Une histoire de la propriété intellectuelle dans le cyberespace.
Prospective : du devoir de bidouillabilité
C'est donc sur ces propositions que je vous propose de nous quitter :
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Lorsque vous évoquez l'une de ces trois libertés : logicielle (libre), du réseau (neutre) et du matériel (détournable), évoquez si possible les deux autres. Elles sont si intimement liées que le destin de l'une influence beaucoup celui de l'autre, et que finalement chacune ne peut probablement pas exister sans les deux autres.
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N'achetez pas de matériel dont la bidouillabilité matérielle (la hackabilité) est nulle. J'ai un iPhone et je ne le conseillerais pas si ce dernier n'est plus jailbreakable.
Comme ça les téléspectateurs auront comme premier réflexe d'aller chercher leurs séries préférées directement sur internet en piraté au lieu de les enregistrer chez eux. Au bout d'un moment, je pense même qu'ils se demanderont pourquoi ils continuent à payer leur connexion au câble puisqu'ils peuvent avoir leur série gratos sur internet et - là au moins ! - la regarder quand ils le veulent.
Pire, les vrais acheteurs seront aussi contraint de se mettre à cracker leur jeu pour y jouer dans de bonnes conditions. Ça s’appelle « convertir » les gens au côté underground de l’industrie logicielle…
Grandiose : voilà pourquoi un divx est plus agréable qu'un DVD !
A vous dégoûter d'être honnête ? Le prix n'est peut être pas la seule raison qui pousse les internautes à récupérer des films sur Internet.
Cette carte serait donc sponsorisée par l'Etat et les éditeurs de musique en ligne. BREF, j'aurais, moi le citoyen, à payer pour les téléchargements légaux d'autrui, et cela au seul bénéfice des éditeurs de musique.
mais en prime le fabricant peut "dézinguer" à distance votre matériel: Vous perdez la liberté d'utilisation et la propriété du matériel.
Epilogue de l'affaire des livres électroniques effacés à distance par Amazon. Le tribunal de Seattle a condamné ces-jours ci la société à verser une indemnité de 150 000 dollars aux plaignants, dont un lycéen qui réalisait un travail scolaire sur 1984 de George Orwell. Amazon doit également s'engager à ne plus modifier ou effacer à distance les livres électroniques vendus, sauf cas très particuliers.
« Ce brevet permettra au moins à l'industrie musicale de comprendre l'utilité des systèmes de téléchargements décentralisés jusqu'à présent considérés comme de simples outils de piratage. »
Mais pourquoi vouloir mettre des DRM ?
es titulaires et exploitants des droits d’auteurs ne reconnaissent plus de limite à la défense de leurs intérêts. Ils réclament — et obtiennent — des prérogatives de puissance publique. Ils soutiennent que les négligents doivent souffrir la répression pénale. Et les voilà prêts à commettre des infractions au détriment d’utilisateurs de bonne foi.
L’histoire du jour, pour anecdotique qu’elle soit, trahit tout de même une ambition tyrannique. Mais on n’a jamais vu que les meilleures causes soient servies par la tyrannie, qui ne sert qu’elle-même.
Malheureusement pour les ayants-droits, avec cette histoire surréaliste non seulement les internautes ne risquent pas de se porter massivement vers les offres légales, mais en plus cela va très certainement les inciter à y réfléchir à deux fois avant d'abandonner le bon vieux papier. En effet, si les internautes ne peuvent avoir la certitude de posséder un bien acheté, ils ne vont certainement pas de se rendre sur les plate-formes légales, quand bien même ces dernières afficheraient un catalogue exceptionnellement riche.
Pour pouvoir profiter de son cadeau, Gordon Brown aurait dû utiliser un lecteur dézoné, et donc enfreindre la directive européenne EUCD qui protège les DRM. Il a préféré ranger le coffret dans un tiroir.
Imaginez...
Vous avez une bibliothèque remplie de livres que vous avez achetés.
Le seul endroit où vous pouvez lire ces livres, c'est chez vous, sur votre canapé. Si vous voulez lire un de vos livres dans les toilettes, c'est impossible. Vous ne pouvez pas non plus emporter un livre en voyage pour le lire.
Et le jour où un éditeur met la clé sous la porte, tous les livres que vous aviez de cet éditeur disparaissent de votre bibliothèque.
Vous trouveriez ça inacceptable, n'est-ce pas ?
Ce sont les DRM.
Cas concrets: Musique achetée sur MSN Music Store, Yahoo et d'autres...
« Si si, je vous jure, j'ai acheté ces jeux. Et j'ai adoré.
Mais je n'ai pas acheté Half-Life 2 par crainte qu'il décide de ne plus marcher un jour à cause de sa protection. »
Et je n'achète plus le moindre jeu. Je n'ai pas envie de dépenser 40€ pour un truc qui a de fortes chances de ne pas fonctionner du tout, ou qui va me carroter le système sans me demander mon avis.
Bien qu'il constate l'échec des DRM dans la distribution musicale, le document estime qu'ils restent nécessaires pour le cinéma. "les DRM sont les seules à même de faire respecter la chronologie des médias et les fenêtres d’exploitation successives, dont dépend le financement de toute l’industrie de contenus filmés", indique le document, qui préconise de "contribuer activement à la définition de standards interopérables". Ce qui relève du fantasme, et de la cocasserie.
Grandiose !
1) Si vous piratez, vous disposez de ce que vous avez piraté pour la vie, mais vous êtes hors la loi.
2) Si vous achetez légalement avec des DRM, vous perdrez un jour ce que vous avez acheté, sauf si vous contournez les DRM, ce qui vous mettrait hors la loi.
3) Donc, il vaut mieux pirater.
4) Puisque de toute manière, vous serez hors la loi.
Si les éditeurs de jeux vidéo avaient des doutes sur l'utilité des DRM, les voici complètement balayés. C'est désormais certain, ils ne servent à rien. Plombé par des DRM beaucoup trop intrusifs, au point de décourager les acheteurs, le jeu Spore a été rapidement cracké et détiendra bientôt le record du jeu vidéo le plus piraté.
Spore devrait être un vrai succès commercial, mais il est tellement protégé par des DRM efficaces que certains clients n’arrivent même pas à l’installer, ce qui est un comble quand on paye pour un produit.
Nous disons que la coupure de l’accès à Internet et la tenue d’un fichier des internautes sanctionnés est une mesure disproportionnée, qui prive tout un foyer d’une connexion essentielle à la vie sociale.