Nous sommes entrés, semble-t-il, dans une sorte de totalitarisme qui exècre la liberté de parole et punit les gens s’ils révèlent leurs véritables personnalités. C’est pourquoi, sur les réseaux sociaux, les gens se surveillent et se comportent comme des acteurs.
Un biais cognitif est une forme de pensée qui met en oeuvre de manière systématique des distorsions dans le traitement de l'information. Ces biais, qui sont en général inconscients, peuvent conduire à des erreurs de perception, de raisonnement, d'évaluation, d'interprétation logique, de jugement, d'attention, etc., ainsi qu'à des comportements ou à des décisions inadaptées. L'étude de ces biais montre à quel point notre expérience du monde, nos pensées et nos comportements sont nettement moins libres qu'on ne l'imagine. C'est cette prévisibilité qui fait que les biais cognitifs constituent l'un des leviers de la manipulation mentale.
Vous trouverez ci-dessous un répertoire des biais cognitifs les plus courants, classés en quelques grandes catégories. Il n'est pas nécessaire, je pense, d'essayer de retenir les noms que leur ont donnés les spécialistes. Cependant, il me paraît important d'en connaître leurs descriptions pour pouvoir les repérer lorsqu'on y est confronté dans la vie de tous les jours.
« Les biais cognitifs, on peut les étudier, les comprendre, les analyser, mais personne n’est immunisé contre », confie d’ailleurs Stanislas Leloup, spécialiste du marketing en ligne, dans l’un de ses podcasts. Cependant, vous pouvez entraîner votre esprit à repérer ces techniques d’influence et à vous méfier des personnes ou entreprises qui essaient de forcer votre décision d’achat.
La sensibilisation au sort des espèces semble tenir à peu de choses : leur image. A défaut d’avoir un bon impresario pour travailler son image auprès du public, la chauve-souris et son destin dans la biodiversité ne pourront compter que sur deux choses : notre sens de la « choupitude » mais surtout, notre esprit critique.
Une notion intéressante : le troll de Schrödinger.
1) il poste un sujet à troll
2) s'il reçoit des réactions d'opposition, il affirme que c'était de l'humour
3) s'il reçoit de l'approbation, il affirme qu'il est ravi parce qu'il y croit avec force
Et si la vérité était plus nuancée ?
Je crains que cette définition soit du même ordre que l'accusation de point de Godwin : mise à mort sans chercher à discuter et à comprendre les nuances d'une pensée qui ne peut se réduire aux quelques mots déjà échangés.
Les enfants qu’on laisse pleurer seuls peuvent pleurer indéfiniment… jusqu’à ce que l’amygdale (siège des émotions dans le cerveau) lâche prise. La nature a mis en place un système qui évite au corps de “disjoncter” en cas de stress intense (stress -> cortisol -> accélération du coeur -> impossibilité de fuite + pas de réconfort = risque cardiaque -> amygdale disjoncte pour éviter l’arrêt du coeur -> sécrétion d’endorphines et sérotonine -> atténuation du système d’alarme).
Mais la technique est un moyen et jamais une fin en soi. Quand les métiers se technicisent, les salariés perdent de vue la finalité et cela est une source de souffrance. On ne parle d'ailleurs plus beaucoup de métiers, mais on demande 'quel est ton poste?, quelle est ta fonction?' On voit bien que ça se technicise même au niveau du vocabulaire.
Les connaissances doivent être partagées, vous ne pouvez pas faire de la science dans votre coin simplement par peur que certains les utilisent mal. Notre job, c’est faire de la science, et de la partager. Celui des décideurs politiques, c’est de s’assurer de la façon dont les entreprises l’utilisent, et s’il y a des conséquences négatives, sur la santé mentale des adolescents par exemple, d'agir en conséquence.
Le «progressisme» on le sait fonctionne par oppositions binaires et manichéennes entre le Bien et le Mal. Ce paradigme permet une simplification du débat public mais aussi une stigmatisation prompte de ceux dont on disqualifiera ainsi les points de vue déviants. Cette partition sommaire entre les «déplorables» (comme les avait nommés sans vergogne Hillary Clinton) et les fréquentables se reflète aussi dans le schématisme caricatural de ces égéries, lesquelles finissent par conséquent par ressembler plutôt à des produits marketing. Les marchés de niche des Social Justice Warriors ont tendance à créer des combattants qui s’apparentent in fine plutôt à des têtes de gondoles. Gageons donc qu’elles seront pareillement remplaçables, au gré des évolutions du marché de la revendication, ou en fonction de l’air du temps.
À titre d’exemple, cette loi prévoit qu’il sera également prohibé de laisser pleurer un bébé seul. Pourtant, si personne ne souhaite abandonner son enfant à un insondable et interminable chagrin, chacun sait que l’angoisse de la séparation peut engendrer une tristesse colérique très profonde et pourtant nécessaire: c’est ainsi que l’enfant apprend que malgré les pleurs, et après le temps nécessaire, le parent revient, n’a pas disparu définitivement. L’apprentissage de cette présence/absence est indispensable pour la construction de la psychologie de l’enfant, et céder en permanence au besoin de présence, au principe de plaisir, ne peut que nuire, à terme, à l’être en construction, quand bien même ces moments de rupture, de séparation doivent être ritualisés. Laisser pleurer seul un enfant (tout en veillant non loin) est depuis des millénaires le plus sûr moyen pour que cessent les pleurs de manière définitive et que l’enfant grandisse. Mais, dans le fond, la sortie de l’infantilisme est-elle vraiment l’objectif de cette société basée sur les «droits à» et sur l’éternelle complainte victimaire qui en est l’indispensable complément?
À la fin du XIXè siècle, l’économiste américain Thorstein Veblen (1857 – 1929) fut le premier à étudier le snobisme en tant que phénomène social. Il se rendit compte que, pour accroître les ventes d’un produit, baisser son prix n’était pas toujours une bonne idée. Au contraire, le rendre plus cher pouvait, dans certaines circonstance, le rendre plus désirable !
C'est en citoyen que je parle. Je suis inquiet de la dérive de nos sociétés vers les formes les plus archaïques de règlement des tensions. Je n'ai aucune envie de polémiquer ; ni de juger ou de défendre tel dossier. Seulement de dire que nous sommes pris chaque jour un peu plus dans des mécanismes de lynchage que commande l'émotion collective. Et qu'on s'en satisfait désormais avec une complaisance terrifiante ; par crainte d'attirer sur soi les déchaînements refoulés.
Alors pardon de troubler le repos des grandes âmes, mais je ne suis pas solidaire de la condamnation publique de Philippe Barbarin.
« les liens d’amitié sur Facebook ne sont pas - d'un point de vue catégorique - l’équivalent fonctionnel de l’amitié traditionnelle », concluant que « l’établissement d’une amitié Facebook ne signale pas objectivement l’existence de l’affection et de l’estime impliqués dans une amitié traditionnelle ».
Paradoxalement, au nom de la lutte contre les inégalités, contre les discriminations, un climat d’intolérance autrefois inimaginable s’est répandu sur les campus. Par de multiples procédures, comme les « trigger warning » (avertissement) ou la constitution de « safe spaces » (espaces sûrs), certains étudiants exigent de ne pas être exposés à des idées qu’ils risqueraient de ne pas approuver. Ils les jugent « offensantes ».
Souvent sensibles dès lors qu'elles touchent à notre intimité, elles n'en sont pas moins des questions politiques exigeant de nous, non pas les seuls bons sentiments, mais «un cœur intelligent»: tout ce qui est scientifiquement possible est-il pour autant humainement souhaitable? Tous les désirs individuels doivent-ils être satisfaits par la technique? La marche du progrès signifie-t-elle la négation des limites? En résumé, de quelle société voulons-nous?
Des chercheurs du Royal Melbourne Institute of Technology (RMIT) en Australie ont créé cette nouvelle police de caractères nommée Sans Forgetica pour forcer notre cerveau à travailler un peu plus et ainsi améliorer le processus de mémorisation d'une information. Cette police sans empattement cumule deux particularités : elle comporte des trous dans les lettres et une inclinaison vers la gauche inhabituelle. Selon ses inventeurs, cela crée juste ce qu'il faut de difficulté pour pousser notre cerveau à utiliser un « traitement cognitif plus profond ».
"Le problème avec le monde, c'est que les gens intelligents sont pleins de doutes tandis que les plus stupides sont pleins de confiance" (Charles Bukowski)
« Plus il y a d’option disponible pour l’utilisateur, plus il prendra de temps pour prendre une décision. »
loi de Hick
Ce refus est notamment dû à l’effet Dunning-Kruger. Une théorie formulée en 1999 par deux scientifiques qui lui ont donné leur nom. Selon eux, les individus un peu renseignés sur un sujet ont tendance à croire qu’ils sont plus informés que les experts eux-mêmes. ≪Le cadre de l’ignorance des gens leur est souvent invisible», explique David Dunning.
Finalement, il se pourrait bien que la masturbation rende sourd : socialement parlant.
De plus, elle rend moins masculin (récepteurs de testostérone inhibés)