Cette tendance à la prise en otage des prestataires techniques, dernière tentative de la part d’un État dépassé par la démocratisation ultra-rapide de l’accès à l’information, n’augure rien de bon en matière économique. En effet, on laisse aux entrepreneurs le choix entre les deux pires ennemis du développement et de l’innovation : l’insécurité juridique ou l’ultra-régulation.
Le fantasme du contrôle d’Etat sur les déplacements individuels n’est pas un thème de droite ou de gauche. La liberté est inscrite sur nos frontons républicains. Ceux qui soutiennent LOPPSI semblent n’en pas être dignes. Il serait temps qu’ils apprennent à faire la mesure des valeurs de ce pays.
Quelle drôle d'époque, tout de même, où sous prétexte d'aider les "victimes", on commence systématiquement par les punir!
Au final, depuis 2019, les gens ont tout arrêté… Ils ont arrêté d’écouter de la musique et de regarder des films. Ils ont arrêté d’aller sur le net, de regarder la TV ou encore de voyager. Les gens ont fait comme moi… Ils se sont posé sur leur balcon ou dans leur jardin et ont commencé à profiter de ce qui les entouraient… Le vent, le chant des oiseaux, le bruit des vagues, la couleur de l’herbe, du ciel, les conversations avec d’autres gens…etc…etc. Internet n’était plus qu’un mauvais souvenir… Mais bien que le piratage avait été éradiqué, le marché de la musique et du film, trop cher pour les habitants de cette planète, a continué de se casser la gueule…
Je soutiens la Quadrature du Net et son action. Ça, c'est fait !
En cours de négociations, l’Acta est un traité international sur la contrefaçon et la propriété intellectuelle. Lancé par l’administration américaine, il est contraignant et met en péril le libre accès à la toile.
Parmi les informations qui ont fuité du traité ACTA – toujours en négociation -, on trouve aussi la possibilité pour les ayants droits d’accéder aux informations personnelles d’un internaute, suspecté d’avoir téléchargé un contenu copyrighté, sans avoir besoin de recourir à un juge. En bref, Hadopi, à coté, ce n’est pas grand chose, mais c’est un bon début.
La question de savoir si tout procédé accepté unitairement peut être automatisé sans autre forme de procès est intéressante. C'est simplement triste qu'elle ne ressorte pas quand c'est l'État qui porte atteinte aux libertés.
Tentative de transcription de la conférence de Benjamin Bayart à Rennes le 25 septembre 2009.
Conférence organisée par Actux et Gulliver, à l'amphi Donzelot.
« L'autre façon de le dire ce que c'est la neutralité du réseau c'est le fait que La Poste n'ouvre pas les lettres. »
On entretient la peur à tout prix, toutes les peurs, celles de la grippe, des terroristes, du réchauffement climatique, du piratage… Tous les moyens sont bons pour policer la société et pour réduire les libertés. Car c’est l’objectif, non pas celui de régler les problèmes sous-tendant la peur.
Ces jours-ci, le sectarisme a remporté une victoire sur le Net. Oh, petite victoire, encore : ce n'est qu'un évènement web qui en a fait les frais.
Croyez vous vraiment que le fait de n'avoir pas de poils sous les aisselles diminue la transpiration ? Dans ce cas pourquoi utilisez-vous des déodorants ?
En fait c'est exactement l'inverse : avoir des poils diminue la transpiration !
S'épiler (ou se maquiller...) c'est "se FAIRE belle". Autrement dit cela signifie que la femme naturelle est laide (c'est une des idées les plus misogyne qui soit !).
L’homme dit avoir trouvé cette plainte « grotesque » et se demande si Nadine Morano « n’a rien d’autre à faire que de déposer des plaintes, au lieu de s’occuper des problèmes des Français ».
Un homme qui se dit outré d’imaginer qu’un policier puisse se déplacer de Paris jusqu'à chez lui pour une « audition de 30 minutes » :
« Qui va payer ça ? Ben les contribuables, bien sûr ! Voilà du bel argent public jeté par les fenêtres » confie t-il.
Petit à petit, le filtrage prend donc ses marques. Nicolas Sarkozy l’a réclamé de toute urgence pour contrer les contenus pédophiles sur le web, mais il se concrétise dès à présent autour des jeux d’argents et des paris en ligne, via ce texte. La loi Hadopi possède elle aussi son filtrage, mais il est nettement plus feutré : on évoque la possibilité pour le juge d’ordonner « toute mesure » contre « toute personne » pour faire cesser un acte de contrefaçon, mais les débats parlementaires ne trompent pas sur cette idée rampante qu’attendent avec impatience les ayants droit.
La constitution de tels fichiers doit se faire « à partir d'un comportement individuel » et non d'après une appartenance ethnique, une race, une nationalité, un mouvement politique ou une religion.
Il n’est pas inutile de rappeler que l’adoption de l’Hadopi, à l’instar de n’importe quel autre placement, sous surveillance, et par principe, de tout ou partie des internautes, ne pourra que nous entraîner à apprendre comment se protéger, et garantir nos libertés.
Aussi, qui n’était pas libéré sexuellement n’était-t-il pas coincé, passéiste, conservateur ? On observe une forme de pression sociale paradoxale, le « soyez libre ». Cette bizarrerie (une liberté qui est en même temps une contrainte), on la lit déjà chez Rousseau dans “Le contrat social” (1762) : « Quiconque refusera d’obéir à la volonté générale (le peuple) y sera contraint par tout le corps : ce qui ne signifie autre chose sinon qu’on le forcera à être libre ». Forcer à être libre ? Voilà une idée étrange, mais bien réelle pourtant.
Dit plus simplement, en pensant nous libérer, nous serions au contraire devenus plus transparents, et donc plus facilement contrôlables.
Nous ne nous reconnaissons pas dans cette démarche, et appelons à un changement des mentalités. Craindre Internet est une erreur que nous ne nous pouvons plus nous permettre de faire. Il est temps d’accepter et de nous adapter à ce « nouveau monde » où l’accès à la culture perd son caractère discriminatoire et cesser de vouloir en faire une société virtuelle de surveillance où tout un chacun se sentirait traqué.
Ça fait un bout de temps aussi que j'ai la conviction qu'on peut en sortir, du moins un peu. L'art, l'invention, le dépassement le permettent. Et j'ai aussi la conviction que cela s'atteint le plus souvent, non pas à travers les grands gestes, mais au contraire dans les choses minuscules.
Je déclare que je suis l’un d’entre-eux.
Je déclare avoir consommé, remixé ou diffusé des œuvres culturelles.
Alors, pour eux je suis un pirate.