Deux forces s’y rejoignent, et c’est leur rencontre qui peut paraître inquiétante. D’un côté, notre moindre lucidité devant l’éloge qui nous vise ; de l’autre, une technique d’entraînement qui sélectionne la complaisance. Au total, nous sommes face à un système réglé pour flatter, qui s’adresse à un esprit disposé à se laisser flatter et… l’accord se scelle. En confiant à ces miroirs le soin de valider nos idées, nous risquons d’oublier que la pensée avance par le frottement avec le réel et par la rencontre de ce qui résiste, jamais par un consentement fabriqué.
Dès les premiers mots, les filles sont en avance sur les garçons en développement du langage, et maintiendront par la suite cet avantage en lecture et en orthographe. Dès le cours préparatoire, les performances en mathématiques commencent à diverger entre garçons et filles, à l’avantage des garçons. A la sortie du système scolaire, ces inégalités se prolongent par des choix d’orientation différents.
Pourquoi le développement cognitif, les apprentissages et les préférences suivent-ils des trajectoires en partie différentes, en moyenne, entre garçons et filles ? Quels sont les facteurs sociaux qui peuvent influencer ces trajectoires ? Et quelles sont les preuves des effets causaux de ces facteurs sociaux ? Quels sont les facteurs biologiques précoces qui pourraient aussi être impliqués ? Et quelles sont les preuves de leurs effets ? Pourquoi donc des différences cognitives entre les sexes auraient pu être sélectionnées au cours de notre évolution ?
En replaçant notre problématique scolaire dans le cadre plus général de l’héritage d’un milliard d’années de différences entre les sexes, nous examinerons les données et les niveaux de preuve à l’appui de toutes les hypothèses, pour tenter d’en dégager les explications les plus plausibles dans l’état actuel des connaissances.
Une conférence de Franck Ramus, directeur de recherche au CNRS
Cette conférence a eu lieu à l'ENS de Paris, à l'occasion de l'assemblée générale de l'afis 2025.
En intégrant les notions de pouvoir, de danger et de structure dans leurs algorithmes, les futures technologies langagières deviendront infiniment plus précises pour analyser nos véritables intentions, nos niveaux de confiance et notre gestion du risque. Le dictionnaire n’est pas un recueil de sentiments, c’est le code source de la survie humaine.
le design éthique ne doit pas être perçu comme une censure, mais comme le rétablissement du libre arbitre. Le but n’est pas d’interdire l’achat, mais de s’assurer que l’utilisateur achète parce qu’il le veut, et non parce qu’il a été « hacké » par une notification stressante.
Documentaire sur une asso en Dordogne qui accompagne entre la sortie de l'hôpital psy (ou du soin psy) et la reprise de vie "normale". Comble un manque dans l'accompagnement psy.
Quelques liens vers des formations sur plusieurs thématiques classiques en accompagnement psy
Après 40 ans de présence dans les milieux du cinéma, Isabelle Carré franchit le pas et devient réalisatrice. Et ceci, pour porter à l’écran son propre livre, ‘Les Rêveurs’.
Ce livre étant lui-même très largement autobiographique, le film parle en fait de son propre vécu, avec une volonté d’attirer l’attention sur la situation (et les manques de prises en charge) des adolescents en situation de détresse psychologique.
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Vous recherchez votre PREMIER stage en psychologie mais vous ne savez pas où postuler ni par où commencer. Pour vous aiguillez un peu dans votre recherche, voici une liste d'établissements susceptibles d'accueillir des stagiaires, ces sigles correspondent à des noms de structures.
Et pour mieux faire taire les ennemis, il suffit de sortir le « sophisme des concernés » qui se résume entièrement dans la célèbre réplique : « Ta gueule, t’es pas concerné ! ». Seules les victimes par essence ont droit à la parole ; les autres étant des bourreaux par naissance, ils ne peuvent l’ouvrir que pour expier leurs fautes dans la mise en scène pitoyable d’une repentance feinte. L’intersectionnalité est, aussi, un sadomasochisme comme un autre. Et surtout une manipulation grossière. Il n’y a qu’à observer comment ses règles changent opportunément à chaque événement : pile je gagne, face tu perds.
Les usages numériques et médiatiques des enfants et des adolescents sont au cœur de la co-éducation et de la relation école-famille. Comment aider les familles à construire un cadre à la fois protecteur, réaliste et évolutif ?
En s’appuyant sur les fondamentaux de la recherche, Marie Danet propose un éclairage critique sur les discours médiatiques, souvent oscillant entre visions angéliques et alarmistes, autour des écrans et des enfants.
Elle partagera des repères et des pistes concrètes pour accompagner les familles vers une vie numérique plus apaisée, attentive aux besoins des enfants comme à la réalité des usages.
Il reste une question : l’étude que ce politiste vient de publier menace-t-elle la crédibilité de la théorie générale de la dissonance cognitive ? Dans les années qui ont suivi l’« observation participante » de décembre 1954, de nombreuses expérimentations, menées sur des étudiants mis en situation, ont confirmé le déclenchement d’esquives cognitives visant à retrouver une cohérence de soi lorsqu’on affronte une contradiction interne : déni, oubli, nouvelle hiérarchie de ses valeurs, etc. « Il est tout à fait sain, en sciences, d’avoir un droit de regard critique vers le passé. Mais il faut distinguer les conclusions peut-être en partie hyperboliques de L’Echec d’une prophétie et la théorie de la dissonance cognitive, qui présente un modèle plutôt robuste dans des conditions expérimentales », relève Gérald Bronner.
La dissonance cognitive est désormais une notion bien ancrée dans la psychologie sociale contemporaine, aidant aussi bien à la compréhension de comportements individuels qu’à l’analyse de phénomènes collectifs. Elle survivra au déboulonnage de l’étude rocambolesque qui en a été à l’origine. Thomas Kelly lui-même reste prudent sur l’impact de son article : « A lui seul, il ne démontre pas que la théorie de la dissonance cognitive est erronée », admet-il. Mais il suggère que ses révélations devraient, à tout le moins, offrir l’occasion de repasser au peigne fin l’ensemble des preuves sur lesquelles cette théorie a été bâtie.
Pvalue.io est un logiciel de biostatistique en ligne créé par un médecin et destiné aux médecins, pharmaciens et autres professionnels ayant à réaliser des analyses statistiques de données médicales, mais n’ayant pas la possibilité de les faire par eux-mêmes.
Que ce soit dans le cadre d’une thèse de médecine ou à destination d’une revue internationale à comité de lecture, pvalue.io vous aide à effectuer des analyses statistiques correctes et adaptées en fonction de vos hypothèses et des données dont vous disposez.
pvalue.io vous permet d’effectuer en seulement quelques minutes les analyses descriptives de vos données médicales et de tester vos hypothèses en calculant des p-value, odds-ratios, hazard ratios avec des intervalles de confiance. Et cela, de manière la plus automatique possible.
Très intéressant sur le recentrage sur soi-même pour trouver sa confiance en soi et que la relation soit l'occasion d'un partage (et non subie ou par habitude).
En 1977, il (Lacan) dira : « Notre pratique est une escroquerie, bluffer, faire ciller les gens, les éblouir avec des mots qui sont du chiqué, c’est quand même ce qu’on appelle d’habitude du chiqué. […] Du point de vue éthique, c’est intenable, notre profession ; c’est bien d’ailleurs pour ça que j’en suis malade, parce que j’ai un surmoi comme tout le monde » [11]. Ou encore en 1979 : « Comme l’a montré abondamment un nommé Karl Popper, la psychanalyse n’est pas une science du tout, parce que c’est irréfutable. C’est une pratique, une pratique qui durera ce qu’elle durera. C’est une pratique de bavardage »
Info utile du jour en #psychiatrie: le vrai/faux Noël🎅 et Santé Mentale
"Pourquoi tout le monde semble heureux (sauf moi)"
"Et si je craque au repas de famille?"
"Pourquoi j'angoisse alors que c'est censé être joyeux?"
Le coaching indispensable en 🔟 points pour se préserver⬇️
Quand une famille “résiste”, ce n’est pas forcément de la mauvaise volonté.
Parfois, c’est une façon de se protéger, c'est de la "légitime défense" comme aurait dit Guy Ausloos.
Dans le social, le soin, la thérapie, on travaille souvent avec des gens qui n’ont pas demandé d’aide, ou qui ont peur de parler. Et on peut les comprendre :
dire certaines choses, ça peut se retourner contre eux (rapport, juge, signalement, etc.).
Alors oui, ça bloque. Oui, ça peut énerver. Mais si on regarde autrement : la résistance peut être un signe que la famille essaie de garder un peu de contrôle, un peu de dignité, dans une situation qu’elle ne maîtrise pas.
Et ça pose une question simple : Comment on crée un cadre où les gens peuvent parler sans se sentir en danger ?
Pourquoi ce serait une bonne chose de tourner la page en France (le reste du monde l'a déjà fait).
Seuls les parents doivent un amour inconditionnel à leurs enfants.
On n'est pas obligé d'aimer ses parents. Ni ses beaux-parents.
Les pages déchirantes de saint Augustin
En Europe centrale, les premiers martyrs font certes de bons échos aux violences soviétiques, mais on ne saute pas 1 600 ans d’histoire religieuse sans commettre de dangereux raccourcis. Ici, la douceur d’Ambroise dissimule la dureté de Bossuet, sans réellement transmettre l’héritage des Pères de l’Église et des premiers martyrs dans la Tradition. Saint Thomas d’Aquin, dans sa Somme théologique, articule toujours l’exemple de sainte Agnès et celui de sainte Lucie, qui livra la première formulation du consentement sexuel : « Le corps n’est pas souillé lorsque l’âme ne consent pas ».
La Tradition recèle de plus justes méditations que le titre de Vatican News. Et si le cardinal avait voulu chercher les meilleurs parallèles entre les crimes de l’Armée rouge et les premiers siècles du christianisme, il les aurait trouvés dans les pages déchirantes de saint Augustin, inspirateur du pape Léon XIV, sur les viols de guerre commis lors de la chute de Rome.
Elles se concluent sur ces lignes bouleversantes, étrangement absentes de la pastorale contemporaine : « Ces personnes chrétiennes ont été victimes de viol ; elles vivent pourtant ; elles n’ont pas puni sur elles-mêmes le crime d’autrui, comme si, au prétexte que leurs ennemis les ont agressées par convoitise, elles devaient se mortifier de honte. La gloire de leur vertu, le témoignage de leur conscience se tiennent devant elles et devant Dieu. Elles n’en demandent pas davantage, soucieuses de l’autorité des lois divines plutôt que de l’offense des soupçons humains. »
L’usage professionnel du titre de psychologue est défini par l’article 44 de la loi n°85-772 du 25 juillet 1985 complété par l’article 57 de la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 qui fait obligation aux psychologues de s’inscrire sur les listes ADELI.
Le présent code de déontologie s’applique aux personnes titulaires du titre de psychologue, quels que soient le mode et le cadre d’exercice, y compris celui de la recherche et de l’enseignement.
Il engage aussi l’ensemble des enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs en psychologie de la 16ème section du Conseil National des Universités, qui contribuent à la formation initiale et professionnelle des psychologues.