Le pape (à mon humble avis) voit approcher la chute du libéralisme, qui sera sans doute aussi subite et complète que celle du communisme. Il prépare donc l’Eglise pour que, le jour où le libéralisme tombera, elle ne soit pas surprise en train de somnoler dans les fourgons du libéralisme, comme le sera sans doute un certain catholicisme figarien. Il faut qu’elle ait déjà rompu toute solidarité avec ce monde libéral, oligarchique et profondément anti-évangélique. Le pape voit venir le temps, car il vient, où nombre de nations d’Amérique et d’Europe, ayant rejeté le libéralisme, retrouveront leur identité chrétienne, et où même les incroyants reconnaîtront tout ce que l’humanisme doit au Christ. De nombreux musulmans, écœurés par la violence djihadiste, découvriront le « Dieu de tendresse et de pitié, lent à la colère et plein d’amour ». L’Asie modernisée, le monde jadis colonisé au temps des Lumières, s’interrogeront sur le centre divin jusqu’alors méconnu de la modernité occidentale en ce qu’elle a de meilleur. L’Église devra alors, à ce moment, être à même de gérer un immense afflux de pratiquants nouveaux, beaucoup traînant avec eux les séquelles compliquées de leur vie passée, mais désirant sincèrement trouver l’union au Christ.
15522 shaares