Et voilà une vidéo qui pourrait être utiliser par HADOPI pour justifier son existence. Et par ses détracteur pour justifier que la culture doit être librement partagée.
En gros vous êtes entrain de me dire que les mêmes tordus qui font des lois pour protéger leurs copains propriétaires des grosses "major" du téléchargement illégal ont fait une loi qui autorise d’autres amis à numériser des écrits en ne laissant que des miettes aux auteurs ??? ==> si au moins cette loi était associé à la possibilité de partager librement ces ouvrages numérisés…
"Le développement de nouvelles technologies, induisant de nouvelles utilisations des œuvres, (internet, réseaux sociaux, streaming, cloud, numérisation…) et brouillant la frontière entre usage privé et public remet en cause en profondeur un droit élaboré en partie pour un tout autre contexte, et insuffisamment adapté à ces nouvelles utilisations", écrit l'Hadopi en préambule.
Peerblock est un petit logiciel pare-feu libre et gratuit qui analyse votre connexion Internet et qui va bloquer automatiquement les adresses IP des organisations de surveillance (dont Hadopi), des serveurs de malwares et spywares connus, etc… Et c’est 100% légal !
En confrontant l'audience de ces sites de streaming et des principales plates-formes P2P observées par l'Hadopi (toujours BitTorrent, µTorrent, eMule et Limewire), on constate alors que les deux techniques de piratage ont suivi une tendance inverse. Les courbes du P2P et du streaming se sont en fait croisées entre août et septembre 2010, un mois avant l'envoi des premiers mails d'avertissement de l'Hadopi. Ce qui laisserait cette fois penser que les Français se sont détournés du peer-to-peer pour le téléchargement direct et le streaming.
Hadopi: 1 an 1/2 après son lancement, l'heure est à l'autosatisfaction - Liens en vrac de sebsauvage
Le plus drôle c'est que cette étude se base sur des chiffres mesurés sur des ordinateurs dont les propriétaires ont accepté l'installation du logiciel Médiamétrie.
LOL.
D'après-vous, combien de téléchargeurs (qui savent parfaitement que ce qu'ils font est "illégale") vont volontairement installer ce mouchard ?
Donc on peut se torcher avec les chiffres sortis par HADOPI.
Notre pays hérite de l'effort culturel des générations précédentes. La culture ne coïncide pas avec la production culturelle ou même avec la réception de ses produits. Elle permet à chaque personne d'inscrire sa destinée dans la communauté humaine avec celle des autres devant les horizons de la plus grande espérance. Il est souhaitable que les pouvoirs publics assemblent les conditions pour que les jeunes générations profitent de ce que nous lègue le passé pour se projeter dans l'avenir.
Je ne sais pas comment l’exprimer plus clairement : les gens veulent acheter des films et des albums, quel que soit leur support. Mais l’expérience d’achat est tellement exécrable que l’écart entre le désir de consommer et l’acte de consommer ne cesse de grandir.
Dans six décisions du 7 mars 2012, les juges ont refusé les demandes de la Spedidam visant à « obtenir des rémunérations pour les artistes interprètes qu’elle représente auprès des principales plateformes de téléchargement commercial (iTunes, Fnac Music, Virgin Mega…). » Qu’ils soient guitariste, batteur, bassiste, etc., des artistes-interprètes ne perçoivent rien sur les ventes ou diffusions en ligne. Qu’on achète un titre sur une plateforme ou qu’on le télécharge sur réseau P2P, le résultat est donc le même.
Vous avez un forfait illimité pour le téléphone, est-ce que pour autant vous téléphonez beaucoup plus qu'avant ? Si désormais vous aviez la possibilité de regarder des films en illimité vous en regarderiez beaucoup plus ? Certainement pas, mais vous avez une sensation de liberté.
RetroShare est le nouveau logiciel P2P du moment. Depuis le début de l'année, sa popularité explose. Le programme propose en effet de créer un réseau d'échange privé, sécurisé et décentralisé.
La première étape d'une politique raisonnable consisterait à délimiter deux sphères bien distinctes : celle du partage non-marchand entre individus, où les fichiers eux-mêmes ne sont pas centralisés ; et celle de la centralisation sur des sites, qui par nature seront commerciaux en raison des coûts induits.
A mon sens, si l'on précise bien cette délimitation, on peut obtenir deux bénéfices : reconnaître le partage non-marchand entre individus qui est utile à la culture - constitutif même d'une culture partagée. Et isoler des pratiques qui relèveront alors de la lutte contre la contrefaçon commerciale du droit d'auteur, lutte qui pourra être conduite avec une certaine approbation des usagers puisque leurs droits essentiels auront enfin été reconnus.
"Il n’y a pas besoin de dépénaliser ou de légaliser les échanges non marchands à partir du moment où on réconcilie les internautes et le monde de la culture", dit avec beaucoup d'optimisme Aurélie Filippetti. "On ne veut pas créer un appel d’air après la politique répressive de l’Hadopi. Si on dit qu’on dépénalise, les gens se diront : « Avant, on pouvait pas, maintenant on peut. »".
Donc c'est clair : avant on ne pouvait pas, demain on ne pourra toujours pas.
Le changement, c'est pas encore maintenant.
Pour Nicolas Sarkozy, la culture n’a jamais été un simple supplément d’âme mais un supplément de revenus. Elle est un espace source de revenus, le socle de notre puissance, un moyen de présurer les gens en temps de crise dans un monde où les valeurs et les repères se dégradent. Elle devait par conséquent être commercialisée et, surtout, monnayée envers et contre tous. En dépit du contexte budgétaire contraint, les intermédiaires et ayants droits ont reçu les moyens qu'ils ont exigés. La diffusion payante a été protégée par une politique de droits d'auteurs tournée exclusivement à l'avantage des intermédiaires qui ramassent la mise à la place des artistes. (J'ai librement réécrit le texte de la propagande).
Le chapitre judiciaire de la riposte graduée s'ouvre enfin, deux ans après l'installation de la Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi). Les premiers dossiers ont été transmis aux parquets pour faire suspendre l'accès à internet des abonnés accusés. Ce qui ouvre aussi, pour les internautes mis en cause, la faculté de contester la validité juridique de la riposte graduée telle qu'elle est actuellement mise en oeuvre. Explications.
Ce rapport me fait me poser beaucoup plus de questions, principalement à cause des annexes gardées confidentielles. C'est dommage, d'autant plus que ces annexes seront probablement rendues publiques lors des procès qui auront lieu sous peu.
« Ce n’est pas parce que les lois Hadopi sont muettes sur la question qu’il n’existe pas de principe général de juste rémunération des sujétions imposées par les pouvoirs publics »
Le droit d’auteur a été inventé pour protéger l’auteur contre l’exploitant de l’œuvre : le libraire, le musée, la troupe de théâtre. Pas contre le public. Jamais contre le public. Le droit d’auteur n’a jamais été inventée dans un but de pénaliser le public.
Déjà que la Hadopi est constamment critiquée à chaque annonce d’une nouvelle actualité la concernant, démontrant la totale incompréhension qu’elle peut avoir de l’avis des internautes et d’experts objectifs, le fait de regarder dans le passé la suite d’évènements qui a conduit à sa création, ses énormes échecs et ses prises de position passées conduit à un bilan accablant pour cette autorité.
Entre manipulations, mensonges éhontés, volonté de contourner la justice française et l’avis des français, dépenses excessives, résultats nuls… il est vraiment difficile, même en restant objectif, de pouvoir trouver la moindre qualité à cette organisation censée favoriser la culture sur le Net.
Voici un résumé de ce qu’a réalisé Hadopi depuis sa création il y a plusieurs années jusqu’aux dernières actualités récentes, démontrant sa parfaite inutilité.
Aujourd’hui, j’appelle instamment chacun de vous à vous assurer que l’industrie du divertissement ne fait pas son beurre sur votre dos. Arrêtez d’aller voir leurs films. Arrêtez d’écouter leur musique. Assurez-vous de trouver des moyens alternatifs d’accéder à la culture. J’ai fondé Flattr.com, qui vous permet de soutenir directement les gens qui créent, plutôt qu’au travers de l’industrie corrompue du divertissement. Utilisez ce système en solidarité avec les créateurs et avec vos concitoyens. Ou lancez un procédé concurrent. Diffusez la culture et participez-y. Remixez, réutilisez, utilisez, abusez. Assurez-vous que personne ne contrôle votre esprit. Créez de nouveaux systèmes et des technologies qui contournent la corruption.