Comme le dit Braunstein (p. 105), « nous sommes désormais forcés d’entrer dans (un) monde d’illusions, sans quoi nous serons qualifiés de transphobes ». Se fier à l’apparence d’une personne est désormais répréhensible et c'est ce qu'avait expérimenté mon copain, d'ailleurs lui-même militant LGBT.
Si nous résumons la pensée du professeur en sciences de gestion Jacques Rojot, l’influence qu’occupe une partie en négociation dépend de sa capacité de construire comme de sa capacité de nuire. On entend par capacité de construire la capacité de proposer des solutions et/ou d’apporter des ressources permettant de répondre aux intérêts de l’autre partie. Par capacité de nuire, il faut comprendre le pouvoir de porter atteinte aux intérêts de l’autre partie en cas d’absence d’accord et ainsi lui mettre la pression pour qu’il se montre conciliant à la table.
« Car la faculté première d'un influenceur –et peut-être la seule– est d'être aussi con que le public auquel il s'adresse. J'entends non pas la connerie ordinaire répandue à parts égales à travers le vaste monde mais la connerie royale, la connerie supérieure, la connerie premium, la connerie stratosphérique, dont le principal attribut est d'être si profondément enracinée dans les strates de la personnalité qu'elle y prospère comme un champ de tulipes sous une pluie de mousson. »
Maintenant, je sais pourquoi je ne suis pas un influenceur 😉
L’autrice Natalia Trouiller (1) dénonce dans ce texte les erreurs des communautés chrétiennes dans leurs approches du numérique. Alors qu’elles vivaient de l’espoir que les réseaux sociaux deviennent lieu d’évangélisation, ceux-ci se révèlent des espaces très communautaires.
Pour Natalia Trouiller, « il nous faut impérativement réfléchir à l’usage que nous avons de la technologie, à l’intérieur de l’Église comme à l’extérieur ».
Quelque chose a changé en profondeur dans nos communautés chrétiennes au cours des vingt dernières années. Ce n’est pas tant leur taille ; bien sûr, elles sont de plus en plus petites. Ce n’est pas non plus leur moyenne d’âge – oui, globalement elles vieillissent. Ce n’est pas non plus leur sociologie : s’il n’y avait l’apport migratoire, nous peinerions toujours à parler aux classes populaires.
Le vrai changement est ailleurs. Il est dans cette révolution anthropologique sur laquelle nous, chrétiens, n’avons toujours pas de réflexion théologique en profondeur : la révolution numérique et ses bonds technologiques. Si l’on caricature, la réception de ce changement de paradigme a été accueillie de deux manières dans nos communautés.
- Le numérique est un grave danger pour nos enfants, du fait de l’addiction aux jeux, aux réseaux sociaux, à la pornographie, etc.
- Le numérique va nous ouvrir des méthodes d’évangélisation ultra-performantes et nous allons pouvoir défricher de façon industrielle des champs qui nous étaient jusque-là inaccessibles.
Deux erreurs
Les deux tendances se sont trompées. La première parce qu’elle a vu un phénomène générationnel là où toute la société était affectée. Faire des enfants les seules victimes des jeux, du porno ou du harcèlement en ligne, c’est se cacher derrière son petit doigt ; c’est se rassurer à bon compte en s’imaginant que le problème vient de l’usage et non de l’outil ; c’est se défausser sur les jeunes générations de nos propres failles. Comme s’il n’y avait pas eu dans notre société, avant l’arrivée du numérique, un énorme problème avec les addictions de tous types et un abandon massif du corps féminin.
La seconde tendance s’est également fourvoyée. Nos applis cathos sont des applis communautaires. Sur les réseaux sociaux, nous ne parvenons à évangéliser que ceux qui auraient de toute façon poussé la porte d’une église. S’imaginer que l’on peut dématérialiser l’expérience chrétienne est un leurre absolu : on l’a bien vu durant les deux confinements.
Finalement, ces deux tendances ont souffert du même biais : celui qui consiste à considérer le numérique comme un outil pensé pour servir et dont nous serions les maîtres, et non comme un ensemble de moyens pensés pour asservir et dont nous sommes les esclaves.
La technologie n’est pas neutre
Les philosophes des sciences n’ont cessé de nous mettre en garde : la technologie n’est pas neutre et la gratuité est factice. Dans un monde où le marché doit trouver impérativement de nouveaux débouchés pour survivre, l’extension du domaine marchand est arrivée à une impasse horizontale : il n’y a plus de nouveaux clients à conquérir. Les nouveaux segments se situent donc dans de nouveaux pans des consommateurs déjà captifs : on creuse désormais à la verticale, directement dans l’être.
Dans ces mêmes colonnes, Paul Piccarreta appelait les chrétiens à s’unir dans la critique de la société technicienne. Je ne saurais être davantage d’accord avec lui. ...
Stérilité théorique, stratégies suicidaires, multiplication des militants ineptes et gaffeurs : le soutien inconditionnel des médias, qui a fait le succès du mouvement woke, est maintenant en train de l’étouffer. Midas croit avoir accédé au succès sans effort, mais le regrette très vite. Et finit par ne plus pouvoir cacher… ses oreilles d’âne.
Les Économistes atterrés et Bernard Stiegler ont par exemple proposé des variantes de « droits communs du travail », qui permettraient à ceux qui contribuent aux communs d’accumuler des droits d’accès à des services sociaux.
Deuxième problème : puisque le militantisme “woke” revendique, pour chacun, des identités particulières censées primer sur l’appartenance à une humanité commune, il rend impossible le dialogue, au sens du rapport entre Je et Tu, dans l’espace symbolique et neutre de l’interlocution. Déroute du symbolique et démonstration d’une appartenance identitaire qui porte en elle les droits que l’on revendique. Ainsi, tout rapport aux autres devient procédural. On ne s’adressera à une “personne” woke qu’après avoir exhibé tous les signes de correction idéologique, afin de ne pas l’offenser dans son identité, réelle ou ressentie. C’est donc la destruction achevée de l’humain, si l’on suppose qu’il n’est d’humanité que par le rapport à l’altérité, l’exposition risquée à ce qui n’est pas soi.
Ces dernières sont en fait des discours tellement éloignés de la réalité ou des priorités quotidiennes qu’elles sont en elles-mêmes révélatrices de l’appartenance à une frange de la population suffisamment bien lotie pour se poser des questions qui n’effleurent même pas l’esprit du citoyen moyen.
Documentaire dédié à l'acceptation de la surveillance dans la population à travers l'argument "je n'ai rien à cacher".
Vous pourriez être surpris…
La forme typique des produits fortéens les rend particulièrement indifférents à la contradiction : comme les multiples arguments qui les constituent ne sont pas liés par une forme de dépendance logique, la réfutation de l’un d’entre eux n’est pas de nature à faire s’écrouler l’édifice. En outre, leur constitution en millefeuilles les rend très intimidants pour qui n’est pas prêt à consacrer sa vie à les démentir, de sorte que rares sont ceux, parmi les individus raisonnables, qui trouvent l’énergie et la motivation d’empêcher leur prolifération.
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Ces deux auteurs montrent que les conspirationnistes avancent majoritairement des arguments critiquant la théorie officielle plutôt que ceux qui permettraient de rendre convaincante leur version alternative (et qui restent le plus souvent flous). C’est exactement l’inverse pour les défenseurs de la version officielle : ils exposent des arguments validant directement l’explication qu’ils apportent.
Marxisme-léninisme et théories gender fonctionnent donc de la même manière : sous prétexte d’analyser un « système de domination », on se désigne en fait un bouc émissaire (le bourgeois, le mâle), un Ennemi tout-puissant et dont l’influence pernicieuse s’exerce partout, même dans les sciences et les arts.
Ce qui est intéressant dans cette vidéo, c'est qu'ils expriment clairement que ça va conduire à la guerre.
Une étude décrypte un phénomène que ses auteurs appellent « populisme médical », et qui serait la manifestation d'un « messianisme pharmaceutique ». Le cas de la France y est développé à travers Didier Raoult et l'hydroxychloroquine.
Cela dit, nous traversons une période, du moins dans le monde occidental, où le désir d’« égalité de résultats » biaise notre interprétation de la réalité, ce qui pourrait se traduire, comme nous l’avons évoqué, par des politiques oppressives.
Au début, ces outils de communication avaient permis à chacun de mieux développer la tolérance envers les minorités historiquement dominées, dans un grand élan populaire. Mais depuis que ces réseaux sont surveillés avec bienveillance, leurs utilisateurs, inquiets de laisser échapper une parole malheureuse et sanctionnée, préfèrent se tenir cois.
On ne peut donc pas dire que, par principe, indépendamment de tout, la science produit la vérité. Elle la produit dans des conditions sociales assez précises. Et si ces conditions sociales ne sont pas réalisées, alors il n’y a pas de raison, a priori, d'adhérer à l'idée que la science produit la vérité...
Surprenant que ce qui est valable à 3 ans (https://www.slate.fr/story/211348/bikini-enfant-petites-filles-bebe-hypersexualisation-seins) ne le soit plus à 13 ans.
Ce qui est valable à 3 ans devrait l'être aussi à 13 ans.
Et c'était le rôle de ma mère de me rappeler que j'étais en réalité une gamine.
« À force de ne connaître le peuple que par les médias on finit par prendre les médias pour le peuple. Et on a le sentiment parfois d’un consensus populaire là où il n’y a, en vérité, qu’un consensus médiatique. »