Pour finir, je veux souligner que malgré mon opposition, il faut savoir être très nuancé dans ses propos car ce débat touche à l’intime de chacun, à sa vie affective avec sa fécondité, ses blessures, ses hauts et ses bas, et chacun sait combien cela n’est pas toujours facile !
Ne jugeons personne, respectons chacun, mais n’acceptons pas un Etat qui aurait pour seul but de combler les désirs – fussent-ils légitimes et sincères - de chaque catégorie de la population au détriment des plus faibles et de l’ensemble de la société !
La Cour a arrêté qu’il n’y avait pas violation de l’article 12 (droit au mariage) et également non-violation de l’article 14 (interdiction de discrimination) en combinaison avec l’article 8 (droit au respect de la vie privée et familiale) de la Convention européenne des droits de l’homme
S’il est abusif et pour une part irresponsable de parler de menace de «guerre civile», il n’en est pas moins évident qu’une forme de paix civile a bien été ébranlée. On peut douter que la loi Taubira soit «digérée» par la société française, aussi promptement que certains veulent bien le prophétiser.
Cette vérité scientifique montre que l'altérité sexuelle est un fondement de la condition humaine. Il ne s'agit pas de nier les maltraitances que subissent, malheureusement, un certain nombre d'enfants par leurs parents ni la capacité de certains homosexuels à prendre soin d'enfants (la capacité à élever un enfant n'est pas une question d'orientation sexuelle, j'en conviens)
Non seulement François Hollande creuse sa tombe, mais il ne rendra pas service aux personnes homosexuelles qu’il prétend protéger en violentant le consentement des Français. La dimension liberticide de sa politique n’en apparaîtra que plus nettement.
Les Français et la politique menée par François Hollande : pas bien brillant tout ça.
Voilà ce dont ils ne veulent pas parler : le thème de l'«égalité des droits» invoqué pour revendiquer un droit à l'enfant est contradictoire avec les droits de l'enfant à avoir une figure paternelle et une figure maternelle, droit dont nous avons tous bénéficié, en principe sinon en réalité. Il y a bien une rupture d'égalité dans le fait de priver a priori un mineur de l'intimité d'une femme ou d'un homme dans son enfance, et cela sans autre raison que le désir de deux adultes. Ce bug conceptuel de l'homoparenté plonge nos deux «droits-de-l'hommistes» en plein mutisme : pas une ligne dans leurs éditoriaux sur l'adoption et la procréation médicalement assistée (PMA) autour de laquelle commencent à se déchirer verts et socialistes !
Des hommes politiques de gauche sont hostiles à une loi qui va à l'encontre de la réalité biologique de l'espèce humaine, le président de la République a été interpellé pour qu'il rende aux parlementaires leur liberté « en votant à bulletin secret selon leur conscience ». Cela rejoint les graves interrogations exprimées par le philosophe Guy Coq : « Dans une démocratie laïque, le politique ne saurait avoir la place d'un absolu... C'est seulement dans un parti totalitaire que la soumission à la discipline de groupe s'impose sans limites comme un absolu. »
Les objecteurs ne revendiquent rien, en effet, pour eux-mêmes. Ils refusent un mensonge, une tentative pour imposer à tous l’illusion poursuivie par quelques-uns. Il n’y a pas, en cette matière, de compromis possible. Ceux qui croient à cette illusion n’y renonceront pas. Ceux qui la craignent ne s’y résigneront pas. La loi sera appliquée, mais son injustice foncière – sa violence, donc – ne s’effacera pas.
La séparation absolue de corps et de l’esprit apparaîtra comme une violence inadmissible faite à l’intégrité de la personne.
Ce n’est jamais en cédant à l’escalade des plaintes victimaires qu’on satisfait ceux qui les expriment.
Ne vaudrait-il pas mieux prendre les devants, et que les maires disent comme Mirabeau qu’ils sont dans leur mairie « par la volonté du peuple et qu’ils n’en sortiront que par la force des baïonnettes », mais qu’on ne les forcera pas à faire cet acte contraire à leur conscience ?
Que se passerait-il dans les classes si le projet Taubira « mariage et adoption pour tous » était adopté ? Un pastiche savoureux du Petit Nicolas…
ude Mirkovic, maître de conférence en droit privé, spécialiste du droit de la famille, auteur de Mariage des personnes de même sexe : la controverse juridique (Téqui, 2013) : "Le projet de 'mariage pour tous' ne résout pas une situation de vide juridique.
On peut être pro "amour", pro "liberté", pro "égalité", et s'opposer au vote du texte sur le "mariage pour tous". Mieux encore : par respect pour les personnes homosexuelles, utilisées comme une arme politicienne par un gouvernement contesté sur tous les autres fronts, on doit s'y opposer. Pas pour rapporter des points à Frigide Barjot, dont certains affirment qu'elle serait en mal de notoriété, mais pour refuser d'entrer dans une société de consommation de l'humain.
Arrêtons de nous laisser déchirer par quelques poignées d'idéologues manipulateurs et pensons par nous-mêmes. Voulons-nous d'une société où la mère et l'enfant pourraient un jour se marchander, ou devons-nous tout faire pour empêcher cette loi d'être votée ? L'alternative est moins simpliste, mais beaucoup plus facile à trancher que le faux débat censé nous diviser.
La voie qui conduit à la libération des femmes est longue et difficile, nous le savons toutes deux. On y rencontre quelques pièges. Ceux qui nous sont tendus par notre bonne conscience ne sont pas les moins redoutables. Un jour, on réclamera la GPA au nom de l’égalité entre les couples féminins et les couples masculins. Ce jour là, c’est au nom de l’égalité entre les sexes, qu’on revendiquera ce qui sera une grande régression pour la femme. Et ceci, nous pouvions l’éviter avec une loi plus mesurée, qui aurait organisé l’adoption simple et non plénière, fermant ainsi clairement la porte à la PMA et la GPA.
Et nous voilà bien dépourvus lorsqu'on nous demande de démontrer ce qui l'on n'a jamais imaginé contestable
Comme dans les autres disciplines médicales, il est donc indispensable qu'une commission d'experts pédopsychiatres fasse une analyse critique de ces études avant toute prise de décision. Pour le clinicien psychiatre d'enfants (athée et favorable au pacs) que je suis, la question peut être abordée différemment.
De l'amour, un enfant peut en recevoir d'un couple homoparental qui l'élève, mais quand on l'écoute, voici les risques qui menacent son développement.
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Mais ce questionnement, il ne le montre qu'en psychothérapie et pas au couple homoparental, présentant ainsi un "syndrome de l'enfant parfait".
« Je veux dire à la communauté homosexuelle que je trouve qu’elle est passée de la quête du raisonnable, d’une reconnaissance qu’elle était en train de gagner, à une agrégation des symboles des hétéros et que cela est dangereux parce que la déstabilisation des symboles met à mal les sentiments de communauté et d’appartenance », pouvant aboutir à « une aggravation de l’antagonisme entre les deux façons d’être ».
Reste qu'aujourd'hui, à propos de ce projet de loi sur le mariage, tous les descendants d'Abraham émettent le même avis. Preuve qu'ils ne parlent pas pour leur religion, mais pour ce à quoi servent ces religions : garder la parole, éveiller la conscience. Bien des personnes qui ne se reconnaissent dans aucune religion se trouvent également, par leur positionnement éthique, dans une telle recherche, un tel questionnement.
La parole, que les tyrannies, les guerres, les colonisations, les esclavages, les totalitarismes n’ont pu nous faire perdre, allons nous la mettre en péril par des lois votées dans des assemblées démocratiques en temps de paix ?