer, me dépouiller, me rendre pauvre — donc disponible. Le carême n’est pas une démonstration de force. C’est l’école où l’on apprend, par l’effort et par l’échec, cette vérité qui ouvre Pâques : je ne me sauve pas. Mais je peux être sauvé.
"C'est à partir de ce qu'on peut pas faire qu'on découvre ce qu'on peut être". Merci Madame !
Et Merci Clémence et tous les autres !
Nous parlons vous et moi la même langue mais nous avons chacun notre manière de parler. La langue est notre système de pensée, la parole la manière que l’on a de s’approprier la langue. C’est pourquoi la langue nous dépasse : elle préexiste à nos identités, elle nous relie au-delà de nos particularités. La langue est ce qui structure la pensée. Si l’on réduit la langue à la parole — si chaque mot devient une revendication de soi — on ne pense plus, on s’affirme. A privilégier la parole sur la langue on gratifie l’identité mais on désavantage la pensée.
Alors ne confondons pas les idées que véhicule la langue avec les identités que revendique la parole. Parlons au niveau des idées et non des identités, c’est à cette condition qu’on retrouvera les promesses d’une pensée et la richesse d’un débat.
Chauffer mieux les corps, moins les briques.
Les pages déchirantes de saint Augustin
En Europe centrale, les premiers martyrs font certes de bons échos aux violences soviétiques, mais on ne saute pas 1 600 ans d’histoire religieuse sans commettre de dangereux raccourcis. Ici, la douceur d’Ambroise dissimule la dureté de Bossuet, sans réellement transmettre l’héritage des Pères de l’Église et des premiers martyrs dans la Tradition. Saint Thomas d’Aquin, dans sa Somme théologique, articule toujours l’exemple de sainte Agnès et celui de sainte Lucie, qui livra la première formulation du consentement sexuel : « Le corps n’est pas souillé lorsque l’âme ne consent pas ».
La Tradition recèle de plus justes méditations que le titre de Vatican News. Et si le cardinal avait voulu chercher les meilleurs parallèles entre les crimes de l’Armée rouge et les premiers siècles du christianisme, il les aurait trouvés dans les pages déchirantes de saint Augustin, inspirateur du pape Léon XIV, sur les viols de guerre commis lors de la chute de Rome.
Elles se concluent sur ces lignes bouleversantes, étrangement absentes de la pastorale contemporaine : « Ces personnes chrétiennes ont été victimes de viol ; elles vivent pourtant ; elles n’ont pas puni sur elles-mêmes le crime d’autrui, comme si, au prétexte que leurs ennemis les ont agressées par convoitise, elles devaient se mortifier de honte. La gloire de leur vertu, le témoignage de leur conscience se tiennent devant elles et devant Dieu. Elles n’en demandent pas davantage, soucieuses de l’autorité des lois divines plutôt que de l’offense des soupçons humains. »
Plus généralement, cela conduit à une réflexion : un projet de réforme, qui peut sembler justifié en lui-même, ne l’est pas si les conséquences de sa mise en œuvre sont d’aggraver le sort des plus fragiles.
Et là, on se heurte à un paradoxe fascinant… Si on ne peut pas convaincre les stupides avec des arguments rationnels (comme le dit Bonhoeffer), alors pourquoi j’écris cet article ? Pour qui ? La réponse, c’est que cet article s’adresse à ceux qui ne sont pas encore tombés dans le piège, ou qui commencent à en sortir. Il s’adresse à vous qui lisez ces lignes avec un esprit encore ouvert, qui cherchez à comprendre plutôt qu’à confirmer vos préjugés. Mon but n’est donc pas de “convertir” les irréductibles, mais de donner des outils à ceux qui veulent préserver leur lucidité et peut-être aider leur entourage à faire de même.
L’apprentissage effleure la surface ; la compréhension creuse.
Vous voulez rester indispensable encore quelques années ?
Apprenez à comprendre.
«Ensemble» emprunte le regard des bénévoles de « La Maison » à Gardanne, près de Marseille, un centre de soin palliatif pas tout à fait comme les autres : des hommes et des femmes qui ont choisi de consacrer chaque semaine un peu de leur temps à ceux pour qui il est compté. Face à la plus grande épreuve de l’humanité, la bienveillance, l’humour, la simplicité, la joie de vivre de Délia, Marie, Pierrick, Michèle et de bien d’autres de ces engagés. Un documentaire plein d’émotion et d’authenticité coécrit par Katherina Marx et Laurence de Charette.
Je me reconnais pleinement dans le conservatisme : principe de prudence par rapport au changement.
Et je comprends aussi pourquoi je peux être qualifié de réac (à tort, parce qu'en fait, je voudrais aller plus loin dans le changement).