"le fait de manifester contre le projet de loi Taubira est soumis à une telle présomption d'homophobie qu'il est préférable de laisser des porte-parole formés et entrainé répondre aux médias"
Après avoir analysé en profondeur les enjeux et éventuels effets juridiques de l’accès des couples de même sexe au mariage et à l’adoption, le conseil d’administration de l’UNAF a pris position sur les différents scénarii possibles.
Remarquant qu’il est prévu de « supprimer systématiquement tous les termes pères et mères, en modifiant l’ensemble des textes dans lesquels ils figurent (mariage, filiation, prestations sociales, entre autres) », l’Unaf souligne que « les 14 millions de pères et de mères se verraient ainsi dépossédés du droit d’être reconnus comme tels par la loi ».
Une famille ce n’est pas simplement deux individus qui contractent pour organiser leur vie commune. C’est l’articulation et l’institutionnalisation de la différence des sexes. C’est la construction des rapports entre les générations qui nous précèdent et celles qui vont nous suivre. C’est aussi la promesse et la venue de l’enfant, lequel nous inscrit dans une histoire qui n’a pas commencé avec nous et ne se terminera pas avec nous.
Ce faisant, vous vous placez du point de vue de la satisfaction de deux adultes, par ailleurs respectables. Pas du point de vue de l'enfant. Et l'enfant, Monsieur le député, devrait être votre préoccupation première. D'abord parce vous êtes un élu de la République, cette même République qui veut l'égalité de ses citoyens mais s'apprête à bafouer l'égalité des enfants à travers cette loi absurde. Ensuite parce que vous êtes un élu de gauche, et que vous avez le devoir, en tant que porteur d'une certaine idée de la défense du plus faible, de ne pas céder à la pression du plus fort.
Depuis plusieurs semaines, l'Eglise catholique ne se contente pas de déplorer l'absence d'un débat véritable sur les réformes sociétales. Elle y apporte toute sa contribution, son énergie et son cœur. On trouvera ci-après une note de travail rédigée par le Conseil « Famille et Société » de la Conférence des évêques de France.
Pour un grand débat démocratique sur le mariage homosexuel et l'homoparentalité.
Un « avant-projet de loi » gouvernemental instaurant le mariage entre deux personnes de même sexe avec droit d’adopter a été divulgué par la presse. Aussitôt les représentants du lobby homosexuel se sont dit « déçus », réclamant le droit à la procréation artificielle. Face à ces groupuscules, minoritaires parmi les personnes homosexuelles, la résistance pourrait se développer sur 12 fronts.
Aucune indication, en revanche, sur la refonte inévitable des livrets de famille, dans lesquels le générique de "parents" ne pourra exister: il faudra nécessairement indiquer "parent 1" et "parent 2". Ce qui ouvre là encore une foule de questions symboliques et juridiques: qui décidera comment les numéros seront attribués?
Il y a encore des gens qui croient au mariage…
Dans tous les cas de figure, c’est de l’enfant dont il faut partir. Le modernisme ne consiste pas à épouser l’égoïsme du présent, mais à se préoccuper des intérêts de notre descendance.
L'Eglise française réfléchit actuellement à une autre opération spectaculaire : célébrer les mariages religieux avant les mariages civils, ce qui est contraire au droit français. La loi oblige les futurs mariés à passer à la mairie avant d'aller à l'église.
Le raisonnement est le suivant : si le mariage civil s'ouvrait aux couples homosexuels, il n'aurait plus de sens. Donc l'église s'en affranchirait.
Tips pour avoir un (le même) mariage original (que tout le monde) à l'église - J'apprends à regarder
Un mariage se doit de ressembler aux mariés, être ajusté à leur vie, avec des choix originaux. Alors pour ne pas rater les choix originaux que TOUT mariage fait, en voici quelques uns.
Vous vous mariez uniquement à la mairie, mais aimeriez donner une touche solennelle, glamour ou émotionnelle à votre mariage?
Vous vous pacsez mais souhaitez autre chose qu'un rendez-vous au tribunal?
Vous avez envie d'une belle cérémonie, avec de beaux textes, des chants et une entrée au bras de votre père, comme pour un mariage religieux... mais sans prêtre ni église puisque cela ne vous concerne pas ou ne vous correspond pas?
Vous aimeriez que votre mariage dure un peu plus longtemps que les 15-20 minutes du mariage civil?
Vous avez envie d'une belle cérémonie, avec de beaux textes, des chants et une entrée au bras de votre père, comme pour un mariage religieux... mais sans prêtre ni église."
Bref, vous aimeriez organiser une cérémonie laïque afin d'avoir un beau mariage... civil.
La question, pour moi ne se pose pas en ces termes. Il ne s’agit pas d’être pour ou contre, moderne ou ancien, libéral ou réactionnaire, mais de répondre aux aspirations des couples homosexuels en ne leur vendant pas du vent, en refusant l’hypocrisie, et en rejetant fermement qu’on en fasse de la chair à canon politique et idéologique. Ici, on parle des personnes et cela mérite un peu plus de discernement et d’humanisme que j’en vois en général dans les débats publics, droite, gauche, et brèves de comptoir comprises.
Ces textes fondateurs sont riches d’enseignement, au moins sur deux points concernant ce que nous appelons le mariage : celui-ci concerne l’union d’un homme et d’une femme et il est ouvert à la naissance de nouveaux êtres. Employer le même mot « mariage » pour désigner deux réalités foncièrement différentes me paraît ne pas respecter ces réalités et introduire, de surcroît, la confusion. Le Canada préfère parler « d’Union civile de personnes de même sexe ».
« L'Église, qui ne peut s'opposer à la volonté du Christ, maintient fermement le principe de l'indissolubilité du mariage, tout en entourant de la plus grande affection ceux et celles qui, pour de multiples raisons, ne parviennent pas à le respecter », a expliqué Benoît XVI.
Dans un style puissant, très direct, l'auteur invite le couple chrétien marié à rompre sans ambiguïté avec la vie de célibataires, à se dégager du conformisme, et du "permis et du défendu" pour mieux saisir la véritable unité entre la vie cha
Ce jugement est protecteur de la liberté des conjoints qui s’engagent dans le mariage en sanctionnant un mensonge avéré et que les protagonistes eux-mêmes tenaient pour grave. Je constate d’ailleurs que la grande majorité des juristes l’approuv