Je déclare que je suis l’un d’entre-eux.
Je déclare avoir consommé, remixé ou diffusé des œuvres culturelles.
Alors, pour eux je suis un pirate.
Le cinéaste Luc Besson, le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefèbvre, la députée UMP Françoise de Panafieu, la Ministre Christine Albanel et son cabinet, et même le président Nicolas Sarkozy ont fait un travail pédagogique complètement contre-productif, ce qui a décrédibilisé la loi.
Et comme dit Jacques Attali: « Cette loi sera sans doute votée, parce qu’elle est le pitoyable résultat d’une connivence passagère entre des hommes politiques, de gauche comme de droite, toujours soucieux de s’attirer les bonnes grâces d’artistes vieillissants et des chefs d’entreprises bien contents de protéger leurs profits sans rien changer à leurs habitudes. Cela échouera, naturellement. Pour le plus grand ridicule de tous. »
Le projet de loi est débattu ce mardi à l'Assemblée, mais aussi sur Le Post avec des blogeurs, politiques et acteurs du web.
Mais, plutôt que d’investir dans la relation avec les consommateurs, les marques ont investi dans la protection, une protection toujours plus difficile à assurer avec le numérique. Plus les marques criminalisent les contrefacteurs, plus les contrefacteurs se connectent au crime organisé. Ne faudrait-il pas revoir cette stratégie ? Comment offrir quelque chose à ceux qui ne peuvent pas acquérir vos produits ?
Il est rare cependant que le Parlement vote une loi qui soit à la fois inutile, dangereuse pour les libertés publiques, inapplicable et inefficace.
Il arrive qu’un projet de loi se heurte aux réticences de la CNIL, du Contrôleur europeen des données, ou de l’ARCEP, aux observations de la Commission européenne, ou encore à une mise en garde du Parlement Européen (l’amendement Bono- Fjellner-Cohn-Bendit-Roithova, adopté à 88% des voix).
Il est en revanche absolument unique qu’un projet de loi soit adopté contre l’avis de ces cinq institutions réunies.
Crainte pour la sécurité des données
Le ministère de la Culture sait ainsi déjà que son système sera très éprouvé d’un point de vue sécurité (attaque DDoS ; etc.) et que des risques de fuites de données personnelles sont à craindre. Des remarques très logiques quand on vise un mécanisme calibré pour envoyer jusqu’à 10 000 mails par jour aux abonnés français…
Loi antipiratage : l'usine à gaz en image
Un collectif de citoyens, la Quadrature du Net, encourage les internautes à abreuver les députés de mails hostiles à cette loi. « Ce sont cinq gus dans un garage qui font des mails à la chaîne », relativise le cabinet de Mme Albanel.
Il en résulte dès lors une incompatibilité entre la licence libre et l’accord SACEM, ce que confirment d’ailleurs les FAQ de Créative Commons France qui prévoient : « l’auteur qui a déjà cédé une partie de ses droits par contrat, ou mandaté une société de gestion collective pour la gestion de ses droits, ne peut actuellement pas offrir ses œuvres sous contrat Créative Commons ».
Puisque le téléchargement illégal n'est pas un mal (selon les 3 grandes théories économiques), HADOPI va inutilement entraver l'innovation dans le seul but de permettre à l'industrie du divertissement de conserver une rente de situation. Et ce, même si elle aurait tout à gagner à se réformer.
le musicien et pionnier du disco confesse que le projet de loi Création et Internet "ne veut rien dire", et qu'il est inutile.
"Une fois que la loi sera passée, on n'arrivera pas à l'appliquer", devine Marc Cerrone, qui pense que les maisons de disques devraient "arrêter de lutter en sens contraire de ce qui se passe".
"La musique est condamnée à être gratuite et il faut trouver des solutions pour créer des revenus autrement", confesse l'artiste à l'AFP.
ur un an, cela aboutirait à priver d'accès à Internet plus de 180 000 internautes, soit 1 % des 17 millions d'abonnés aujourd'hui connectés au réseau dans le pays.
Un dessin valant un grand discours.
À imprimer et afficher partout.
Mais les dits crackers auront pris le soin de faire en sorte que cette version modifiée installe également pas mal de malware/spyware/virus ou autre. C’est donc là un bon moyen d’infecter une majorité des PC... Une aubaine pour les pirates donc...
Pour lui, il faudrait de plus distinguer entre trois types d'œuvres:
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les œuvres fonctionnelles (logiciels, recettes de cuisine, œuvres éducatives, polices de caractères...), qui devraient être libres immédiatement;
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les œuvres d'opinion ou de témoignages, pour lesquelles il devrait y avoir un droit de copie et de modification restreint, comme actuellement, mais pas de droit de distribution commerciale de copie exacte (avant les dix ans après lesquels toute œuvre deviendrait libre)
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les œuvres d'art et de divertissement, dont des versions modifiées ne seraient autorisées que dix ans après publication, mais des copies exactes autorisées en diffusion non commerciale.
Pire, imaginez que ces logiciels, parce qu'ils souffriraient de failles de sécurité, voient leur usage détourné à l 'insu de leurs utilisateurs obligés, et qu'ils accèdent indûment aux contenus de la famille, ou qu'un bug perturbe subitement l'accès à Internet de millions de familles ? Eu égard à ce que je connais aujourd'hui de l'industrie du logiciel, un tel risque n'est pas à exclure, et je ne veux pas le faire courir à ma famille.
Dans ce nouveau monde, la gratuité n’est pas le vol. Si elle n’est pas encore la règle, elle n’est plus l’exception. Le paiement sera-t-il bientôt une relique du passé ? L'accès contre paiement est-il un modèle dépassé ? Même si de nouvelles pratiques n'éradiquent jamais totalement les plus anciennes, ces questions méritent d'être posées et le constat d'une large gratuité de l'accès aux musiques et films peut être dressé.
Que dire de plus ? Ce dessin illustre magnifiquement la mentalité des industries de la culture qui perdurent dans leur système rétrograde et figé.