Et alors qu'une étude du Motif (.pdf) a fait entrer l'éditeur dans le top 10 des éditeurs les plus piratés, il considère que c'est une chance. "C’est cool je trouve ! D’autant qu’en regardant vraiment cette étude il s’avère que les titres les plus piratés sont tous des titres dont je n’ai pas les droits en numérique, donc pas d’offre légale possible. Cela prouve encore le respect de certains pirates ou certaines teams pour notre offre légale. Il ne faut pas diaboliser le piratage, la musique s’en est suffisamment chargée pendant 10 ans avec le succès qu’on lui connaît", remarque Levasseur.
Je ne sais pas comment l’exprimer plus clairement : les gens veulent acheter des films et des albums, quel que soit leur support. Mais l’expérience d’achat est tellement exécrable que l’écart entre le désir de consommer et l’acte de consommer ne cesse de grandir.
Dans six décisions du 7 mars 2012, les juges ont refusé les demandes de la Spedidam visant à « obtenir des rémunérations pour les artistes interprètes qu’elle représente auprès des principales plateformes de téléchargement commercial (iTunes, Fnac Music, Virgin Mega…). » Qu’ils soient guitariste, batteur, bassiste, etc., des artistes-interprètes ne perçoivent rien sur les ventes ou diffusions en ligne. Qu’on achète un titre sur une plateforme ou qu’on le télécharge sur réseau P2P, le résultat est donc le même.
Vous avez un forfait illimité pour le téléphone, est-ce que pour autant vous téléphonez beaucoup plus qu'avant ? Si désormais vous aviez la possibilité de regarder des films en illimité vous en regarderiez beaucoup plus ? Certainement pas, mais vous avez une sensation de liberté.
Grâce à vous, les écoles n'osent plus donner cours en utilisant du matériel élaboré. Les enseignants ont une peur bleue de se faire attaquer en justice. À tel point que donner un mauvais cours est préférable que prendre le risque d'utiliser une œuvre copyrightée.
The trend that emerges is that studios are driving people to piracy because of their inflexible business models. La constante, c'est que les studios conduisent les gens à pirater à cause de leur modèle économique inflexible.
J'écoute personnellement peu de musique. Les débats radicaux sur la contrefaçon musicale m'étaient un peu étrangers et je ne regardais la question que sous l’angle des effets de bord induits par la lutte anti-piratage... jusqu'à maintenant.
Aujourd’hui nous avons voulu acheter un vieil album de musique plus à la mode. Avec un léger doute en nous connectant nous l’avons tout de même trouvé rapidement. Voilà le résultat de notre expérience. Ceci n’est pas une fiction.
Si vous volez une voiture, l’originale est perdue. Si vous copiez un jeu, il y en a simplement plus dans le monde.
On sait, aujourd'hui, à quel point ce piratage a été bénéfique à l'économie américaine et plus globalement aux Etats-Unis, dont le cinéma est devenu une arme redoutable pour leur influence internationale. L'anecdote montre que la protection absolue de la propriété intellectuelle n'est pas toujours le meilleur vecteur de croissance.
I PROMISEnever to illegally download a movie if there was a legal alternative following the criteria on this page
A chaque fois que vous agressez le consommateur, que vous lui mettez des restrictions, du contenu incomplet, que vous l’insultez, que vous cherchez à le culpabiliser, à chaque fois que vous faîtes cela, vous créez un pirate.
On a préféré un mode "sustain" à un mode "disrupt". Cela ne pouvait que se casser la gueule.
En d’autres termes, ce sera au parquet d’apporter des preuves que l’internaute pris dans les filets de Trident Media Guard n’avait pas mis en œuvre un quelconque moyen de sécurisation.
La publication du décret définissant la négligence caractérisée a d’ailleurs permis aux juristes de confirmer cette obligation pour l’accusation de prouver la non sécurisation effective de l’accès Internet. Car la rédaction de ce décret a fait du défaut de sécurisation un élément constitutif de l’infraction et non une exception.
Sauf que si j'avais piraté ce film, j'aurais une meilleure expérience.
la méthode de calcul qui vise à estimer qu'un fichier téléchargé illégalement est autant d'argent perdu pour l'économie est fausse. Au contraire, cet argent serait réinjecté dans d'autres secteurs.
Depuis près de deux ans, de nombreux économistes se sont relayés pour critiquer la lutte aveugle contre le piratage sur Internet. S'il est vrai que le passage à l'ère numérique a bousculé de vieilles économies, ces experts estiment que ce n'est pas en freinant des quatre fers à coup de projets de loi toujours plus répressifs qu'on améliorera la situation
Microsoft reconnait qu'il a mis en place un service (via une société tierce) reprenant du code et un design d'un autre site web.
Selon l'acteur-producteur-réalisateur, avec le piratage, "ce ne sont pas les artistes qui en prennent plein la gueule. Ils perdent un peu, mais ils restent très bien payés". En fait, "l'Hadopi ne protège que l'industrie", concède-t-il facilement.
Dans un propos à faire bondir le tout Paris de la production audiovisuelle, Mathieu Kassovitz estime qu'à "partir du moment où un film est amorti, il devrait devenir gratuit". "Au lieu de faire de la répression, on devrait améliorer l'offre et la rendre accessible à tous".
Bien qu’il reconnaisse que l’industrie de la Culture connaisse une chute de son chiffre d’affaire, les effets positifs semblent plus que compenser ces pertes. Le rapport conclue en effet que les “pirates” donnent, de par leurs activités, accès à un très large catalogue de biens culturels, souvent utilisés pour voir ou écouter un contenu qui sera acheté par la suite. La plupart des “pirates” n’auraient jamais acheté les contenus qu’ils téléchargent mais le simple fait d’avoir accès à un tel catalogue augmente considérablement le bien-être (welfare) des citoyens Hollandais, notent les chercheurs.
Il est important parfois de se rendre compte que les soit disant sécurités informatique ne sont finalement qu'une barrière ne pouvant arrêter que les gens "ordinaires" et qu'il est donc possible de passer outre relativement facilement.
Autrement dit, dès que vous émettez une information par un moyen électronique, cette information est potentiellement publique.
Que reste-t'il ?
Les promenades en forêt sans mobile, et en causant enfin librement...