Ce qui est particulièrement révoltant dans cette histoire, outre le caractère totalement disproportionné de la procédure compte tenu de l’âge du présumé futur terroriste, c’est le véritable piège tendu par l’école aux enfants qu’elle est pourtant censée éduquer et protéger. Cet enfant ne demandait rien à personne. Il ne s’est pas exprimé dans la rue, ou même sur Internet. Il a simplement répondu à une question de son professeur.
L’autorité judiciaire, les juges, dont l’une des fonctions, et pas la moindre, est d’arrêter le bras de l’État et qui devraient s’assurer que ces consignes soient exécutées avec la mesure qu’impose la gravité réelle des faits, faillissent à leur mission en accompagnant cet excès dans la répression qui frappe à côté des véritables coupables. Nous envoyons en prison des mois, voire des années, des gens pour des mots qu’ils ont prononcés. Des mots stupides. Des mots bêtes. Des mots méchants. Mais des mots. Des mots qui ne méritaient guère plus qu’un haussement d’épaules méprisant.
Une infographie qui décrit exactement ce que les terroristes ne font pas.
Dans la France de 2015, il faut respecter le protocole pour avoir le droit de penser. La chasse aux sorcières est ouverte.
La chasse aux sorcières a commencé !
Par ailleurs, la perception que ces familles ont souvent de l'école publique est la négation de la dimension religieuse et l'absence de contenu éducatif au sens «moral» du terme, en dépit de «valeurs républicaines» constamment rappelées, mais considérées comme purement formelles et inopérantes.
Ce n’est pas parce que ça se passe sur Internet que c’est différent de la rue ou de la place du marché. Vous accepteriez, vous, qu’un ministre arrive dans votre village et désigne des gens à emprisonner simplement parce que le gars le décide, sans autre forme d’enquête, de procès et de jugement ? Alors pourquoi votre réponse est-elle différente quand ça se passe pour une publication en ligne ?
On peut feindre l’angélisme mais la simple revendication de la liberté d’expression ne nous protégera aucunement contre une volonté radicale servie par une vitalité démographique, le tout sur fond de violence.
Limoges deputy director of regional judicial police committed suicide hours after being tasked with investigating the family of one of the Charlie Hebdo victims
«rappelle toi, lui dit Merah, que tu m'as envoyé en Irak, au Pakistan, en Syrie pour aider les musulmans, et après je découvre que tu es à la solde des services français, que t'es un criminel et que tu es un officier des services, sale traître.»
Faites-vous confiance à Christiane Taubira pour apporter la bonne réponse pénale au terrorisme ? 66000 votant, 6% oui, 94M non.
Nicolas Sarkozy réagissait notamment au déploiement d’une banderole lors du match Bastia-PSG : « Le Qatar finance le PSG…et le terrorisme ». Une accusation déplacée selon Nicolas Sarkozy : « Le Qatar est un pays ami de la France. Pas depuis moi, c'est François Mitterrand ». « Vous croyez, a-t-il poursuivi, que François Mitterrand, Jacques Chirac, moi-même hier, François Hollande aujourd'hui, on aurait cette politique d'amitié avec le Qatar si nous pensions que le Qatar, c'était uniquement le financeur du terrorisme ? ». ==> Voilà un « uniquement » lourd de sens !
Sans même attendre la fin d'une quelconque enquête sur l'ignoble attentat ayant visé Charlie Hebdo le 7 janvier, le gouvernement persévère dans son obstination à accroître l'arsenal antiterroriste, en notifiant à Bruxelles du décret d'application permettant le blocage de sites « terroristes » ou pédopornographiques et en annonçant de nouvelles mesures antiterroristes. La Quadrature du Net appelle les citoyens à refuser cette surenchère absurde et à défendre coûte que coûte la liberté d'expression et d'information. ==> Et je rajouterais : consacrer plus de budget à l'éducation, et moins à la surveillance
The biggest threat to French free speech isn’t terrorism. It’s the government. - The Washington Post
La plus grande menace à la liberté d'expression en France ne vient pas des terroristes. Elle vient de son gouvernement.
Dès lors, aujourd’hui, on peut affirmer que la modulation envisagée est discriminatoire dans son principe même, en ce qu'elle enfreint le principe « à travail égal, salaire égal ». Dans la même logique, c'est comme si un employeur divisait par deux votre salaire au motif que vous avez suffisamment de revenus par ailleurs !
Bref. Ces déclarations sont bien trop tardives et opportunistes, à deux jours d’une manifestation, pour être dignes de foi. Et lorsque les actes (circulaire et acquiescement à la décision de la CEDH) contredisent les propos, eux-mêmes fluctuants,il serait fou de se contenter de ces derniers.
Le contrôle d’Internet est une constante préoccupation des gouvernements qui se succèdent depuis 10 ans car cet espace de liberté et aussi souvent un espace de contestation. Mais jamais on n’était allé aussi loin dans les mesures liberticides. Le « loup solitaire » tombe à pic. La menace réelle ou imaginaire qu’il représente est bien utile pour justifier un flicage du Web sans précédent et renforcer le pouvoir exécutif en installant une justice administrative expéditive. Utile aussi comme outil de communication pour faire diversion et resserrer les rangs dans un moment de crise économique, sociale et politique sans précédent.
8 000 euros annuels, c’est presque 700 euros par mois. Ce que je versais à mon employée, je le verse désormais en impôt. Elle n’y est pour rien. Moi non plus. Pour garder l’emploi, il aurait fallu que je double la dépense.