Devant un homme diagnostiqué en état de conscience minimale, faire le pari de la présence est un principe de précaution. S’abstenir de discourir de lui devant lui, d’une façon qui pourrait le blesser, c’est le b.a.-ba du respect. Trop de soignants l’oublient. Au retour de certains comas, des patients l’ont révélé, à l’image d’Angèle Lieby (auteur de Une Larme m’a sauvée) qui fut témoin, impuissante, du choix de son cercueil, avant de recouvrer sa capacité de communication.
Je fais juste mon travail de philosophe en disant que je préfère une idée juste et mon problème n'est pas de savoir si cette idée juste est de droite ou de gauche. J'ai l'impression que Manuel Valls pense le contraire, c'est-à-dire qu'il préfère une idée fausse, pourvu qu'elle soit de gauche, à une idée juste si elle de droite." Et le philosophe d'ajouter : "J'ai vérifié dans le dictionnaire, ça s'appelle un crétin. Ce n'est pas insultant, c'est familier."
J'ai appris très tôt la différence entre savoir le nom de quelque chose et savoir quelque chose.
... Le nazisme n'est pas un monstre diabolique venu d'ailleurs, il est le produit méthodique et prévisible de la civilisation occidentale. L'un des événements les plus destructeurs de l'histoire moderne n'est pas seulement le fruit de la folie. Hitler a puisé aussi chez les penseurs américains et européens.
Manifestement, l'ambiance est bonne dans cette école d'études philosophiques.
Le système éducatif sélectionne les plus conformistes, donc les plus dépourvu d'imagination : c'est #dangereux !
l’écart évident entre ce que nous savons être vrai et ce qu’il est convenu de dire
Une interrogation colle à SPIP, de bien mauvaise réputation, et totalement injustifiée : est-il possible de faire un beau site en SPIP ?
Nous traitons les enfants trisomiques avec la même bonté qu’on traitait les Juifs naguère, jugés comme des parasites et des Untermenschen. Nous les traquons, les dépistons, les exterminons. Cela se voit moins, parce que la chambre de mort est le ventre d’une pauvre mère consentante, embrigadée par le culte de la performance. Que voulez-vous ? Son petit n’aurait eu que la joie de vivre, et non l’orgueil de réussir. Il aurait été seulement humain, et non pas grand requin de la finance. Il ne serait pas allé à la Haute Ecole de Commerce ni à Polytechnique, il aurait juste ri, pleuré, joué, bousculé les convenances, sauté dans les bras des inconnus, posé des questions déconcertantes, métaphysiques…
Le droit sépare les personnes et les choses : les choses peuvent s'échanger, elles peuvent être données ou vendues, mais non pas les personnes. On ne peut donc pas louer le corps d'une femme pour en faire un instrument de production d'enfant. Et l'enfant lui-même, qui est une personne dès sa naissance, ne peut être ni donné ni vendu.
La philosophie arrête l'action pour lui redonner un sens ; en ce sens, elle est indispensable précisément dans la mesure où elle ne sert à rien.
José est donc dans son rôle de vigie, au sens premier du terme. Ceux qui le traitent de partisan du retour à la bougie n’ont rien compris au film. Le clonage, comme la question des transhumains, sont devant nous. Les manipulations de la vie ne font que commencer. Ce n’est pas être réactionnaire que de s’interroger sur ces sujets éminemment politiques. A force de refuser ou de nier les débats, ceux-ci vous reviennent comme un boomerang au moment où l’on s’y attend le moins. L’écologie ce n’est pas la gauche libérale américaine plus l’environnementalisme, mais un paradigme en soi, qui n’est soumis ni aux religions, ni au culte du progrès. C’est une vision globale des relations entre l’homme et la nature. Chaque évolution dans ce domaine doit être examinée avec pragmatisme mais aussi avec des principes philosophiques. C’est ce que José nous a rappelé.
Le spécisme, nouveau sommet atteint dans la confusion et l'indifférenciation.
En ces temps de grèves, un petit rappel philosophique sur la substance et l'accident de la grève.
Une philosophe explique pourquoi la GPA est une injustice évidente, en totale contradiction avec les valeurs de la gauche
On observe dans notre société un certain refus de parler de la mort : on parle de décès, de disparition, et le comble de l’hypocrisie se révèle bien dans ce terme d’euthanasie, qui masque la réalité qu’il désigne en s’abritant sous des sonorités grecques, dont on a prouvé je crois qu’elles relevaient d’une mascarade. Dans l’euthanasie, le mourant est privé de sa mort, ce qui est exactement le contraire de la bonne mort chez les grecs, comme chez tous nos ancêtres.
Le jour du bac, j’ai choisi le sujet très inspirant qu’est : « Que devons-nous à l’Etat ? ». J’ai parlé d’une réciprocité entre les devoirs du citoyen et ceux de l’Etat, de la notion de devoir effacée au profit de celle de droit ; j’ai évoqué la conscience de l’Homme au-dessus de la loi, fut-elle « loi de la République » et votée démocratiquement. J’ai parlé de la participation indispensable de chaque citoyen à la vie de la Cité car « un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile » comme le dit Thucydide. M’inspirant des Veilleurs, j’ai conclu sur les trois stades du bien commun que l’Etat doit assurer pour maintenir la cohésion de la Nation. J’ai eu 20.
je crois qu’il faudrait aussi cesser de se positionner dans un espace de concurrence avec les autres « produits » présents sur le « marché » (même si les idées à piker sont souvent motivantes) et revenir à une appréhension simple du spip que nous voulons inventer : un outil de mise en place rapide et simplissime d’un site moderne et sûr dans un internet collaboratif, non marchand, non autoritaire.
spip n’est pas un produit ; spip n’est pas une arme ; spip est un coin enfoncé dans la masse noircie de l’internet que nous construisent les puissants d’aujourd’hui ; une petite brèche, une fine griffure mais par où passe de la lumière.
Qd bien même la majorité des manifestants serait constituée de croyants, n'y aurait-il pas une faute intellectuelle, et peut-être politique, à réduire leur discours à une conviction religieuse pour mieux le neutraliser? A cette approche étriquée de la laïcité, Habermas oppose que l’État libéral a au contraire "intérêt à donner libre cours aux voix religieuses dans la sphère publique politique" et qu'il "ne peut pas décourager les croyants et les communautés religieuses de s'exprimer aussi politiquement en tant que tels, parce qu'il ne peut pas savoir si en procédant de la sorte, il ne coupe pas la société séculière de ressources importantes pour la fondation du sens". Certes, la condition d'une telle prise en compte est que les croyants jouent le jeu de la raison publique séculière et fassent l'effort de "traduire" leur position en des raisons susceptibles d'être entendues par tous leurs concitoyens ; ce à quoi les opposants au projet loi se sont largement astreints ces derniers mois.
Quel philosophe et quelles influences ? L’histoire de la philosophie n’est pas un long fleuve tranquille et les implications des travaux et idées des précurseurs de la philosophie occidentale sont une source d’inspiration sans fin pour les générations de penseurs qui leur ont succédé