Un affiche à diffuser.
Pas fan de tout ce discours sur la quintessence du libre, il faut tout de même savoir qu'installer un logiciel espion est incompatible avec les licences des logiciels libres.
"Avec Hadopi, le gouvernement attise la convoitise des pirates et livre ces connexions mal sécurisées à tous leurs assauts", explique l'expert, qui tient à garder l'anonymat, mais pas son ressentiment contre la nouvelle loi.
En d’autres termes, la moindre vulnérabilité, le moindre accès frauduleux non détecté peut avoir pour conséquence de couper du monde de l’entreprise tout télétravailleur qui ne possède pas au minimum une certification CISSP et un LAN dont la moindre prise serait passée au crible des Common Criteria. Or, le télétravail, le « remote desktop », l’outsourcing sont les mamelles de la relance espérée que chantent aujourd’hui les professionnels des services informatiques.
Je suis consterné de voir qu'on est considéré comme coupable tant qu'on a pas prouvé son innocence si quelqu'un a usurpé votre adresse IP. Je suis en colère à la perspective de devoir mettre un mouchard logiciel sur mon ordinateur pour prouver mon innocence.
Ça fait un bout de temps aussi que j'ai la conviction qu'on peut en sortir, du moins un peu. L'art, l'invention, le dépassement le permettent. Et j'ai aussi la conviction que cela s'atteint le plus souvent, non pas à travers les grands gestes, mais au contraire dans les choses minuscules.
"Dans toute société il y a une échelle de valeur, et si dans un projet de loi qui se veut pédagogique on casse toute échelle de valeur - et dieu sait si je suis attaché au droit d'auteur, si comme leçon pédagogique on leur dit que téléchargement illégal c'est la même chose qu'un acte terroriste, vraiment je pense que tout l'objectif pédagogique de votre projet de loi s'effondre"
« A l'échelle du pays, ce sont plusieurs millions d'euros...» qui n'iront pas aux artistes... :(
Dans le cas de Jean-Philippe Smet (aka Johnny), ses deux maisons de disques successives Universal Music France et Warner Music France, titulaires des droits sur les enregistrements des chansons, ont leur domicile fiscal en France. L'amendement ne s'appliquera donc pas, par ricochet, à Johnny.
Mais ça ne coûtait rien de l'écrire dans la loi, à part les quelques arbres qu'il faudra abattre pour imprimer encore une disposition inutile de plus sur les prochaines éditions du Code de la propriété intellectuelle.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, à l’Assemblée nationale, cela a été la fête de Johnny Hallyday. Le chanteur, domicilié en Suisse et qui n’a pas pris la parole à propos de la loi Création et Internet, a été cité à plusieurs reprises comme «fraudeur» et symbole de «l’évasion fiscale». Ce qui a entraîné le vote d’un amendement — le numéro 211, dit amendement «Johnny» — stipulant qu’aucune sanction ne pourra être prise à l'encontre d'internautes qui auront téléchargé illégalement des oeuvres dont tous les ayants droit résident dans un paradis fiscal.
« Aucune sanction ne peut être prise sur le fondement du présent article pour des faits concernant une œuvre ou un objet protégé dont tous les ayants droits résident dans un État étranger ou un territoire situé hors de France à régime fiscal privilégié, mentionné par l’article 238 A du code général des impôts. »
Amendement adopté en faisant explicitement allusion à Johnny exilé en Suisse...
Il vaudrait mieux demander à ceux qui l'ont financé et en détiennent les droits de diffusion, Action-Innocence, une ONG ... Suisse. Car en France, on prefère financer la protection des majors.
C'est d'ailleurs amusant que le financement d'un développeur pour réaliser ce type d'outil a coûté beaucoup moins cher que la campagne de communication du projet Hadopi. CQFD
"Les mesures répressives de la loi Hadopi mènent à ce qu'on peut appeler "une exclusion démocratique", alors que le but est la rémunération des artistes", résume Mme Mullenex.
Si vous ne prenez pas vos affaires en main, les majors finiront par mettre en place la licence globale pour leur seul bénéfice et vous ne toucherez que des miettes, prévient Jacques Attali dans une interview donnée à iPol.
De quoi faire méditer les artistes qui soutiendrons lundi prochain à 11h au Théatre de l’Odéon Christine Albanel dans son ultime effort pour défendre une loi qui commence a avoir pas mal de plomb dans l’aile…
A trop vouloir en faire, nous risquerions de nous fourvoyer. Contentons-nous donc pour l'instant de voir, le plus simplement possible, pourquoi si cette loi est votée en l'état et sans mesures connexes, elle ne saura ni endiguer le téléchargement illégal, ni faire repartir l'industrie culturelle.
Un esprit éclairé (il y en a quelques uns à l’assemblé de toute évidence, mais pas suffisamment pour constituer une majorité) notera que le meilleur moyen pour lutter contre cette forme de financement du terrorisme consisterait à leur couper l’herbe sous le pied en autorisant le P2P, mais - curieusement - Le Monde fait une impasse complète sur ce point.
"garantir l'accès de tous les citoyens à Internet équivaut à garantir l'accès de tous les citoyens à l'éducation". Par conséquent, "un tel accès ne devrait pas être refusé comme une sanction par des gouvernements ou des sociétés privées"
La proposition d'étendre la durée de protection des droits des artistes-interprètes et des producteurs de musique à 95 ans après l'enregistrement de l'oeuvre fait beaucoup moins de bruit que la riposte graduée, alors qu'elle devrait soulever encore plus d'indignation. Contrairement à la lutte contre le piratage, qui restera sans effet, l'extension de la durée de protection - actuellement fixée à 50 ans - a un effet immédiat et très difficilement réversible, l'appauvrissement du domaine public.
Et voilà une autre parade à HADOPI... Et 5€ de moins par mois à investir dans la culture...
Une pratique installée en effet depuis dix ans, et surtout, un coeur de cible pour l’insdustrie de la musique - les jeunes - qui n’ont jamais connu autre chose, le moins que l’on puisse dire, c’est que le débat arrive trop tard, au point probablement que tout retour en arrière est vouée à un echec cuisant. Quand au fait que la loi n’apporte aucune réponse en terme de modèle économique, c’est tout de même faire l’aveu qu’elle n’a en aucun cas pour but de rémunerer les artistes…