René, vous me citez le cas d'une femme du Nordeste brésilien qui en serait à sa septième grossesse et n'aurait pas les moyens de nourrir ses enfants pour justifier le recours à la contraception. Cela m'interroge : avec un budget si serré, il faudrait en plus qu'elle achète des contraceptifs, alors que la méthode Billings lui permet gratuitement, en passant 15 secondes de plus aux toilettes le matin, de pouvoir mieux maîtriser sa fécondité ? Elle qui vit, si j'ai bien compris, sous un climat d'une aridité épouvantable, devrait en plus contribuer à pourrir le peu d'eau disponible en relâchant des hormones de synthèse dans la nature, ce qui promet d'être un enjeu écologique majeur de ces prochaines années ? Comment conserve-t-elle ses contraceptifs chez elle dans des conditions optimales pour éviter qu'ils ne perdent de leur efficacité ? Ne sera-t-elle pas tentée d'en faire commerce afin d'améliorer l'ordinaire de ses enfants ?
15522 shaares