Les pages déchirantes de saint Augustin
En Europe centrale, les premiers martyrs font certes de bons échos aux violences soviétiques, mais on ne saute pas 1 600 ans d’histoire religieuse sans commettre de dangereux raccourcis. Ici, la douceur d’Ambroise dissimule la dureté de Bossuet, sans réellement transmettre l’héritage des Pères de l’Église et des premiers martyrs dans la Tradition. Saint Thomas d’Aquin, dans sa Somme théologique, articule toujours l’exemple de sainte Agnès et celui de sainte Lucie, qui livra la première formulation du consentement sexuel : « Le corps n’est pas souillé lorsque l’âme ne consent pas ».
La Tradition recèle de plus justes méditations que le titre de Vatican News. Et si le cardinal avait voulu chercher les meilleurs parallèles entre les crimes de l’Armée rouge et les premiers siècles du christianisme, il les aurait trouvés dans les pages déchirantes de saint Augustin, inspirateur du pape Léon XIV, sur les viols de guerre commis lors de la chute de Rome.
Elles se concluent sur ces lignes bouleversantes, étrangement absentes de la pastorale contemporaine : « Ces personnes chrétiennes ont été victimes de viol ; elles vivent pourtant ; elles n’ont pas puni sur elles-mêmes le crime d’autrui, comme si, au prétexte que leurs ennemis les ont agressées par convoitise, elles devaient se mortifier de honte. La gloire de leur vertu, le témoignage de leur conscience se tiennent devant elles et devant Dieu. Elles n’en demandent pas davantage, soucieuses de l’autorité des lois divines plutôt que de l’offense des soupçons humains. »
ertes, la contradiction est réelle, mais c’est parce que la neutralité de l’État en matière morale relève de la pure fiction.
L’éducation vise la vertu et le bien. Une société responsable ne doit pas l’exclure, comme si les enfants n’apprenaient que les mathématiques ou la grammaire. Il faut débattre de la morale, plutôt que de l’ignorer et de viser une neutralité utopique.
À travers ses avis, jamais le CCNE n’a hésité entre le bien et le mal. Jamais il n’est resté dans le flou. Toujours il a fait un choix présenté comme un bien, ce qui est la finalité de la morale.
Quels sont les critères que devraient prendre en compte une voiture automatique pour savoir qui tuer ? Pas si simple. En anglais.
Heureux celui qui cherche un sens à sa vie et un chemin pour l'atteindre. S'il est certain qu'il n'y a pas qu'un seul bon chemin, il est non moins sûr que tous les chemins accessibles aux hommes ne sont pas tous bons. D'où la nécessité de discerner d'une part ce que l'on veut de bien pour soi et les autres et d'autre part de trouver les ressources pour y parvenir.