Conclusion : Comment devons-nous aborder les figures saintes comme Maria Goretti et leurs interprétations ?
Les témoignages de survivantes révèlent que les discours normatifs sur les filles et les femmes qui préféreraient mourir plutôt que de subir des violences sexuelles peuvent exacerber le sentiment de culpabilité, approfondir la honte et donner l'impression d'avoir échoué si l'on a survécu à ces violences. Notre intervention vise à sensibiliser le public à l'impact des mythes sur le viol et à la question complexe des « martyres de la pureté ». Nous estimons que cette catégorie n'est plus acceptable, notamment au vu des milliers de femmes et de filles victimes d'abus au sein de l'Église.
Les pages déchirantes de saint Augustin
En Europe centrale, les premiers martyrs font certes de bons échos aux violences soviétiques, mais on ne saute pas 1 600 ans d’histoire religieuse sans commettre de dangereux raccourcis. Ici, la douceur d’Ambroise dissimule la dureté de Bossuet, sans réellement transmettre l’héritage des Pères de l’Église et des premiers martyrs dans la Tradition. Saint Thomas d’Aquin, dans sa Somme théologique, articule toujours l’exemple de sainte Agnès et celui de sainte Lucie, qui livra la première formulation du consentement sexuel : « Le corps n’est pas souillé lorsque l’âme ne consent pas ».
La Tradition recèle de plus justes méditations que le titre de Vatican News. Et si le cardinal avait voulu chercher les meilleurs parallèles entre les crimes de l’Armée rouge et les premiers siècles du christianisme, il les aurait trouvés dans les pages déchirantes de saint Augustin, inspirateur du pape Léon XIV, sur les viols de guerre commis lors de la chute de Rome.
Elles se concluent sur ces lignes bouleversantes, étrangement absentes de la pastorale contemporaine : « Ces personnes chrétiennes ont été victimes de viol ; elles vivent pourtant ; elles n’ont pas puni sur elles-mêmes le crime d’autrui, comme si, au prétexte que leurs ennemis les ont agressées par convoitise, elles devaient se mortifier de honte. La gloire de leur vertu, le témoignage de leur conscience se tiennent devant elles et devant Dieu. Elles n’en demandent pas davantage, soucieuses de l’autorité des lois divines plutôt que de l’offense des soupçons humains. »
A l'Assemblée plénière de la Conférence des évêques de France, les évêques de @eglisecatho ont débattu de la future instance de réparation pour les victimes adultes.
Mais de quoi parle-t-on quand on parle de victimes adultes?👇
Car il n'y a pas, loin de là, que les victimes de violences sexuelles. Abus de pouvoir, de conscience, droit du travail bafoué, les atteintes aux droits humains fondamentaux prennent de multiples formes. J'en parle souvent ici.👇
Hier j'ai lu une lettre qu'une victime adressait à un responsable en réponse à ses pitoyables justifications.
Une lettre si pleine de dignité, de courage, de noblesse, que c'est un autre Christ que j'ai vu dans cette victime.
J'ai vu le Christ en majesté.
Le point d'information central des communicants en Église
La transformation pastorale est la conversion des églises à la dimension missionnaire qui passe par une transformation de la culture. Etape après étape, ce processus va nous permettre de passer d’une église en maintenance (qui s’occupe de ceux qui sont déjà là, à l’intérieur) à une église en sortie (qui part chercher ceux qui sont à l’extérieur).
personne n’a ni le devoir ni la mission de sauver l’Église
Une réflexion intéressante sur la place de la femme dans l'église.
Oubli cependant à mes yeux majeur : la dimension sacrificielle de l'Eucharistie qui entre en contradiction avec la nature de la femme à donner la vie, pas à verser le sang.
Un article assez long sur sexualité, contraception, avortement et Église.
« Si un responsable de communauté n’est pas en place intérieurement, il va faire passer dans sa pédagogie quelque chose de sa problématique personnelle, explique celui qui intervient par ailleurs dans plusieurs communautés monastiques en France. Il pourra faire de très beaux enseignements spirituels, mais il transmettra aussi, au-delà de ses paroles, ce biais imperceptible, sa part sombre. Ses disciples recevront ce flux inconscient sans pouvoir le nommer. Et cela ressortira un jour ou l’autre... » Dans le rapport à l’argent, à l’autorité, à la sexualité, à la relation avec l’institution ecclésiale... « A moins que chacun ne fasse un travail personnel pour séparer en soi ce qui est juste de ce qui ne l’est pas, pour retrouver sa propre liberté ».
Grâce à Dieu raconte l’histoire d’une blessure : le divorce entre des victimes de Bernard Preynat et des responsables du diocèse de Lyon. Ozon a choisi de nous présenter cette rupture sans avoir écouté toutes ses parties prenantes, mais en développant le seul point de vue des victimes. C’est ce qui fait de ce film une œuvre à la fois très intéressante et très limitée. Il ne reste qu’à souhaiter qu’il réalise un jour le film symétrique, genre « le point cardinal »… ou, plus vraisemblablement, que Mgr Barbarin lui-même profite de son retrait pour écrire, ne serait-ce que pour l’histoire, sa version des faits. Ce serait un vrai service à rendre à tous ceux qui veulent aujourd’hui faire œuvre de paix et restaurer cette unité. Le service de la vérité.
Nous sommes témoins que, piégé par une journaliste de Mag2Lyon qui s’était fait passer pour une victime, il l’a directement encouragée à porter plainte. Chacun peut lire le discours qu’il tint alors en privé, puisque cette journaliste publia fidèlement son verbatim : « Tant pis si c’est une honte supplémentaire pour l’Église, car cela peut rendre service à tout le monde. Si vous portez plainte, on va interroger ce prêtre, et c’est très bien. Et même pour lui parce qu’il faut arrêter de mentir. »
Le fait que l’Eglise s’exprime sur un sujet, sans plus guère de relais dans le monde politique, peut être aussi vu comme une chance. En effet, cela souligne que cette voix catholique ne cherche pas le pouvoir (si c’était le cas, c’est plutôt raté depuis un demi-siècle de recul politique), mais bien à faire un appel aux consciences.
Les bonnes pratiques pour la mise en œuvre d'un site paroissial.
LuttePédophilie - La Conférence des évêques de France (CEF) lance le site "Lutter contre la pédophilie".
L’objectif : améliorer la lutte contre la pédophilie au sein de l’Église de France en mettant, à disposition du plus grand nombre, des outils pour comprendre ce fléau, alerter et agir, ensemble.
Mais je suis tout aussi certain de ce qu’il va rester à la fin : une Église, non du culte politique car celle-ci est déjà morte, mais une Église de la foi. Il est fort possible qu’elle n’ait plus le pouvoir dominant qu’elle avait jusqu’à maintenant, mais elle va vivre un renouveau et redevenir la maison des hommes, où ils trouveront la vie et l’espoir en la vie éternelle.
L’écoute est autre chose que les mesures qui doivent être mises en place pour lutter contre la pédocriminalité, à tel point que, sans l’écoute, ces mesures risquent de paraître comme autant de gesticulations. C’est pourquoi l’Eglise n’en aura jamais assez fait. Notre Eglise doit d’abord écouter l’horreur, s’arrêter, désarmée, au côté des victimes. C’est difficile, parce que devant l’horreur on se protège et, si l’on se protège, on n’écoute pas. L’écoute doit témoigner d’une bonté inconditionnelle qui déborde le gouffre de souffrance. Seule la bonté permet à ceux qui ont été handicapés une rééducation dans leur capacité à aimer. Les chrétiens se doivent de manifester cette bonté.
Tony Anatrella est l’un des experts du Vatican sur l’homosexualité. Il a aussi rédigé une directive à l’intention des nouveaux évêques sur le signalement ou non des prêtres pédophiles. Par ailleurs psychothérapeute, ses méthodes ont fait l’objet d’accusations d’abus sexuels de ses anciens patients en 2006. L’affaire avait été classée sans suite. Aujourd’hui, un nouveau patient témoigne de ces méthodes troublantes.
C'est justement pour cela que le droit canonique est là : pour réguler une autorité qui n'est pas parfaite.
« Parfois, il y a chez les catholiques un courant tiédasse et qui ne me plaît pas. L’Église doit être droite et exigeante car on vit dans un monde lisse. Dans l’Église, on a des repères. A l’École de Vie Conjugale, les choses étaient claires.