Lors de ma carrière universitaire de plus de 30 ans, en plus de mon programme de recherche, j’ai donné des cours sur une variété de sujets à des milliers d’étudiants. Parmi ceux-ci : la biologie évolutive, l’écologie et l’anatomie comparée des vertébrés, incluant un cours spécifiquement sur l’humain. Le concept de sexe binaire (mâle et femelle) est omniprésent et fondamental dans tous les cours et tous les programmes de recherche en biologie.
« Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur de ce monde », Albert Camus, 1944.
Si Camus a forgé sa réflexion tant de fois citée dans le contexte particulier de la manipulation des esprits par la propagande totalitaire, nous souhaitons proposer, en tant que professionnels et chercheurs, un regard objectif et une terminologie précise sur ce que l’on nomme « dysphorie de genre » (ou « incongruence de genre ») afin de définir de manière raisonnée les troubles de la sexuation adolescente : nous parlerons désormais d’« angoisse de sexuation pubertaire » (ASP).
Plus fondamentalement, beaucoup de personnes contestent cette notion de «ne pas être né dans le bon corps». Notre corps n’est pas extérieur à nous, nous sommes notre corps et, si l’aspect ou le fonctionnement de celui-ci est source de mal-être, n’est-il pas plus cohérent de travailler sur les causes du mal-être plutôt que de penser que c’est notre corps le souci?
Ce qu’on appelle les stéréotypes de genre, c’est l’ensemble des dons reçus par notre nature pour remplir nos missions complémentaires d’homme et de femme. Etant mammifères, nous avons des missions complémentaires et des potentialités complémentaires. Nous les recevons de notre nature en vue du bien commun : le développement des enfants, mais aussi de la société.
Bien entendu, la culture participe au façonnement de notre être, ainsi que notre liberté, car les actes que nous posons nous façonnent, mais cela se fait à partir d’une donnée biologique. Lorsque nous nous investissons dans notre vie familiale, nous développons le potentiel que la nature a mis en nous. Ainsi, par exemple, les neurosciences révèlent la modification du cerveau du père lorsqu’il prend soin de ses enfants.
François Rastier
Alors que l’idéologie du genre a trouvé partout des relais institutionnels, ce petit livre trouve son point de départ dans un double étonnement. Comment l’idée que l’on puisse naître dans un « mauvais corps » s’est-elle répandue ? Pourquoi la transsexualité fait-elle l’objet d’une fascination croissante ?
Ces questions seraient anecdotiques si elles n’avaient pas dépassé depuis longtemps les associations militantes et n’inspiraient pas diverses politiques nationales et internationales.
Insignifiante en regard des urgences politiques, économiques et écologiques mondiales, l’idéologie du genre conserve un grand pouvoir de diversion. Elle entretient la confusion par des débats que l’on n’ose dire stériles sur les « hommes enceints », mais condense aussi la dialectique « déconstructive » et l’idéologie intersectionnelle. Dans le brouillard d’une guerre des sexes, elle les combine avec des thèmes porteurs comme la post-vérité et le transhumanisme. Non seulement le féminisme s’en trouve progressivement discrédité, mais la promotion des « transitions » médicalisées, notamment chez les mineurs, pose un problème de santé publique et présage un scandale sanitaire.
En éclairant les liens de l’idéologie du genre avec les superstitions anciennes sur l’androgynie divine comme avec le tantrisme revisité par la théosophie et le New Age, cette étude cerne les contours d’une mystique menaçante qui anime un activisme croissant.
Les tests d’associations implicites (TAI) sont des tâches informatisées de catégorisation de mots. Ainsi, il vous sera demandé de classer des images et des mots en groupes aussi rapidement que possible. Cette activité devrait durer environ 10 minutes. À la fin de chaque test, vous pourrez consulter une synthèse des résultats ainsi que des informations sur sa signification.
ATTENTION : Les TAI permettent d’estimer la force des associations entre plusieurs informations stockées en mémoire sémantique. Les TAI ne permettent absolument pas de prédire le comportement d’un individu ni d’affirmer que l’individu peut avoir des comportements discriminatoires ou non.
Parce que toute vérité, aussi minime soit-elle, compte. N’oublions pas la première étape de l’endoctrinement dans 1984 d’Orwell: forcer le protagoniste à soutenir que 2+2=5. Torturer son esprit pour l’habituer à ne plus distinguer le vrai du faux, à ne plus lier la vérité à la réalité.
Admettre une fausseté, même pour ne pas blesser les sentiments d’autrui, c’est se condamner à ne plus aimer le vrai, à ne plus le chercher. C’est tomber progressivement dans une forme de folie. C’est cela surtout que Matt Walsh dénonce dans son documentaire, encore davantage que la théorie du genre elle-même.
On ne choisit pas son sexe et il n'y en a que deux. On naît fille ou garçon. Le sexe est constaté à la naissance et inscrit à l'état civil et chacun construit une identité jamais figée et qui évolue dans le temps, ce qui est trop souvent oublié. On peut changer l'apparence de son corps mais jamais son inscription chromosomiale. Il est urgent de rompre avec des discours usant d'un vocabulaire créé de toutes pièces pour s'imposer à tous, alors qu'il repose sur des croyances et met sur le même plan des vérités scientifiques et des opinions. Il y a un risque de confusion chez les jeunes.
Un homme politique utilise les 50 genres pour saluer une assemblée et finalement à s'opposer à cet usage
Comprendre le masculin et le féminin, améliorer le dialogue et les relations entre hommes et femmes, voilà le défi de ce livre.
Pour le relever, l'observation de la réalité scientifique est une clef essentielle. En s'appuyant sur plus de 500 références répertoriées de la neuropsychologie et de la biologie humaine, le professeur Écochard nous explique comment, de la conception à l'âge adulte, le garçon ou la fille, à partir d'un donné naturel, se construit dans son corps, sa psychologie, son rapport aux autres et au monde extérieur.
L'ouvrage évoque les troubles qui peuvent se produire dans la mise en place de l'identité sexuelle.
Il donne des pistes pour vivre les relations homme-femme comme une harmonieuse complémentarité.
Ce livre accessible à tous, avec un langage clair, et sans jargon, nous donne les repères essentiels et une approche très pratique que tout parent ou éducateur a besoin de connaître.
Le professeur René Écochard, docteur en médecine, professeur à l'université Claude-Bernard (Lyon I), est membre du Pôle Santé-Publique du CHU de Lyon. Il est promoteur d'une écologie humaine intégrale.
Cela dit, nous traversons une période, du moins dans le monde occidental, où le désir d’« égalité de résultats » biaise notre interprétation de la réalité, ce qui pourrait se traduire, comme nous l’avons évoqué, par des politiques oppressives.
Un texte qui joue admirablement sur les genres : grammaticaux et sexes.
Et pan sur l'écriture inclusive
c’est le fameux « paradoxe norvégien » qui démontre que plus les femmes sont libres de choisir leur orientation, plus elles choisissent des professions féminines stéréotypées, en rapport avec leur biologie.
“Les ‘influenceurs’ en ligne jouent un grand rôle dans la propagation du sentiment de malaise vis-à-vis de son propre corps, et encouragent l’idée selon laquelle n’importe quel symptôme d’échec à être parfaitement féminine signifie qu’une fille est probablement transgenre”
Un article très documenté sur l'influence du genre dans la langue sur les représentation mentales.
Quid de l'éducation en général ?
IV. COMMENT LUTTER CONTRE :
1° Comprendre comment fonctionnent ces idéologies depuis 200 ans. Cela ne peut se faire qu’à l’aide d’une pensée réaliste structurée.
2° Essayer de se donner un statut professionnel permettant une indépendance de pensée. Se servir d’Internet.
3° Parler, enseigner, avec humour mais détermination.
Une étude scientifique montre que les différences entre les cerveaux masculins et féminins sont acquises dès la période intra utérine, montrant ainsi que les théories du genre sont bien des constructions intellectuelles…
Deux points sont à relever : tout d'abord, la méthodologie d'une étude scientifique au demeurant très prudente et aux conclusions modestes est tenue pour suspecte dès lors qu'elle ne cadre pas avec le dogme de la théorie du genre. En effet, si le désir de changer de sexe, tout au moins chez certains adolescents et jeunes adultes, est un phénomène social, voire un phénomène de mode, alors la théorie du genre s'effondre, ou plutôt révèle son essence idéologique. Que l'on puisse émettre l'hypothèse que le désir de changer de sexe pourrait relever du mimétisme social, voilà qui doit être censuré à tout prix, de peur de révéler que le roi est nu.
Deuxièmement, la politique, dans les universités nord-américaines, et même dans les revues scientifiques, l'emporte désormais sur la recherche de la vérité. Les pressions communautaires, la peur de déplaire ou de passer pour « transphobe » surpassent l'éthique de la recherche, jusque dans le champ de la santé publique. On savait déjà que l'enseignement des sciences humaines, des arts et des lettres, était depuis longtemps phagocyté par l'idéologie identitaire, qu'il se noyait lentement, comme l'a rappelé Michel Guerrin, sous le robinet d'eau tiède du politiquement correct. On est surpris désormais d'apprendre que même les études relatives à la santé sont filtrées par des dispositifs de censure idéologique.
Un jour viendra où l’on fera le compte des ravages effectués par cette sidérante idéologie post-moderne. Quand ? Et après quels considérables dommages ?
Le Ministère ne peut pas s'étonner que sa démarche soit ressentie par les familles comme une intrusion idéologique au sein de l'école et une caution donnée à des plaidoyers militants de tous bords ; avec le risque de confisquer les réflexions nécessaires sur de tels sujets, sérieux et subtils, et le détriment qui rejaillit sur l'enfant.