L'économiste plaide donc pour une forme de licence globale ou de contribution créative. "Le principe d’une contribution raisonnable par utilisateur, à laquelle s’ajouterait une aide du gouvernement au titre de la recherche, est un bon système", écrit ainsi Stiglitz. "Imaginons que chaque possesseur d’ordinateur verse annuellement une contribution à la hauteur de ce qu’il télécharge ou de ce qu’il regarde et écoute par le biais de cet ordinateur. Il garderait une trace de sa consommation, et des organismes spécialisés reverseraient aux artistes le fruit de cette consommation".
Intransigeant, singeant le discours de dangereux utopistes libertariens, il affirme que "les producteurs dont le métier consistait à apporter la musique des artistes aux consommateurs n’ont plus leur raison d’être aujourd’hui". C'est Patrick Zelnick, producteur chargé de dessiner l'avenir de l'offre légale sur Internet en France, qui va être content.