Documentaire de Lyz Carr, militante anti-validiste, sur le handicap face à la légalisation du suicide assisté.
Une conférence avec de belles interventions, particulièrement sur le consentement à mourir
"C'est à partir de ce qu'on peut pas faire qu'on découvre ce qu'on peut être". Merci Madame !
Et Merci Clémence et tous les autres !
Contrairement à la proposition française qui a introduit un délit d’entrave qui en ferait la loi la plus répressive au monde, un délit d’incitation au suicide assisté avec interdiction de toute publicité a été instauré ainsi que l’élargissement de la clause de conscience à l’ensemble des professionnels de santé.
Plus généralement, cela conduit à une réflexion : un projet de réforme, qui peut sembler justifié en lui-même, ne l’est pas si les conséquences de sa mise en œuvre sont d’aggraver le sort des plus fragiles.
Suite dossier sur l'ADMD : saviez-vous que cette association éditait illégalement un guide "d'autodélivrance" qui explique comment euthanasier un proche avec des médocs (ou comment se sucder) ?
Le tout, avec une bibliographie pro-eugéniste, bien sûr !
Hop, thread, preuves⬇️
Au point de me demander comment je ferai pour résister au raz de marée qui se prépare. Comment pourrais-je jouer de ma clause de conscience le jour où un patient me demandera de l’aider à mourir parce qu’il y a droit ? Comment pourrais-je l’abandonner auprès d’un confrère alors même que je saurai, en conscience, que je le jette dans la gueule du loup, dans la solitude la plus complète, avec une procédure administrative froide et dénuée d’humanité ? Comment ferais-je pour abandonner mon patient à cette pulsion de mort, cautionnée par notre société validiste et individualiste ? Sans avoir le droit de ne rien lui proposer d’autre…
«Ensemble» emprunte le regard des bénévoles de « La Maison » à Gardanne, près de Marseille, un centre de soin palliatif pas tout à fait comme les autres : des hommes et des femmes qui ont choisi de consacrer chaque semaine un peu de leur temps à ceux pour qui il est compté. Face à la plus grande épreuve de l’humanité, la bienveillance, l’humour, la simplicité, la joie de vivre de Délia, Marie, Pierrick, Michèle et de bien d’autres de ces engagés. Un documentaire plein d’émotion et d’authenticité coécrit par Katherina Marx et Laurence de Charette.
Si Le Dernier Souffle offre au spectateur une plongée dans le monde des soins palliatifs au travers d’histoires à la fois singulières et représentatives de nombre des questions qui se posent en fin de vie, il est regrettable d’y trouver une confusion entre la sédation profonde et continue et l’euthanasie ou suicide assisté, alimentée par des sous-entendus et une atmosphère onirique. Un effet poétique qui n’est pas sans troubler le spectateur, car comme le rappelle justement Claude Grange lors d’une interview, « faire dormir, ce n’est pas faire mourir ». Bien nommer les choses, surtout en fin de vie, apparaît comme essentiel.
Dès lors qu’une personne aura le choix de vivre ou de mourir, elle sera mécaniquement considérée comme l’agent de sa propre survie. Ce qui constituait pour elle un simple donné – vivre sa vie jusqu’à son terme naturel – devient sa décision. Or si c’est sa décision, ou si les autres considèrent que tel est le cas, alors ils pourront l’en tenir pour responsable, et lui demander d’en justifier. Cette demande de justification pourra emprunter toute la palette allant du tacite à l’explicite.
« Comme médecin catholique, il m’a semblé impossible de mettre en avant ma foi pour ne pas écouter les patients en demande d’euthanasie. »
Et voilà comment elle fait taire sa conscience...
Parce que nous sommes de gauche, nous pensons que la question des droits individuels doit toujours être abordée parallèlement à la question des conditions matérielles et sociales de leur exercice. Il n’est pas de question où le collectif soit absent et l’enjeu, dès lors et sur tout sujet, est de socialiser les risques et de protéger les plus fragiles. En l’occurrence : assurer aux personnes en fin de vie un accompagnement complet, à même d’alléger au maximum leurs souffrances et de leur procurer toute la sollicitude humaine nécessaire, et cela quel qu’en soit le « coût » économique. Ce dernier point conduit logiquement à exiger davantage de moyens pour l’hôpital public. Lutter contre l’euthanasie sans lutter pour la conservation et l’amélioration des services publics est un non-sens. Il est hypocrite de prétendre donner une « liberté de choisir de mourir » dans un système de soins, carencé, précarisé, qui n’est pas capable par manque de moyens de proposer l’accompagnement thérapeutique et social dont les personnes en grandes souffrances auraient besoin.
Vous trouverez ici une analyse critique du texte, personnelle et non-exhaustive. Elle est évidemment librement diffusable. Nombreux sont ceux, parlementaires compris, qui doivent encore être éclairés.
Une vidéo qui pose le cadre de la fin de vie et de la législation qui l'entoure de manière très pertinente et équilibrée.
Roubaix, Hôpital Victor Provo, dans l’unité de soins palliatifs, le professeur Heuclin accueille Juliette, une nouvelle élève infirmière. Encore très jeune, son entourage et ses amis pensent qu’elle devrait encore se blinder avant de commencer dans un service aussi difficile. Le médecin emmène l’élève infirmière dans une réunion de transmission pour rencontrer l’équipe. Chaque matin, ils font le point sur les événements de la nuit, ils discutent des malades. C’est un moment important, d’un point de vue médical, mais également au niveau de la cohésion. Tour à tour, le personnel surveillant se présente.
Le projet de loi sur la fin de vie a été présenté en Conseil des ministres le 10 avril et sera débattu à l'Assemblée nationale à partir du 27 mai prochain. Plutôt qu'un débat contradictoire, la rédaction de KTO vous propose deux regards croisés sur l'euthanasie et le suicide assisté, pour approfondir les conséquences et les impacts sur la société et la dignité humaine des plus fragiles. Mais ils donnent aussi à réfléchir à notre rapport personnel à la mort, si intime, marqué parfois par la souffrance. Jean Leonetti, maire d'Antibes et ancien député, est à l'origine des lois sur les droits des malades en fin de vie de 2005 et 2016. Et Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre, spécialiste de théologie politique, est sur la fin de vie porte-parole de la Conférence des évêques de France.
Alors excusez mon cynisme, mais entre les annonces sur les affections de longue durée et le projet de loi “Aide à mourir”, j’ai un peu l’impression qu’on essaie de nous faire passer un message. Que nos morts sont presque souhaitées, puisqu’on coûte si cher à la société.
Erwan Le Morhedec. Je suis présent dans un établissement de soins palliatifs une fois par semaine, or je n’y rencontre pas une majorité de malades favorables à l’euthanasie et au suicide assisté. Je peux comprendre que des Français bien portants soient angoissés par un avenir qui peut être inquiétant, ou qui ont gardé des souvenirs de mauvaises prises en charge mais c’est de l’anticipation, ce n’est pas la réaction des seules personnes qui sont les véritables concernées : les malades.
En France, ce sera bouclé en quinze jours. Il sera ainsi plus rapide, chez nous, de trouver un médecin pour mourir que pour être soigné.
Une conversation remarquable animée par François Bayrou sur le thème de la fin de vie.
Avec un état des lieux de ce qui est dans la loi.
Des témoignages.
Des perspectives.
« Ce qui fait la grandeur de l'homme, c'est la fierté de ses limites », donc, l'acceptation de la mort.