C'est-à-dire que sauf erreur de notre part, l'ensemble des redevances versées cette année à la Sacem par les plateformes de musique en ligne pour les ventes de téléchargements de MP3 en France ne rapporteront que l'équivalent des rémunérations cumulées du président de la Sacem et des neuf autres dirigeants les mieux payés de l'organisation.
Peut-on, et doit-on interdire à un ministre de la Culture de toucher des rémunérations sur ses propres œuvres, pour éviter tout conflit d'intérêts ? Imaginerait-on un agriculteur, ministre de l'agriculture, venir s'exprimer devant la commission Agriculture de l'Assemblée Nationale, pour plaider une modification des allocations de la PAC ? Ou un agent immobilier, ministre du logement, plaider pour une réforme de la trêve hivernale ?
Ça grogne du côté des auteurs au ministère de la Culture. Selon nos informations, une étude réalisée par le cabinet Mazars à la demande de la direction générale des médias et des industries culturelles (DGMIC) a été trappée au dernier moment sur décision de la rue de Valois. Elle devait être communiquée à l'occasion de l'ouverture du Forum d'Avignon, et s'intéressait à la rémunération des ayants droit à l'ère du numérique. Mais ses conclusions auraient déplu, en particulier du côté des producteurs.
L'étude, dont les conclusions s'ébruitent dans les couloirs de la filière culturelle, aurait en effet démontré que le numérique était une grande chance pour les auteurs, et plaidé pour la gestion collective obligatoire que refusent les producteurs de musique et de cinéma.
Et si on se crée des fichiers vides nommés « Auteur – Titre du morceau.mp3″, ça va marcher aussi ?
Il faut revenir aux fondamentaux, ouvrir un grand débat public sur la légitimité des droits des auteurs, et rééquilibrer les deux plateaux de la balance. Une mission toute trouvée pour le "parti des droits et des devoirs". A moins que les droits ne soient que d'un côté, et les devoirs de l'autre ?
Quel est ce lobby qui prétend dans un même souffle que les films qu'il réalise sont des biens "de première nécessité" (c'est-à-dire nécessaires à la survie !), mais que le fait de les partager avec son prochain doit relever dans le code pénal de peines plus lourdes que l'abandon de famille, le harcèlement moral ou la profanation d'un cimetière ?
Cette répression numérique, un ensemble de technologies permettant la surveillance, la censure et – en fin de compte – le contrôle des internautes à l’échelle d’un pays tout entier, est depuis quelques années un rêve accessible pour tout dictateur disposant de quelques dizaines de million de dollars.
Avec Hadopi et tout ça, il peut être un tantinet dangereux (mouais…) de télécharger vos séries US. Pour ma part, même si bien sûr je ne le fais pas, je vous recommande le site dpstream.net qui propose en streaming un max de séries.
Les DRM aident-ils vraiment les ayants droit à lutter contre le piratage ? À en croire une étude américaine, pas du tout. Les mesures techniques de protection auraient même l'effet inverse de celui escompté. Pour lutter contre le téléchargement illicite, les chercheurs suggèrent à l'industrie culturelle d'abandonner les DRM. Cela aurait un impact positif sur l'offre légale.
Selon le Parti Pirate et le collectif Libre Accès, Martine Aubry serait la candidate socialiste la plus en phase avec le programme numérique du PS dans les propositions qu'elle formule à l'occasion du premier tour des Primaires.
Et HADOPI se reprends les pieds dans le tapis et nous fait un joli défaut de sécurisation de la page 143 du PDF de son dernier rapport.
On a piraté le droit de propriété intellectuelle. C’est en gros ce qu’affirment 180 professeurs de droits et juristes du monde entier qui se sont rassemblés le mois dernier à la Faculté de Droit de l’Université de Washington et ont conclu leurs travaux par une déclaration commune. Que dit cette déclaration ? Tout simplement que les extrémistes du copyright ont étendu au cours des 25 dernières années l’application du droit de propriété intellectuelle à un point qui menace les fondements même de nos sociétés : la liberté d’expression, le droit d’information, la culture, l’éducation et même la santé publique. Autrement dit, c’est le bien public qui est pris en otage par des intérêts privés au nom d’un droit devenu absolu et opposable à tout.
La politique et le numérique vivent des heures compliquées. Les ayant droit en veulent à la gauche socialiste de promouvoir des solutions indigentes. Ils n’ont pas totalement tort...
Une autre vision du rôle que pourrait avoir l'HADOPI
Kassandre Prod a réalisé un documentaire sur l'allongement de la durée de protection des droits voisins, c'est-à-dire ceux des producteurs et des artistes-interprètes. Au travers un reportage de 14 minutes, Kassandre Prod fait succéder différents intervenants réagissant à ce vote qui pénalise pour 20 années supplémentaires le domaine public.
Un dessin animé pour vendre Hadopi aux enfants : de la propagande des majors !
Plutôt que de télécharger un mp3, allez profaner un cimetière : c’est moins risqué « Internet et moi
Plutôt que de télécharger un mp3, allez profaner un cimetière : c’est moins risqué
Un site qui permet à des artistes émergents de vendre leur musique "en direct" à leurs fans
Quand les ayants-droit s'approprient notre culture, notre histoire: Il n'est pas possible de voir le discours historique de Martin Luther King, car ses ayants-droit affirment leurs droits dessus et on demandé la suppression de YouTube. Plus aucune vidéo de ce discours historique n'est visible sur internet. Les droits expireront en 2038.
La loi HADOPI est un leurre. Nul ne changera cette réalité. Il faut faire avec, ou ne rien faire. Le disque n’a aucun avenir. Et le téléchargement payant (I Tunes, Fnac.com, Virgin.fr) sans doute aucun non plus.
Pour une fois qu'il y a dans le contrat qui lie les artistes aux maisons de disques, une clause en faveur des artistes... Les maisons de disques vont tout faire pour ne pas l'appliquer : honteux !