Pas de Tapis rouge pour le Ministre, mais des insultes. Les télévisions n’arrivent pas à y croire (ou était-ce prévisible) ? Samedi, à la fête de l’Humanité, des dizaines de personnes ont clamé des slogans très hostiles contre Frédéric Mitterrand. "Dehors Mitterrand, dehors Mitterrand (...) Enfoiré (...) Vendu... Dégage..." pouvait-on entendre lors du passage houleux du Ministre de la Culture et de la Communication. Ce dernier a déploré cette situation, tout en la minimisant.
La loi, acceptable quand elle ne restreignait que les éditeurs, est maintenant une injustice car elle interdit la coopération entre citoyens.
Et une PME comme NetPratique n’y survit pas. Alors qu’une association telle FDN, qui tourne sur du bénévolat et n’a pas de salaire à verser à la fin du mois, c’est très dur à faire mourir. C’est une des raisons pour laquelle on peut aller jouer le zorro des télécoms devant le régulateur. Et si on n’a jamais été lui parler jusqu’ici, c’est qu’on savait que huit jours après on recevrait un recommandé nous mettant dehors.
Décidément, c'est le grand divorce entre les artistes et leur maisons de disque: Morissey demande à ses fans de ne surtout pas acheter la dernière compilation sortie par EMI: Il n'en touchera pas un centime. D'ailleurs il n'a rien touché de sa maison de disque depuis 1992.
Mais le chemin a été très largement miné par des accords entre majors et fournisseurs d’accès pour verrouiller le contenu de leurs propres catalogues. Et par la loi Hadopi, sans aucune réalité matérielle, qui est venue se mettre au milieu. Les choses doivent donc être mises complètement à plat. Si la Sacem avait adopté cette position il y a cinq ans, on aurait aujourd’hui un paysage infiniment plus clair et bien plus profitable aux artistes qui seraient très bien rémunérés via le net.
Un titre, dans le bandeau en haut de la Une de Libération : Jacques Attali se déclare favorable à la licence globale, contre la loi Hadopi.
Pour éviter d'avoir des connexions P2P avec des serveurs inutiles (voire nuisibles), rien ne vaut un bon filtre.
Le Mécénat Global est un nouveau schéma qui peut potentiellement s'appliquer à la globalité des oeuvres numériques qui sont diffusées sur l'Internet quelque soit la méthode de diffusion ( P2P, Webradios, etc.. ). Vis à vis de l'internaute, le Mécénat Global présente quelques similarités opérationnelles avec la Licence Globale, mais vis à vis des auteurs , le modus operandi n'est pas du tout semblable. La philosophie et les mécanismes juridiques du Mécénat Global sont totalement différents.
Bien sur, je doute que la dernière suggestion soit très populaire. Dont acte, mais ne pas y souscrire revient à remettre en cause le principe même d'une rémunération effective de la création, et là, c'est un tout autre débat.
Une dénégation ultérieure n’est pas une preuve de l’inexactitude mais un simple refus de s’incriminer soi-même, ce qui est un droit de l’homme ardemment défendu par la Cour européenne des droits de l’homme, et parfois un simple cri d’innocence. C’est aux autorités d’apporter la preuve de la culpabilité, et non de faire parler le suspect pour lui dénier le droit de se rétracter ensuite.
C'est super gentil de penser à nous et de venir nous voir en masse comme ça.... mais bon je rappelle que Bénabar ne vient pas sur ce forum donc j'ai quelques doutes sur l'utilité de l'action. En plus, en ce qui me concerne (mais je parle que pour moi), je suis viscéralement anti Hadopi.
Or, la nouvelle loi donne le pouvoir de sanction au juge mais selon une procédure, l’ordonnance pénale, qui prive le justiciable des principes applicables à toute sanction ayant le caractère d’une punition. En effet, l’ordonnance pénale est rendue par un juge unique (atteinte au principe de collégialité garant de l’impartialité), sans débat (atteinte au principe du contradictoire et aux droits de la défense) et sans obligation de motivation (atteinte au principe de transparence).
Les raisons de la crise sont à chercher ailleurs : prix du disque, support CD complètement dépassée, offre légale encore mal organisée, politique éditoriale des Majors désastreuse... Les maisons de disques ont vécu sur leurs rentes depuis des années, est-ce à l'internaute de payer pour leur immobilisme ?
"Moi je suis membre de la SACD", a ainsi déclaré le ministre de la Culture face à des parlementaires que l'information n'a pas semblé troubler le moins du monde.
Extelia et certainement Advestigo (ou TMG), qui représenteront à eux 2 le bras armé d’Hadopi, vont se voir, eux et leurs clients submergés par les floods en tout genre et les attaques non stop. A la vue des informations confidentielles que manipulent Extelia dans ses process d’optimisation, je serai client chez eux, je ne serai pas rassuré pour l’avenir de mes données. Extelia propose aussi des solutions de vote electronique, ce qui ne laisse rien présager de bon pour 2012 si leur système de vote est aussi sécurisé que le reste de leurs sites web. Arf !
Extelia et ses clients est clairement en train de devenir le souffre douleur de tous les rebelz et hackers du web français qui le feront surement craquer ou rendre l’éponge avant même qu’un système de gestion des infractions au téléchargement ai pu être mis en place.
Bref, je leur souhaite bien du courage… Arf !
es titulaires et exploitants des droits d’auteurs ne reconnaissent plus de limite à la défense de leurs intérêts. Ils réclament — et obtiennent — des prérogatives de puissance publique. Ils soutiennent que les négligents doivent souffrir la répression pénale. Et les voilà prêts à commettre des infractions au détriment d’utilisateurs de bonne foi.
L’histoire du jour, pour anecdotique qu’elle soit, trahit tout de même une ambition tyrannique. Mais on n’a jamais vu que les meilleures causes soient servies par la tyrannie, qui ne sert qu’elle-même.
"Trainer des millions de français dans la boue par une telle expression ne va pas régler le problème", lui répondra plus tard la député Martine Billard. "Vous insultez votre propre famille puisque vous avez dit que votre fils téléchargeait et que vous-même aviez vous-même essayé de télécharger une fois, et que le neveu de la garde des sceaux téléchargeait".
Nous avons eu des échos parlementaires qui pourraient entacher le socle des débats parlementaires sur Hadopi 2 « Il y a un principe constitutionnel de sincérité des débats selon lequel les parlementaires doivent pouvoir débattre sereinement. Or, le rapport sur lequel débat l'Assemblée nationale en séance est arrivé une heure après la clôture de dépôt des amendements puisque maintenant, ce n'est plus la veille 17h, mais 3 jours avant » nous confie un attaché parlementaire.
HADOPI nous prépare une autre oblitération numérique, en coupant internet pour toute une famille si le petit dernier fait un téléchargement illégal. Un peu comme si toute une famille voyait ses livres confisqués parce que l'enfant de la famille a photocopié les pages d'un livre. C'est inacceptable.
Voilà les dangers du DRM: Faire disparaître des pans de notre culture ou de nos outils sur les caprices d'un industriel ou d'un actionnaire. Quel bel avenir culturel les industriels nous préparent-ils là, avec l'appui des gouvernements.
D’un côté, l’extension des domaines couverts par les brevets (molécules pharmaceutiques, variétés végétales, séquences génétiques, logiciels) restreint, pour le profit de quelques multinationales, l’accès à des ressources essentielles telles que les médicaments, les semences et l’information. La concentration des médias - notamment audiovisuels - menace la démocratie là où elle existe.
De l’autre côté, la production et le partage de l’information et des créations sont plus libres qu’avant, et la multiplication des échanges esquisse une société mondiale, diverse et solidaire. Les médias coopératifs, les logiciels libres, les publications scientifiques ouvertes et les autres biens communs réinventent la démocratie.
Comment les acteurs de ces nouveaux domaines peuvent-ils faire cause commune par-delà ce qui sépare les logiciels des ressources biologiques, ou l’art des sciences ?