Le 27 mai dernier, l'Assemblée nationale a adopté définitivement la loi sur les soins palliatifs, garantissant un égal accès à l'accompagnement pour tous les patients en fin de vie. Jusqu'à présent, cette prise en charge restait méconnue et très inégalement répartie : près de 20 départements sont encore dépourvus d'unités dédiées et, en 2023, la Cour des comptes estimait que la moitié des patients concernés n'y avaient pas accès.
Pour comprendre cette réalité, les caméras d'"En Immersion " se sont installées pendant plusieurs jours à la Maison Médicale Jeanne Garnier à Paris. Depuis 150 ans, cet établissement pionnier accueille les personnes en fin de vie - un modèle d'excellence qui a directement inspiré la nouvelle loi.
Le projet de loi sur la fin de vie a été présenté en Conseil des ministres le 10 avril et sera débattu à l'Assemblée nationale à partir du 27 mai prochain. Plutôt qu'un débat contradictoire, la rédaction de KTO vous propose deux regards croisés sur l'euthanasie et le suicide assisté, pour approfondir les conséquences et les impacts sur la société et la dignité humaine des plus fragiles. Mais ils donnent aussi à réfléchir à notre rapport personnel à la mort, si intime, marqué parfois par la souffrance. Jean Leonetti, maire d'Antibes et ancien député, est à l'origine des lois sur les droits des malades en fin de vie de 2005 et 2016. Et Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre, spécialiste de théologie politique, est sur la fin de vie porte-parole de la Conférence des évêques de France.
Avant chaque discussion, chaque débat, vous devriez demander aux participants de répondre sincèrement à la question suivante : « Que se passerait-il si j’étais convaincu par la partie adverse ? Que ferais-je ? Quelle serait l’influence de ce changement sur ma vie ? ».
Dans une grande majorité des cas, vous découvrirez que changer d’opinion n’est pas une option. Ce qui clôt le débat avant même qu’il ait commencé.