L'arme contre HADOPI est dans le téléchargement tellement distribué qu'il n'est pas traçable...
Peter Sunde affirme que la raison pour laquelle l'industrie a souhaité organiser ce procès contre The Pirate Bay n'est pas une lutte contre le piratage de leurs films ou de leurs albums, mais une lutte pour la conservation d'un monopole sur les moyens de distribution.
"La violation de droit d'auteur n'est qu'une conséquence malheureuse de la liberté de partager qu'offre The Pirate Bay", estime Peter Sunde, qui assure qu'il y a des contenus libres beaucoup plus populaires que Harry Potter distribués grâce aux trackers de The Pirate Bay.
Le mot "Pirate", c'est une "étiquette qu'on colle aux gens qui n'utilisent pas des moyens traditionnels de distribution", a résumé Peter Sunde.
Nous sommes, de toute évidence, dans un procès politique.
« Donc moins l'offre légale est riche, plus l'offre pirate qui est choisie par les consommateurs pour combler le vide lui cause un préjudice. Logique. »
C'est avec des calculs de se genre qu'on va droit dans le mur...
"Même sans modification impropre, les déclarations pourraient être prises hors de leur contexte, mélangées avec d'autres déclarations et rediffusées comme s'il s'agissait d'une transcription exacte", redoute la RIAA, qui a naturellement horreur de perdre le contrôle... et plus encore horreur des remixs réalisés sans son autorisation.
C'est la magie de la multiplication des pains permise par le P2P, qui ne cause pas nécessairement de préjudice direct à l'industrie. Mais qui, au niveau sociétal, permet d'avoir globalement une société mieux instruite, plus "consommatrice" de culture, sans appauvrissement économique.
Même si le choix de subventionner Ung Pirat fait s'étrangler le lobby du disque qui dénonce une organisation "qui encourage quelque chose d'illégal", le Bureau National a tenu à justifier sa décision. "Nous comprenons bien qu'ils souhaitent changer la loi autour des questions de droit d'auteur, et c'est une opinion qu'ils ont le droit de défendre", a ainsi expliqué le directeur général du Bureau, Per Nilsson.
Les effets du partage de fichiers sur internet sont POSITIFs selon le rapport de 146 pages !
En effet, le partage de fichiers permet d’augmenter la diversité des musiques, films, livres disponibles, et même si les ayants droits ne touchent pas un rond dessus, ça reste bénéfique car ceux qui téléchargent achètent autant de musique et beaucoup plus de DVD, de places de concert et de jeux vidéos que les non-téléchargeurs.
Il paraît donc pour le moins excessif de qualifier les utilisateurs de P2P de « pirates » ou de « radins » dès lors que leurs pratiques de consommation payantes se révèlent en moyenne supérieures au reste des internautes.
Un site d'un mod d'emule avec pleins de liens.
Il ne s'agirait pas d'une licence globale qui assimilerait alors les téléchargements à des actes de copie privée, mais d'une taxe sèche. Sans contrepartie. "On ne parle pas de licence globale, mais d’une contribution du fait des bénéfices tirés de l’exploitation, du transport de la musique sur leur réseau", a expliqué mardi Laurent Petitgirard. "Si la dégradation (des revenus) continue et qu’il n’y a aucune possibilité de remonter la pente, il faudra bien se reposer cette question", a-t-il assuré.
==> Franchement, si ça c'est pas du racket, qu'est-ce ?
« Dans l'esprit de la SACEM, il s'agirait de surveiller et quantifier les données échangées dans les mains des FAI, afin d'avoir une répartition plus juste. Ainsi, les artistes les plus piratés seront les plus rémunérés. »
La licence globale, sans le droit de télécharger. Payer une taxe et être condamné sur l'acte ayant conduit à payer la taxe. Un peu contradictoire, non ?
Cet ouvrage défend la liberté des échanges entre internautes et un financement de la création. Il nous livre un véritable plaidoyer pour changer notre regard sur l'internet et développe des propositions concrètes pour organiser leur futur commun.
Corrigeant et affinant la Licence Globale de 2005, ces propositions seront nécessairement au coeur des débats de demain.
Pour que l'Hadopi ne creuse pas le déficit budgétaire de l'Etat, elle devra générer en retour au moins 6,7 millions d'euros de recettes fiscales chaque année par l'augmentation supposée des ventes sur les plateformes légales. Un MP3 vendu 0,99 euros sur Internet rapporte à l'Etat 16 centimes d'euros de TVA. Pour équilibrer le budget, il faudrait que les Français achètent environ 42 millions de titres par an en plus de ceux qu'ils achètent déjà. Et ce qui suppose aussi qu'ils n'aillent pas les acheter sur iTunes, où la TVA est reversée au Luxembourg. Au premier trimestre 2008, les ventes numériques ont rapporté à l'industrie moins de 7 millions d'euros HT, soit moins de 1,4 millions d'euros de TVA à 19,6 % (en incluant faussement les ventes sur iTunes). Il faudrait que l'Hadopi soit extrêmement performante pour qu'elle arrive à générer suffisamment de ventes pour espérer un retour sur investissement... d'autant que les industriels plaident l'instauration de la TVA à taux réduit.
Le simple fait de "mettre à disposition" une oeuvre n'est pas suffisant pour constituer une faute au regard du droit américain, il faut prouver qu'il y a eu effectivement téléchargement à partir du disque dur de l'accusé ! Ce qui change tout.
Dans le cadre de l'étude du « paquet télécom », le Parlement européen s'est prononcé ce matin à une très large majorité en faveur d'un amendement qui compromet fortement le concept de riposte graduée tel que souhaite le voir voté le ministère de la Culture. Cet amendement, numéro 138, prévoit en effet qu'aucune restriction aux libertés et droits des consommateurs en matière d'information et d'expression ne puisse être prise sans l'intervention de la justice. Appliquée au domaine de l'Internet, cette proposition contrecarre l'idée même de suspension de l'abonnement à Internet d'un consommateur, l'un des piliers de la future loi « « Création et Internet ». Les amendements 133 et 166, qui condamnent quant à eux le principe de filtrage des réseaux, ont également recueilli les votes de la majorité des parlementaires.
YES !
Si les éditeurs de jeux vidéo avaient des doutes sur l'utilité des DRM, les voici complètement balayés. C'est désormais certain, ils ne servent à rien. Plombé par des DRM beaucoup trop intrusifs, au point de décourager les acheteurs, le jeu Spore a été rapidement cracké et détiendra bientôt le record du jeu vidéo le plus piraté.
Spore devrait être un vrai succès commercial, mais il est tellement protégé par des DRM efficaces que certains clients n’arrivent même pas à l’installer, ce qui est un comble quand on paye pour un produit.
Gilbert Montagné : "Il ne s'agit pas de museler les internautes : quand on a la possibilité de télécharger des titres gratuitement, comment voulez-vous qu'on ne le fasse pas ? C'est évident."
Le piratage est dans les faits un moyen d'aider le pouvoir d'achat des plus modestes sans les exclure de la vie sociale et culturelle du pays. C'est la possibilité de donner à tous l'accès aux mêmes contenus culturels, quels que soient leurs revenus.
La loi sur le droit d'auteur a abandonné sa raison d'être : encourager l'apprentissage et la création de nouvelles oeuvres.