Non seulement François Hollande creuse sa tombe, mais il ne rendra pas service aux personnes homosexuelles qu’il prétend protéger en violentant le consentement des Français. La dimension liberticide de sa politique n’en apparaîtra que plus nettement.
Les Français et la politique menée par François Hollande : pas bien brillant tout ça.
Des hommes politiques de gauche sont hostiles à une loi qui va à l'encontre de la réalité biologique de l'espèce humaine, le président de la République a été interpellé pour qu'il rende aux parlementaires leur liberté « en votant à bulletin secret selon leur conscience ». Cela rejoint les graves interrogations exprimées par le philosophe Guy Coq : « Dans une démocratie laïque, le politique ne saurait avoir la place d'un absolu... C'est seulement dans un parti totalitaire que la soumission à la discipline de groupe s'impose sans limites comme un absolu. »
Les objecteurs ne revendiquent rien, en effet, pour eux-mêmes. Ils refusent un mensonge, une tentative pour imposer à tous l’illusion poursuivie par quelques-uns. Il n’y a pas, en cette matière, de compromis possible. Ceux qui croient à cette illusion n’y renonceront pas. Ceux qui la craignent ne s’y résigneront pas. La loi sera appliquée, mais son injustice foncière – sa violence, donc – ne s’effacera pas.
Des incidents dont Hervé Mariton ne veut pas minimiser la gravité mais qu’il ramène à de justes proportions : « Le gouvernement, qui ne pouvait pas nier l’ampleur de la mobilisation, a braqué le projecteur sur des incidents somme toute marginaux, alors que ce rassemblement est à la fois populaire, structurant et joyeux, analyse le député de la Drôme : il réunit toutes les générations, toutes les professions, toutes les confessions ! C’est un mouvement extrêmement puissant et, pour tout dire, nous sommes nombreux à être épatés par le fait qu’une telle énergie puisse, comme cela, s’exprimer ! »
L’Etat ne se relèvera pas, ne doit pas se relever, de ces images de gamins en larmes, sous assistance respiratoire. La force tranquille est bien morte ce jour-là, le vernis de respectabilité officielle a craqué sous l’effet de la réalité et la violence de l’Etat socialiste n’est plus que la preuve de sa peur. Or, s’il a peur, c’est qu’il peut tomber.
Quand France 3 donne la parole à un agriculteur et lui demande ce qu'il attend de François Hollande, celui-ci lui répond : "Qu'il fasse comme le pape".
Au sein du Conseil économique et social, « il y avait autant de pour que de contre. Cela méritait un débat, estime Jean-François Bernardin. Le Cese est une excellente idée, mais son mode de fonctionnement est totalement dépassé. Avec de telles décisions, il se déconsidère. C’est pourquoi je préfère partir. »
La voie qui conduit à la libération des femmes est longue et difficile, nous le savons toutes deux. On y rencontre quelques pièges. Ceux qui nous sont tendus par notre bonne conscience ne sont pas les moins redoutables. Un jour, on réclamera la GPA au nom de l’égalité entre les couples féminins et les couples masculins. Ce jour là, c’est au nom de l’égalité entre les sexes, qu’on revendiquera ce qui sera une grande régression pour la femme. Et ceci, nous pouvions l’éviter avec une loi plus mesurée, qui aurait organisé l’adoption simple et non plénière, fermant ainsi clairement la porte à la PMA et la GPA.
« Je veux dire à la communauté homosexuelle que je trouve qu’elle est passée de la quête du raisonnable, d’une reconnaissance qu’elle était en train de gagner, à une agrégation des symboles des hétéros et que cela est dangereux parce que la déstabilisation des symboles met à mal les sentiments de communauté et d’appartenance », pouvant aboutir à « une aggravation de l’antagonisme entre les deux façons d’être ».
Pour suivre de près notre député.
Monsieur le Président normal, serez-vous, dans le respect de la Constitution, à l’écoute des aspirations du peuple qui vous a élu, pour un sujet aussi central qu’est le mariage ?
Avez-vous la sensation que cette loi est votée d’avance ?
Oui, et il en est ainsi pour quasiment tous les projets de loi. Les débats peuvent bien entendu évoluer, mais de nouveaux députés ne vont pas faire leur apparition pour changer la donne. Je n’ai aucun doute sur le fait que cette loi sera votée et sortira exactement telle qu’elle est entrée à l’Assemblée. Et je m’apprête donc à voter contre le texte final car que je sais que d’ici là, il n’aura pas évolué.
Ce serait en tout cas un retour aux sources pour la loi Hadopi, née des cendres de la loi DADVSI, dont le dispositif d'amendes automatisées avait été censuré par le Conseil constitutionnel. Mais il l'avait été à l'époque parce que l'amende condamnait un acte de "contrefaçon" sur Internet, en créant une exception injustifiée au régime pénal normal des contrefaçons. Cette fois, l'amende automatisée viserait l'infraction de négligence caractérisée, ce qui éviterait une censure du Conseil constitutionnel.
Soutenir la croissance des Scop n'est pas, selon le ministre, un principe idéologique, mais plutôt une action pragmatique. Car les Scop résistent mieux et durablement aux difficultés économiques. Ce, "pour la raison simple que la totalité de leur excédant est reversé dans l'entreprise. Les Scop ne sont pas tendues par un objectif de rémunération du propriétaire en capital de l'entreprise", argue Benoît Hamon. "La crise nous laisse un testament : nous avons le devoir de promouvoir un modèle économique plus patient, plus tempérant et plus durable", revendique le ministre depuis la tribune du Cese.
Le recours au référendum ne semble pas le meilleur moyen d’obtenir le débat rationnel et raisonnable que l’on espère sur un tel sujet.
Depuis de longs mois, nous avons alerté le gouvernement et l'opinion publique sur le risque de clivage profond que représentait, au sein de la société française, le projet de loi permettant le mariage et l'adoption pour les personnes de même sexe. Ce clivage est d'autant plus malvenu que notre pays connaît une période de fortes difficultés économiques et sociales qui devrait, au contraire, amener les responsables politiques à rassembler le pays.
François Hollande a affirmé pendant sa campagne qu'il serait le président d'une République apaisée. Alors certes, les méthodes sont différentes. Le profil est plus rond. Mais, par la force et le mépris, François Hollande est en train de cliver la société française plus fortement encore que son prédécesseur.
Qd bien même la majorité des manifestants serait constituée de croyants, n'y aurait-il pas une faute intellectuelle, et peut-être politique, à réduire leur discours à une conviction religieuse pour mieux le neutraliser? A cette approche étriquée de la laïcité, Habermas oppose que l’État libéral a au contraire "intérêt à donner libre cours aux voix religieuses dans la sphère publique politique" et qu'il "ne peut pas décourager les croyants et les communautés religieuses de s'exprimer aussi politiquement en tant que tels, parce qu'il ne peut pas savoir si en procédant de la sorte, il ne coupe pas la société séculière de ressources importantes pour la fondation du sens". Certes, la condition d'une telle prise en compte est que les croyants jouent le jeu de la raison publique séculière et fassent l'effort de "traduire" leur position en des raisons susceptibles d'être entendues par tous leurs concitoyens ; ce à quoi les opposants au projet loi se sont largement astreints ces derniers mois.
Il faut se méfier de la France bien élevée et de son côté « diesel » : un peu longue à chauffer, mais lorsqu’elle est lancée, son moteur est increvable.
Et là, c’est le gouvernement qui risque bien d’en baver un peu.