Une vidéo à l'humour décalé et grinçant qui parle du partage des bénéfices d'une (grande) société.
Dans mon livre, je cite Jacques Dewitte qui souligne bien ce paradoxe : nos sociétés sont à la fois anti-totalitaires et néo-totalitaires, dit-il. Anti-totalitaires, parce qu’elles reconnaissent institutionnellement le conflit et l’altérité et, en même temps, tellement obsédées par l’égalité qu’elles en viennent à ne plus tolérer l’altérité. « La démocratie culturelle radicale menace de ruiner la démocratie politique », écrit Dewitte. Les médias sont les principaux responsables de cet état d’esprit collectif.
Ce qui a manqué, c’est je crois une pensée forte pour un nouveau système de gouvernement, un nouveau système de société, un nouveau type d’institutions. Il faut se rappeler qu’au XIXe siècle, il y a eu beaucoup d’inventions de nouveaux modèles sociaux, comme les socialistes utopiques par exemple. Au XXe siècle ? Rien, si ce n’est le fascisme et l’hitlerisme. C’est un peu la faute des philosophes dont je suis, qui n’ont pas vu arriver ce nouvel état de choses. Mon hésitation à commenter ce qui se passe aujourd’hui en France vient de ce déséquilibre que je perçois violemment depuis 20 ou 30 ans entre la société telle qu’elle est advenue et les institutions telles qu’elles sont demeurées. Il y a un dérèglement total entre une politique désuète et une société extrêmement nouvelle. On manque cruellement d’un modèle de transition et je suis moi-même perdu parce que nous n’avons plus la grille de lecture qui était donnée par le rapport entre la politique et la société.
Paradoxalement, au nom de la lutte contre les inégalités, contre les discriminations, un climat d’intolérance autrefois inimaginable s’est répandu sur les campus. Par de multiples procédures, comme les « trigger warning » (avertissement) ou la constitution de « safe spaces » (espaces sûrs), certains étudiants exigent de ne pas être exposés à des idées qu’ils risqueraient de ne pas approuver. Ils les jugent « offensantes ».
Souvent sensibles dès lors qu'elles touchent à notre intimité, elles n'en sont pas moins des questions politiques exigeant de nous, non pas les seuls bons sentiments, mais «un cœur intelligent»: tout ce qui est scientifiquement possible est-il pour autant humainement souhaitable? Tous les désirs individuels doivent-ils être satisfaits par la technique? La marche du progrès signifie-t-elle la négation des limites? En résumé, de quelle société voulons-nous?
L’intensification de la traque aux poils pourrait s’expliquer entre autres par une volonté de contraindre socialement les femmes à un moment où elles gagnent en libertés. «Selon cette analyse, l’épilation serait un moyen de contrôle social genré, exercé en proportion de l’émancipation économique et politique des femmes», résume ainsi Rebecca Herzig.
Liberté, pilosité, sororité est un collectif féministe non-mixte luttant en faveur de l’acceptation de la pilosité féminine. Étant donné que la pilosité est une partie normale du corps féminin, nous considérons que le dégoût qu’elle suscite ne peut être que la manifestation d’une profonde misogynie.
Deux points sont à relever : tout d'abord, la méthodologie d'une étude scientifique au demeurant très prudente et aux conclusions modestes est tenue pour suspecte dès lors qu'elle ne cadre pas avec le dogme de la théorie du genre. En effet, si le désir de changer de sexe, tout au moins chez certains adolescents et jeunes adultes, est un phénomène social, voire un phénomène de mode, alors la théorie du genre s'effondre, ou plutôt révèle son essence idéologique. Que l'on puisse émettre l'hypothèse que le désir de changer de sexe pourrait relever du mimétisme social, voilà qui doit être censuré à tout prix, de peur de révéler que le roi est nu.
Deuxièmement, la politique, dans les universités nord-américaines, et même dans les revues scientifiques, l'emporte désormais sur la recherche de la vérité. Les pressions communautaires, la peur de déplaire ou de passer pour « transphobe » surpassent l'éthique de la recherche, jusque dans le champ de la santé publique. On savait déjà que l'enseignement des sciences humaines, des arts et des lettres, était depuis longtemps phagocyté par l'idéologie identitaire, qu'il se noyait lentement, comme l'a rappelé Michel Guerrin, sous le robinet d'eau tiède du politiquement correct. On est surpris désormais d'apprendre que même les études relatives à la santé sont filtrées par des dispositifs de censure idéologique.
Une consommation régulière et prolongée de cannabis, commencée à l'adolescence, peut entraîner une altération des performances intellectuelles. Avec une baisse du quotient intellectuel (QI) à l'âge adulte allant jusqu'à 8 points.
Bernanos disait qu’on ne comprend rien au monde moderne si on ne voit pas que tout est fait pour éliminer le monde intérieur. Mais rien n’est fini. La réalité est imprévisible. Personne ne sait ce qui va se passer. Nous allons être surpris. Et pourquoi pas en bien ? Je conserve une grande confiance en l’avenir, car cette imprévisibilité est porteuse d’espoir.
Quand des ados organisent un trafic de comptes payant (netflix, minecraft, spotify). Si seulement ils pouvaient mettre la même énergie dans un truc légal !
Le fait que l’Eglise s’exprime sur un sujet, sans plus guère de relais dans le monde politique, peut être aussi vu comme une chance. En effet, cela souligne que cette voix catholique ne cherche pas le pouvoir (si c’était le cas, c’est plutôt raté depuis un demi-siècle de recul politique), mais bien à faire un appel aux consciences.
Maintenant que je suis accusée de toutes ces choses, je ne veux pas accuser d’autres personnes sans preuves.
Une nouvelle étude danoise semble confirmer le lien entre la pilule et une hausse de dépression chez les femmes. Cette corrélation avait longtemps été ignorée à cause d'une approche historiquement sexiste de la contraception féminine.
Les smartphones, d’abord ça rend les gens accros, ensuite ça rend les groupes tristes.
Pour comprendre ça, il faut voir où est tombée la classe politique. Plus elle abandonne ses responsabilités proprement "politiques", c'est-à-dire régaliennes [*], plus elle se replie sur le domaine des moeurs. Ce n'est pas son domaine légitime. Mais elle croit trouver ainsi une nouvelle justification à son existence. Dans ses nouveaux éléments de langage, les "valeurs de la République" ne parlent plus de la République (celle de Péguy ou même de Jaurès) : elles se confondent avec des "tendances sociétales".
Le terme "sociétal" ne désigne pas la société, mais l'idée qu'on s'en fait dans certains milieux
Non Monsieur Plenel, le burkini n'est pas un vêtement comme un autre. Il fait partie d'une stratégie qui si elle est encouragée par des avis permissifs finira par arriver à son but final: interdire l'espace public aux femmes!
on a normalisé juridiquement et culturellement un symbole qui consacre l'infériorisation des femmes au nom des droits de l'homme
Au fil des siècles, l’islam en tant que religion n’a jamais cessé d’être questionné par des penseurs et théologiens musulmans. L’« ijtihad », ou exégèse novatrice des textes coraniques, est un processus déjà entamé mais qui s’inscrit dans le temps long.
La grande majorité du travail humain consiste à entretenir les technologies existantes.