Vouloir empêcher un homme de mourir de faim et de soif, et être accusé : "On vit dans un territoire occupé par l’intégrisme catholique"
« Ne sait pas ». C’est sans doute elle, donc, qu’il faut cocher, pour dire qu’on préfère le croire même à tort : notre meilleur garant, c’est de faire confiance. Il me semble donc, au terme de cette introspection, plus simple de faire confiance à ceux qui, si tout va bien quand tout ira mal, m’entoureront : médecins, famille, Dieu.
La vie de Vincent Lambert est suspendue à la décision de la Cour européenne des droits de l’homme. Ses proches vous invitent à le soutenir dans cette épreuve. Car Vincent n’est pas en fin de vie, il est en situation de grand handicap.
C’est si souvent dans les tous derniers instants que la parole peut jaillir. Encore faut-il donner une place à cette parole, donner du temps, permettre aux personnes de vivre leurs derniers instants.
Les auteurs du documentaire « L’euthanasie jusqu’où ? » sensibilisent l’opinion à ce qu’est vraiment l’euthanasie dans des pays où elle a été dépénalisée.
Si la population pouvait voir de l'intérieur ce que sont les maisons de soins palliatifs, l'appui à l'euthanasie fondrait comme neige au soleil.
Une fillette canadienne de 4 ans supplie le roi de Belgique de ne pas signer la loi permettant l'euthanasie des enfants.
Mon témoignage est celui d’un fils qui reste sidéré par le suicide de sa mère.
Un sondage sur l'euthanasie…
Le tribunal a reconnu qu’alimenter une personne constitue par principe un soin de base, et qu’à ce titre cet acte médical est toujours proportionné. Le fait que l’alimentation soit apportée de façon artificielle ne change pas la nature profonde de l’acte. Dans le cas de Vincent Lambert, on était confronté à une interprétation abusive de la loi Leonetti par le corps médical : pour l’équipe en cause, nourrir et hydrater un patient dans un état comateux était devenu une obstination déraisonnable. Le tribunal, avec grande sagesse, a écarté cette vision euthanasique de l’arrêt des soins indispensables à la vie.
« Mais si la prolongation de la vie ne peut être indéfinie, la date de la mort, on l’a vu, reste indéterminée, et cette indétermination, qui autorise toutes les espérances, est le fondement de la déontologie médicale. Si tard que la mort intervienne, elle arrive toujours trop tôt […]. En d’autres termes, pour faire mourir un mourant plus qu’aux trois quarts mort, pour faire mourir un mourant à peine vivant, et cependant bien vivant et même irrécupérable […], une distance infinie reste à franchir. »
une personne sur quatre souffre de maladie psychique après avoir participé à un suicide assisté. 20% de syndrome de stress post-traumatique et 16% de dépression.
Êtes-vous favorable à la légalisation de l’euthanasie en France ?
Il y a des sujets dont la gravité doit être respecté. Il y a des choix qui peuvent engager pendant longtemps l’avenir de toute une nation, dont les conséquences se font sentir sur plusieurs générations! L’euthanasie et le suicide assisté, l’Aide Médicale à Mourir, sont de ces réalités qu’on ne peut prendre à la légère.
Et non on n’abrège pas sa vie pour ne pas déranger.
Apres l'IVG un grand progrès l'IVV, l'Interruption Volontaire de Vieillesse.
Derrière ce qu'on appelle des «cas limites», il y a en fait notre difficulté à bien accompagner celui qui va mourir. C'est cela que nous devons assumer avec courage, par amour de celui qui s'en va.
On observe dans notre société un certain refus de parler de la mort : on parle de décès, de disparition, et le comble de l’hypocrisie se révèle bien dans ce terme d’euthanasie, qui masque la réalité qu’il désigne en s’abritant sous des sonorités grecques, dont on a prouvé je crois qu’elles relevaient d’une mascarade. Dans l’euthanasie, le mourant est privé de sa mort, ce qui est exactement le contraire de la bonne mort chez les grecs, comme chez tous nos ancêtres.
Les près de soixante-dix pages de l'avis 121 intitulé Fin de vie, autonomie de la personne, volonté de mourir, que le Comité national d'éthique français a publié en juin méritent d'être lues avec attention: on comprendra mieux pourquoi le Comité n'a pas reconnu à la personne en fin de vie un droit « à avoir accès à un acte médical visant à accélérer son décès », c'est-à-dire à l'euthanasie ou au suicide assisté. Et l'on trouvera des informations importantes qui justifient la crainte que des ouvertures législatives à la « mort douce » puissent donner lieu à des dérives dangereuses.
Les près de soixante-dix pages de l'avis 121 intitulé Fin de vie, autonomie de la personne, volonté de mourir, que le Comité national d'éthique français a publié en juin méritent d'être lues avec attention: on comprendra mieux pourquoi le Comité n'a pas reconnu à la personne en fin de vie un droit « à avoir accès à un acte médical visant à accélérer son décès », c'est-à-dire à l'euthanasie ou au suicide assisté. Et l'on trouvera des informations importantes qui justifient la crainte que des ouvertures législatives à la « mort douce » puissent donner lieu à des dérives dangereuses.