Plus généralement, cela conduit à une réflexion : un projet de réforme, qui peut sembler justifié en lui-même, ne l’est pas si les conséquences de sa mise en œuvre sont d’aggraver le sort des plus fragiles.
Et là, on se heurte à un paradoxe fascinant… Si on ne peut pas convaincre les stupides avec des arguments rationnels (comme le dit Bonhoeffer), alors pourquoi j’écris cet article ? Pour qui ? La réponse, c’est que cet article s’adresse à ceux qui ne sont pas encore tombés dans le piège, ou qui commencent à en sortir. Il s’adresse à vous qui lisez ces lignes avec un esprit encore ouvert, qui cherchez à comprendre plutôt qu’à confirmer vos préjugés. Mon but n’est donc pas de “convertir” les irréductibles, mais de donner des outils à ceux qui veulent préserver leur lucidité et peut-être aider leur entourage à faire de même.
Se parler calmement quand on n'est pas d'accord n'a rien d'évident. On ne l'apprend nulle part. Et la manière dont fonctionne notre société ne nous incite pas vraiment à le faire…
Se mettre à fabriquer moins bien, simplement pour que ça se casse en vue de continuer à vendre, c’est ça qui est déprimant.
Dès lors qu’une personne aura le choix de vivre ou de mourir, elle sera mécaniquement considérée comme l’agent de sa propre survie. Ce qui constituait pour elle un simple donné – vivre sa vie jusqu’à son terme naturel – devient sa décision. Or si c’est sa décision, ou si les autres considèrent que tel est le cas, alors ils pourront l’en tenir pour responsable, et lui demander d’en justifier. Cette demande de justification pourra emprunter toute la palette allant du tacite à l’explicite.
Quand un juif explique que faire des listes de gens vivants (ici, des femmes), n'a jamais été bon dans l'histoire.
Pour revenir au cœur du problème : la croyance des Lumières plaçait la rationalité au centre et considérait toute la gamme du Bien et du Mal comme complètement hors de propos et même inexistante. Il s’est estompé dans l’arrière-plan ; Les gens n’y prêtaient plus attention. Et en arrière-plan, quelque chose de typique s’est produit. Le mal a pris la barre. Faire le bien exige un certain niveau de vigilance et d’effort de la part des humains ; il faut y consacrer de l’attention et de l’énergie ; il faut toujours surmonter une certaine résistance pour faire le bien. Si cette vigilance et cet investissement de force et d’énergie pour faire le Bien ne sont pas là, alors le navire de la vie tourne silencieusement et navigue vers les eaux sombres.
Plus fondamentalement, beaucoup de personnes contestent cette notion de «ne pas être né dans le bon corps». Notre corps n’est pas extérieur à nous, nous sommes notre corps et, si l’aspect ou le fonctionnement de celui-ci est source de mal-être, n’est-il pas plus cohérent de travailler sur les causes du mal-être plutôt que de penser que c’est notre corps le souci?
Nous vivons dans une société qui complique tout, qui ajoute des couches inutiles de complexité à des couches inutiles de complexité, ce qui entraîne des coûts énergétiques et technologiques, mais aussi des coûts humains, en compliquant la maintenance, l’interopérabilité, la transparence, la sécurité… jusqu’au simple droit de propriété. Nous souffrons d’une obésité généralisée. Nous voulons tant exister aux yeux des autres qu’il nous faut ajouter notre couche, notre code, notre marque, notre article, notre livre, notre dernière photo… Ce mal affecte les réseaux sociaux et le moindre rouage social jusque dans des profondeurs invraisemblables.
Manifestement, la question de la victimisation induite par le wokisme a déjà été posée
Nous sommes vraiment dans un monde qui privilégie de plus en plus le mensonge et la tromperie, sous un vernis de bonnes intentions.
Il en va de même avec toute la mouvance woke, l'écriture inclusive, le gender et la trans-identité
Que faut-il pour qu’une idée se propage d’un à plusieurs ? Pour qu’une opinion minoritaire devienne la croyance majoritaire ? Selon une nouvelle étude réalisée par des scientifiques de l' Institut polytechnique Rensselaer , la réponse est de 10 %. Une fois que 10 % de la population est attachée à une idée, il est inévitable qu'elle finisse par devenir l'opinion dominante de l'ensemble du groupe. La clé est de rester engagé.
Déconstruisant le slogan “c’est un progrès social”, les auteurs dénoncent un discours convenu dont la visée est essentiellement individualiste. En toile de fond des revendications d’euthanasie, il y a une conception étroite de la liberté, qui résiderait dans le maximum de choix individuels que la société est chargée de fournir. Derrière l’image lisse d’un choix libre et volontaire, “éclairé” comme le disent les promoteurs de la mort médicalement provoquée, les questions à se poser abondent :
- Comment parvenir à un consentement libre sous le poids de la souffrance : si elle est mal soulagée ? Si le malade est isolé, dépourvu de perspectives et de soutien ?
- Comment les équipes médicales prennent-elles en charge la dimension psychologique et relationnelle de la maladie, au-delà des aspects techniques ?
- Et crucialement aujourd’hui, ces équipes ont-elles les moyens d’un accompagnement fidèle au serment d’Hippocrate ? La crise actuelle du système de santé étend une sombre perspective sur ce point.
Ce que je dis, ce que je pense, ce que je fais : le problème de l’alignement. | Christophe Casalegno
« Il y a des choses que l’on peut penser, mais que l’on ne peut pas dire, et des choses que l’on doit faire et qui vont à l’encontre de ce que l’on pense » : c’est une réalité de notre société contre laquelle je résiste de toutes mes forces, et c’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles je ne respecte pas les « codes » de réussite sur les principaux réseaux sociaux.
« Une prohibition sur le sexe avant le mariage servait les intérêts non pas masculins, mais féminins, car elle protégeait le groupe de personnes qui porte (littéralement) les conséquences d’une grossesse extraconjugale. »
Ces interventions ont été estimées à 7281 cas en 2022 (soit 3% des IVG) et ont entrainé une ré-estimation à la baisse du nombre total d’IVG sur 2022 (234300) ainsi que sur les 3 dernières années (2021,2020 et 2019). Outre le fait qu’il faut toujours être vigilant sur les chiffres annoncés, cette correction met en avant un phénomène non négligeable de “complications ayant donné lieu à une hospitalisation ou d’un échec de la première méthode utilisée”. Cela illustre la réalité parfois difficile du déroulement des IVG qui ne se passent pas comme prévu.
François Rastier
Alors que l’idéologie du genre a trouvé partout des relais institutionnels, ce petit livre trouve son point de départ dans un double étonnement. Comment l’idée que l’on puisse naître dans un « mauvais corps » s’est-elle répandue ? Pourquoi la transsexualité fait-elle l’objet d’une fascination croissante ?
Ces questions seraient anecdotiques si elles n’avaient pas dépassé depuis longtemps les associations militantes et n’inspiraient pas diverses politiques nationales et internationales.
Insignifiante en regard des urgences politiques, économiques et écologiques mondiales, l’idéologie du genre conserve un grand pouvoir de diversion. Elle entretient la confusion par des débats que l’on n’ose dire stériles sur les « hommes enceints », mais condense aussi la dialectique « déconstructive » et l’idéologie intersectionnelle. Dans le brouillard d’une guerre des sexes, elle les combine avec des thèmes porteurs comme la post-vérité et le transhumanisme. Non seulement le féminisme s’en trouve progressivement discrédité, mais la promotion des « transitions » médicalisées, notamment chez les mineurs, pose un problème de santé publique et présage un scandale sanitaire.
En éclairant les liens de l’idéologie du genre avec les superstitions anciennes sur l’androgynie divine comme avec le tantrisme revisité par la théosophie et le New Age, cette étude cerne les contours d’une mystique menaçante qui anime un activisme croissant.
Un outil pour identifier sa tendance politique en fonction de ses choix personnels
ertes, la contradiction est réelle, mais c’est parce que la neutralité de l’État en matière morale relève de la pure fiction.
L’éducation vise la vertu et le bien. Une société responsable ne doit pas l’exclure, comme si les enfants n’apprenaient que les mathématiques ou la grammaire. Il faut débattre de la morale, plutôt que de l’ignorer et de viser une neutralité utopique.
Témoignage d'une femme qui a passé plusieurs années dans un organisme facilitant la transition de jeunes ados ou enfants et qui explique : « Les médecins ont reconnu en privé que ces faux auto-diagnostics étaient une manifestation de la contagion sociale. Ils ont même reconnu que le suicide comporte un élément de contagion sociale. Mais lorsque j'ai dit que les groupes de filles qui affluaient dans notre service semblaient indiquer que leurs problèmes de genre pouvaient être une manifestation de la contagion sociale, les médecins ont répondu que l'identité de genre reflétait quelque chose d'inné. »