15526 shaares
Et enfin, le plus important, accepter d’avance qu’on se plantera. Prévoir non seulement l’effort, mais le retour après la chute. Ne pas confondre chute et abandon. Ne pas dramatiser, ne pas se raconter, ne pas se punir : revenir. Reprendre. Et laisser la défaite faire ce qu’elle doit faire : me décentrer, me dépouiller, me rendre pauvre — donc disponible. Le carême n’est pas une démonstration de force. C’est l’école où l’on apprend, par l’effort et par l’échec, cette vérité qui ouvre Pâques : je ne me sauve pas. Mais je peux être sauvé.