A quelques jours du vote d’Hadopi, les opposants au projet de loi se propagent sur le Web. Au micro de Le Post.fr, François Bayrou indique qu’il ne votera pas la loi Hadopi. Il votera contre pour trois raisons.
Premièrement, le président du MoDem ne voit pas comment on peut identifier un utilisateur à partir d’une simple adresse IP. Deuxièmement, il reproche à la loi Hadopi de sanctionner les internautes sans décision préalable de justice (rejoignant ainsi la position de la majorité des députés européens). Enfin, il craint que les réseaux peer to peer cryptés (Il semble connaitre la définition ndlr) se multiplient et propagent des fichiers hautement plus dérangeants que des oeuvres musicales ou cinématographiques.
Et j’ai rêvé que Nonce Paolini en parlait le lendemain à Christine Albanel et Françoise de Panafieu ; que du coup le texte Hadopi était retiré au profit d’un texte au titre bien plus réjouissant “Création culturelle : faciliter l’accès à la culture sur internet, dans la rue, dans les salles de concert, dans les bars, …”
Pour ceux qui veulent un florilège de ces commentaires, certains ont été reproduits sur cette page (un gus dans son garage qui à l'aide d'un script récupère tous les posts avant le couik)
Car la polémique autour de cette affaire de "relations incestueuses entre le pouvoir et la chaîne de Bouygues", comme le déclare le syndicat SNJ-CGT de TF1, embarrasse et agace.
Toute ressemblance entre ce dessin et un bon gros scandale médiatique ne serait bien entendu que fortuit.
La vidéo dure 15 minutes mais elle est édifiante. Le député Bloche commence par un rappel des faits. Un cadre de TF1 aurait été licencié parce qu'il avait exprimé « une opinion dans une correspondance privée et que jusqu'à présent, il n'existe pas de délit pour l'expression d'une opinion dans un cadre privé (...). » Il aurait adressé à la députée UMP Françoise de Panafieu un mail critique sur la loi Hadopi. Panafieu l'aurait transféré au Ministère de la Culture. Lequel aurait dénoncé ledit cadre à la direction juridique de TF1.
L'UPFI et la Sacem finissent par se ranger publiquement à l'idée d'abroger la loi Création et Internet et de soumettre les FAI au paiement d'une redevance pour copie privée. Un telle mesure pourrait rapporter près d'un milliard d'euros par an aux filières de la création. Nicolas Sarkozy charge Jack Lang d'une mission de concertation entre tous les acteurs concernés.
Flashrom est un utilitaire en GPLv2 permettant d'accéder (en lecture ou en écriture) à des mémoires flash, principalement pour mettre à jour des BIOS.
Dans un univers numérique marqué par l’immédiateté, l’abolition des distances et le mythe de la gratuité, l’entêtement de certains à vouloir prolonger à l’excès la durée du droit des interprètes et à céder aux sirènes d’une économie de rente n’est pas de nature à servir la cause qu’ils sont censés porter, celle des artistes et des créateurs.
À moins de miracle, le gouvernement va continuer dans son entêtement autistique jusqu'à l'adoption de la loi dite HADOPI instaurant une surveillance généralisée des échanges de fichiers sur Internet en France.
Que va-t'il se passer ?
Tous seront suspectés, climat psychologique d'insécurité provoqué par l'État, en contradiction avec son rôle.
Mardi 12 mai, il y aura le vote solennel au sein de l’Assemblée nationale. Cette procédure, particulière, permettra à chaque citoyen de voir la position prise par « son » député sur ce texte. En effet, tous les noms apparaîtront une heure après le scrutin, dans la catégorie Scrutin public du site de l’AN. De par cette publicité, il y a un risque qu’un certain nombre de députés oublient d’être là.
Ensuite ? Si le vote est négatif, le projet de loi est mort. Si le vote est positif, il partira illico au Sénat, le jour même.
Et dans l’histoire, les coûts sont moindres et il n’y a pas répartition de ces bénéfices supplémentaires entre les auteurs et les majors. C’est les majors qui se mettent tout dans la poche donc c’est pour cela qu’ils se battent autant pour que rien ne bouge et surtout que les auteurs ne comprennent pas comment ils se font avoir.
Quelques explications bien utiles sur les opérateur avancés des expressions régulières (y compris, sur comment commenter une expression régulière).
près l'épisode de la semaine passée qui voyait les députés UMP, ceux qui sont contre la loi HADOPI, privés de temps de parole, voici que l'on apprend donc que le groupe UMP fait pression sur les députés plus hésitants, convoqués et sommés de voter une loi dont qu'ils savent mauvaise et difficilement applicable. Des députés qui ont aussi été menacés par Jean-François Copé et Roger Karoutchi de sanctions financières en cas de désobeissance et de vote contre la loi HADOPI !
L'essentiel des débats, initiatives, réactions et autres prises de position concernant la loi "Création et Internet" (Hadopi)
Mais elle est aussi juridiquement aberrante, ce qui caractérise le prix Busiris, qui récompense l'invocation à tort et à travers du droit pour justifier une position purement politique.
Le Groupe TF1 a toujours manifesté une position de soutien au projet de loi " Création et Internet " HADOPI pour mettre en place un système de réponse graduée contre le piratage.
TF1 est le seul groupe audiovisuel à avoir engagé des procédures contre le piratage de ses oeuvres et pour défendre la création et la production françaises ainsi que les intérêts des ayants-droits.
C'est dans ce contexte que les prises de position particulièrement radicales exprimées publiquement à plusieurs reprises, en cette qualité, par le Responsable du Pôle Innovation Web de TF1, ont conduit l'entreprise à se séparer de ce responsable pour deux raisons :
- elles sont contraires aux déclarations officielles du groupe TF1, notoirement en faveur de cette loi,
- elles sont incompatibles avec ses responsabilités au sein d'e-TF1, filiale du groupe en charge, également, de la lutte contre le piratage sur internet.
Oui, je crois fermement à l’émergence d’un modèle d’avenir pour le Web, modèle qui sera plus responsable, plus respectueux des droits patrimoniaux des artistes et de leurs vecteurs promotionnels, mais aussi plus ouvert aux messages civiques émanant de la puissance publique ou de firmes garantes de l’intérêt général, comme l’est TF1.
Un soir, un renard arrive dans un petit village habité par des animaux. Il porte un sac sur son dos, et frappe à la porte d'une maison habitée par une poule. La poule, craintive, hésite à lui ouvrir la porte. Mais le renard a l'air inoffensif et commence à lui parler de la soupe au caillou, une soupe délicieuse, affirme-t-il. La poule ouvre la porte, et accepte de faire avec le renard une soupe au caillou.
A l'heure où Hadopi est d'actualité, on constate à quel point le choc entre la vieille économie, celle du matériel et la nouvelle, celle des idées donne lieu à des affrontements à tous les niveaux (au niveau législatif pour Hadopi, économique pour les majors de l'industrie du divertissement de masse). On voit bien les tentatives désespérées de recréer de la rareté dans un monde où l'abondance est la règle.