Ce nouvel élément change considérablement la donne. Les tintinophiles, qui se sont vus réclamer de l'argent pour l'utilisation de vignettes des albums d'Hergé à travers le monde, pourront réclamer le remboursement des droits d'auteur. Ce qui risque de coûter très cher à la société Moulinsart.
En clair, les artistes ayant signé avec Jamendo ne toucheraient aucun centime. Un comble ! Seule façon d’éviter ce sort : que Jamendo, comme les autres plateformes concurrentes, donnent les listings de diffusion et que les artistes concernés se manifestent auprès des sociétés de gestion collective pour réclamer leur dû. Problème : pas simple d'assurer une telle collaboration quand le principe même de Jamendo est de se couper du lien ombilical avec les sociétés de gestion collective, critiquant au passage la transparence de leurs flux.
En redirigeant les internautes vers une page d'accueil sous son contrôle, le ministère de l'intérieur se donne les moyens de connaître les adresses IP de tous les internautes qui demandent à visiter ces sites, potentiellement au mépris de la liberté d'opinion. Nous attendons des précisions du Gouvernement sur la politique de conservation des données de connexion, et leur éventuelle exploitation.
Avec son nouveau livre «Les Tueurs de la République», le journaliste Vincent Nouzille a visité un continent caché : les assassinats ciblés commandités par l'Etat. Dans un entretien vidéo pour Mediapart, il revient sur cette pratique qui, à l'abri du “secret défense”, sans contrôle et hors de toute procédure judiciaire, vise à éliminer les ennemis déclarés de la France. Une pratique très prisée par François Hollande.
La Cour européenne des droits de l’homme reconnaît à toute personne le droit de ne pas participer à sa propre incrimination. En français courant : le droit de ne pas se torpiller soi-même, en attendant que la police y arrive (ou pas).
L’autorité judiciaire, les juges, dont l’une des fonctions, et pas la moindre, est d’arrêter le bras de l’État et qui devraient s’assurer que ces consignes soient exécutées avec la mesure qu’impose la gravité réelle des faits, faillissent à leur mission en accompagnant cet excès dans la répression qui frappe à côté des véritables coupables. Nous envoyons en prison des mois, voire des années, des gens pour des mots qu’ils ont prononcés. Des mots stupides. Des mots bêtes. Des mots méchants. Mais des mots. Des mots qui ne méritaient guère plus qu’un haussement d’épaules méprisant.
La chasse aux sorcières a commencé !
Ce n’est pas parce que ça se passe sur Internet que c’est différent de la rue ou de la place du marché. Vous accepteriez, vous, qu’un ministre arrive dans votre village et désigne des gens à emprisonner simplement parce que le gars le décide, sans autre forme d’enquête, de procès et de jugement ? Alors pourquoi votre réponse est-elle différente quand ça se passe pour une publication en ligne ?
« Pourquoi Dieudonné est-il attaqué alors que Charlie Hebdo peut faire des “unes” sur la religion » ? La question est revenue, lancinante, durant les dernières heures de notre suivi en direct de la tuerie à Charlie Hebdo et de ses conséquences. Elle correspond à une interrogation d'une partie de nos lecteurs : que recouvre la formule « liberté d'expression », et où s'arrête-t-elle ?
The biggest threat to French free speech isn’t terrorism. It’s the government. - The Washington Post
La plus grande menace à la liberté d'expression en France ne vient pas des terroristes. Elle vient de son gouvernement.
La jurisprudence étant divergente et fluctuante, la prudence est de mise…
Article 1er : La requête de la société Aristophil est rejetée.
Même si cette affaire ne concernait pas le glyphosate , un autre toxine mortelle utilisée dans les herbicides comme le Roundup de Monsanto, son heure viendra bientôt.
Les chercheurs en sciences sociales nomment ce phénomène « biais de confirmation » : lorsque des personnes sont submergées de données, il est bien plus simple de tisser ces données dans une trame narrative qui confirme les croyances auxquelles elles adhèrent déjà.
Le monde du référencement et les community managers doivent-ils dorénavant se museler ? Apparemment pas.
L'équipe de Un Drop Dans La Mare a mis en ligne une vidéo qui explique pourquoi l'argument qui consiste à dire que pirate c'est volé est totalement contre-productif... C'est la première fois que j'entends une analyse comme celle-ci, basée sur la représentation centrale et les représentations périphériques que nous avons sur le téléchargement dit illégal.
"Dans son esprit, à aucun moment il ne s'est agi de discrimination de personnes. Avoir une conscience, en faire état, et lui obéir n'est pas discriminatoire. C'est rassurant", a déclaré l'avocat.
Ils ne voyaient pas que j'avais grandi et qu'on peut changer.
« J'en veux à cette chaîne, qui m'a exposé à une vérité inutile mais destructrice » résume Laurent, dont l'essentiel de l'argumentaire repose sur le fait que « même si l'humanité a conscience de tout ces problèmes, on sait que personne ne fera jamais rien, alors autant ne pas savoir ». PS : n'oubliez pas d'aller lire la page « À propos » (dernier élément de menu en haut du site) : ça calme !
Il y a en effet trois règles minimales à respecter pour qu’une intervention extérieure soit fructueuse :
1) qu’elle soit réfléchie et tienne soigneusement compte de la situation locale réelle et donc de ce qui est réellement possible (et en aucune manière de ce qu’il serait politiquement correct de viser) ;
2) qu’on agisse sur la longue durée en étant constamment présent au moins diplomatiquement ;
3) qu’on n’intervienne sur place, notamment par des moyens militaires, que lorsqu’il est tout à fait clair qu’on obtiendra une amélioration nettement supérieure aux effets secondaires inévitables.