La vraie question à se poser n’est pas « les technologies détruisent elles la musique ? » mais « quelles solutions peuvent elles être mise en place pour aider les artistes à produire de la musique, la mettre en avant, trouver et construire une base fan et réussir à vivre ? ».
Un des usages officiel de la LiveBox d'Orange : Le Peer to peer !
Nous en avions alors déduit que les maisons de disques qu'il veut épargner payent chaque année seulement 41,6 million d'euros en droits reversés aux artistes-interprètes, alors que le chiffre d'affaires des grandes maisons de disques est supérieur à 500 millions d'euros.
Selon le décret du 25 octobre 2010, Apple pourra ainsi encaisser une aide maximale de 5 millions d'euros par an au titre de la Carte Musique, même pour des transactions qui n'auront pas trait à la musique, et qui ne donneront lieu à aucun paiement de TVA en France. Merci qui ?
Une étude norvégienne s'est intéressée à l'impact de la dématérialisation sur l'industrie musicale. D'après les conclusions de la thèse menée par deux étudiants, le nombre d'artistes et le revenu moyen ont progressé entre 1999 et 2009. Cette période marque aussi l'émergence du peer-to-peer sur Internet. Paradoxal ?
Sauf que si j'avais piraté ce film, j'aurais une meilleure expérience.
Le chef de l'Etat a cru bon de comparer le physique de M. Coppens à celui des hommes qui avaient peint Lascaux. Il a invoqué "le brave néandertalien qui avait parfaitement compris qu'ici, c'était plus tempéré qu'ailleurs, qu'il devait y avoir du gibier, qu'il faisait beau et qu'il y faisait bon vivre".
L'homme de Neandertal a disparu de la région il y a environ 30 000 ans. C'est l'homme de Cro-Magnon (homo sapiens sapiens) qui a peint Lascaux il y a 18 000 ans environ. A l'époque, on était en période glaciaire, avec une température moyenne inférieure plusieurs degrés Celsius.
Ils étaient trois, un Touareg, un Burkinabais et un Français. Le Touareg m’avait fait l’hommage de son livre, Il n’y a pas d’embouteillages dans le désert (Presses de la renaissance) et je lui rendais la pareille avec Mots de passe (Carrick). Ma dédicace disait : « Ce qui embellit le désert, c’est qu’il cache un puits quelque part. » Aussitôt l’homme des sables sourit en disant : « Le Petit Prince ! » et le Burkinabais enchaîne : «… de Saint-Exupéry. » Alors, à ma stupéfaction, le Français demande : « C’est qui ? » (sic).
Salarier quelqu’un, payer un professionnel, c’est aussi reconnaître la valeur du temps et accepter un risque – autrement dit : investir, ce qui reste l’un des fondements de l’acte d’entreprendre. Tout le monde peut-il indéfiniment externaliser le risque et l’investissement ? Il y a des économies qui peuvent finir par coûter cher…
Un article qui montre comment sur le long terme, HADOPI en diminuant le P2P et renforçant le Direct DownLoad (DDL) permet de jeter les bases d'un esclavage du prolétariat par les majors à horizon de 10 ans !
Oui, pourquoi payer (tous) les MP3 ?
Ne rien payer, c'est pas franchement bien. Mais tout payer, c'est pas beaucoup plus malin...
En somme, résume-t-il, "le gouvernement se trouve en fait pris au piège de sa politique sur les contenus culturels, et ne sait pas comment continuer à rémunérer des ayant-droit qui ne font rien pour faire émerger des alternatives". Alain Bazot ne manque pas de rappeler que l'UFC-Que Choisir a depuis longtemps proposé une licence globale, qui aurait permis de marier le financement de l'audiovisuel avec une sorte de taxation des abonnements à Internet.
Les créateurs du site de liens BitTorrent The Pirate Bay vont-ils être ceux qui trouveront la meilleure solution à la rémunération de la création sur Internet ? Avouons que ça serait savoureusement ironique.
Bref, pour moi, il n’y aura aucune pitié pour cette industrie tant qu’elle restera aussi hypocrite avec tout le monde.
« Aujourd’hui C’est beaucoup plus cher d’être pauvre que d’être riche : ce sont les biens les plus fondamentaux qui sont les pus chers (se nourrir, se loger, etc.). Le progrès social c’est de rendre gratuit un certain nombre de choses qui sont gratuites pour les plus riches » conclut l’auteur de « Bruits ».
Le racket est-il le nouveau business model des industriels de la culture ?
Monsieur Sarkozy, merci de ne pas plomber l'industrie française de l'édition en empêchant Google de numériser ces livres. Laissez Google faire de la publicité gratuite aux œuvres françaises. Si vous voulez que la culture française rayonne à l'international, rendez-la accessible. Que Google numérise les livres qu'il veut: Ils ne lui appartiennent pas plus.
e veux dire qu’il y a des tas de métiers qui ont disparu. C’est l’histoire de l’évolution du monde : si le métier d’artiste lyrique tel qu’on le connait aujourd’hui doit disparaitre ou changer, cela ne doit pas pour autant être opposable à la liberté. Là, on parle des droits de l’homme. On ne peut opposer aux droits de l’homme, le confort d’un secteur socioprofessionnel.
Dans cette stratégie, la prise Mitterrand était importante.
Or, cette stratégie bouscule tout un électorat conservateur (et ici, simplement parental, profondément révulsé par la pédophilie).
L'économiste plaide donc pour une forme de licence globale ou de contribution créative. "Le principe d’une contribution raisonnable par utilisateur, à laquelle s’ajouterait une aide du gouvernement au titre de la recherche, est un bon système", écrit ainsi Stiglitz. "Imaginons que chaque possesseur d’ordinateur verse annuellement une contribution à la hauteur de ce qu’il télécharge ou de ce qu’il regarde et écoute par le biais de cet ordinateur. Il garderait une trace de sa consommation, et des organismes spécialisés reverseraient aux artistes le fruit de cette consommation".
Intransigeant, singeant le discours de dangereux utopistes libertariens, il affirme que "les producteurs dont le métier consistait à apporter la musique des artistes aux consommateurs n’ont plus leur raison d’être aujourd’hui". C'est Patrick Zelnick, producteur chargé de dessiner l'avenir de l'offre légale sur Internet en France, qui va être content.