Samuel Veissière est anthropologue et professeur au département de psychiatrie de l’Université McGill.
En tant que prof, il s’inquiète de la tendance, observée sur de nombreux campus, à vouloir gommer les mots et les débats qui rendent les étudiants mal à l’aise.
Mais en tant qu’anthropologue, il trouve ça fascinant. « Il y a vraiment de nouvelles croyances culturelles selon lesquelles les mots et les idées peuvent nous traumatiser. Il ne s’agit pas de porter un jugement moral ; la constatation empirique, c’est qu’effectivement, les étudiants sont plus fragiles, ils souffrent beaucoup plus de troubles de santé mentale. »
Samuel Veissière se dit convaincu que la « culture de la censure, des safe spaces et de la surprotection », loin de protéger les étudiants contre les micro-agressions, nuit gravement à leur santé mentale.
« La montée de cette culture est liée à une génération d’enfants-rois, croit-il. Leurs parents ont toujours réglé leurs problèmes et ils exigent un peu la même chose des universités. Si on leur donne ce qu’ils demandent, on ne leur rend pas service, à ces étudiants. »
Remarque personnelle : Très intéressant cette question de l'émotion.
Mais il y a un élément supplémentaire : tout s'est passé par Zoom et email.
Donc, tout par un média non présentiel.
Or, des excuses sincères ne peuvent passer que par la présence.
Mais si on ne le sait pas...
Plus d'explication sur présence et Internet ici : https://www.pyrat.net/Presence-communication-et-Internet.html