Le succès de ce qui apparaît comme un documentaire trompeur ou mensonger repose surtout sur ce filon : nourrir les spectateurs peu informés avec de nombreux éléments accréditant la thèse de complots sensationnels et faisant croire à l’existence d’un mouvement citoyen cherchant à s’y opposer. Il utilise d’ailleurs cette notion de film citoyen dans plusieurs de ses réalisations. Le tout fonctionne à l’émotion, entraînant une adhésion rapide d’un grand nombre de spectateurs.
Au fond, il fait du Dan Brown avec le Da Vinci Code 1, sauf que ce dernier a écrit une fiction et non un documentaire ! Cela s’appelle la méthode complotiste.
Les chemtrails n’existent pas. Les traînées blanches laissées par le passage des avions ne répandent pas de produits chimiques mais participent, en revanche, à accentuer l’effet de serre du transport aérien.
Marxisme-léninisme et théories gender fonctionnent donc de la même manière : sous prétexte d’analyser un « système de domination », on se désigne en fait un bouc émissaire (le bourgeois, le mâle), un Ennemi tout-puissant et dont l’influence pernicieuse s’exerce partout, même dans les sciences et les arts.
Comme l’a relevé Sebastian Dieguez, aucun complotiste n’a jamais mis au jour un vrai complot…
Une conférence qui aborde les aspects sociologiques, neurologiques et philosophiques de ce qui fait qu'on aime être trompés.
Je connais personnellement le neurologue ;-)