Analse de son discours de Nîmes
Le discours de Nicolas Sarkozy à Nîmes « a lancé » la campagne de l’UMP. Le parti du Président de la République nous offre une vision de l’Europe où ce sont les chefs d’Etats et de Gouvernements qui décident. Dommage pour une élection où nous votons pour les représentants des citoyens au Parlement européen.
En tout état de cause, si le texte est adopté, les députés socialistes saisiront le Conseil constitutionnel avant sa promulgation par Nicolas Sarkozy. Les sages auront alors un mois pour rendre leur avis.
M. Jean-Frédéric Poisson (FRS).
Une fois levées ces deux interrogations, ce dispositif apparaîtra probablement comme la meilleure des solutions possibles dans un univers auquel la notion même de contrôle est encore très étrangère. Pour ma part, je ne trouve pas scandaleux de sanctionner, après deux avertissements, des personnes qui ne respectent pas le droit. Le fait qu’une infraction soit commise par un grand nombre de personnes simultanément, à l’aide de moyens modernes et difficilement contrôlables, ne la rend pas grave dans son principe.
Il n’est pas mauvais d’instaurer un peu de régulation dans un monde largement dérégulé – pour reprendre l’expression de notre collègue Brottes. Nous avons eu l’occasion d’en débattre sur d’autres sujets ; il est légitime de le faire aussi sur celui qui nous occupe aujourd’hui.
Les rapporteurs ont eu raison de rappeler la valeur de la propriété individuelle et artistique. Le principe de la sanction graduée me semble pertinent.
Le régime que nous avons aujourd’hui est un obstacle à la créativité, et plus important encore, est incompatible avec le droit à la communication privée. La seule manière pour tenter d'arrêter le partage de fichiers est de laisser la possibilité au gouvernement de surveiller toutes les communications privées sur Internet.
Cela signifie que nous devons sacrifier nos droits, ceux de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme qui dit que nous avons « droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ». Cela signifierait renoncer à nos libertés fondamentales afin de soutenir un vieux système économique entièrement dépassé au profit de quelques grands majors américaines du cinéma et de la musique.
C'est une honte pour l'Europe que d’avoir des dirigeants politiques, y compris le président Sarkozy, qui soient prêts à vendre nos libertés civiles pour être de mèche avec les représentants de l'industrie du droit d'auteur.
Pour le reste, le texte présente toujours des trappes : obligation d’installer des logiciels mouchards payants et non interopérables, mise en place d’une autorité administrative aux pouvoirs exorbitants, des engagements économiques chiffrés à plus de 200 millions d’euros par les FAI, alors que le volet de l’offre légale est le parent pauvre de ce texte, etc. On pourra retrouver la liste détaillée de ces points noirs.
Pour cloner un disque virtuel (.VDI) on ne peut pas se contenter de faire une simple copie de fichier.
La raison en est que le Gestionnaire de supports virtuels refuse d’enregistrer un disque virtuel existant si son UUID correspond à celui d’un disque virtuel déjà enregistré.
"Ce qui me frappe, c'est le sentiment d'impunité qui n'existait pas à ce niveau dans notre bonne vieille République avant l'élection de Nicolas Sarkozy"
Un cours de typographie orienté hommes de loi (où l'on apprends qu'une bonne typo peut faciliter l'application de la loi).
Albanel a du culot. Il fallait accepter cette démission. Décidément, Albanel et son cabinet n'ont vraiment aucun honneur.
the incestuous relationship between his government and TF1
les fameux 100 millions d'euros ne couvrent que les frais des développements techniques nécessaires pour la mise en place de la suspension, mais non les coûts correspondant aux demandes d'identification des internautes, envoi de mails, mise en place de la blacklist, coût de la solution technique pour l'industrialisation des systèmes d'information afin de répondre aux demandes d'identification des internautes ... qui excèderont également et de très loin les 100 millions d'euros
HADOPI ayant été suffisamment médiatisée, l'opposition estime que c'est un cheval de bataille intéressant pour les Européennes...
Pourquoi la députée UMP Françoise de Panafieu est-elle (pour le moment) épargnée par la polémique, alors qu'elle a transmis au gouvernement le courrier envoyé par un citoyen de sa circonscription, contre le respect du secret de la correspondance (qui n'a pas à être explicitement demandé par l'expéditeur) et contre la séparation des pouvoirs entre le législateur et l'exécutif ?
Pourquoi, si Françoise de Panafieu assure qu'elle ne cherchait pas à dénoncer M. Bourreau-Guggenheim et obtenir sa tête, n'a-t-elle pas encore publié l'intégralité du mail qu'elle a envoyé au cabinet de Christine Albanel, pour faire taire les soupçons ?
Nous ne sommes sans doute même pas à la fin de la crise bancaire, seulement dans l'absorption du premier choc, mais la crise économique commence à peine et il n'y a aucune chance que les énormes déséquilibres en jeu ne provoquent pas, à plus ou moins court terme, un effondrement global qu'on n'aura plus les moyens d'éviter.
L’article “Loi Hadopi” de Wikipedia est consulté chaque jour plus de 2000 fois et a enregistré le 9 avril, lors du rejet surprise en première lecture à l’Assemblée, un pic de 17.000 visites. La tentation doit être grande, au ministère, d’y apporter quelques retouches pour mieux coller avec la ligne officielle.
C'est déjà navrant de savoir qu'un employeur peut être viré pour ce qu'il pense et exprime à titre privé (en violation directe des droits de l'homme). En plus, TF1 a commencé à se justifier sur son site (65 000 vues au moment où j'écris ce billet). Les commentaires étant ouverts et modérés a posteriori (après publication), les internautes se sont déchaîné contre la chaîne dont le métier est de "vendre du temps de cerveau humain disponible". Bien évidemment, les modérateurs suppriment un a un les commentaires polémiques. Tout au long de la journée, c'est une bataille entre modérateurs et commentateurs : les commentaires sont publiés puis retirés au bout de quelques minutes.
Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d’Etat à l’économie numérique était l’invité ce week end de l’émission « Plein Ecran » sur LCI. Elle est revenue sur la loi Hadopi dont elle considère qu’elle ne règle pas tous les problèmes. Selon elle, il est primordial de développer l’offre légale et de trouver un nouveau modèle économique pour la rémunération des artistes.
C'est une violation claire de ses engagements, d'autant plus pernicieuse qu'avant l'affaire Bourreau-Guggenheim, TF1 n'avait jamais dit explicitement qu'elle défendait la loi Création et Internet. Elle a donc manipulé l'opinion publique dans l'espoir de protéger ses propres intérêts. Pourtant la convention du 31 mai 2008, qui définit les conditions dans lesquelles le CSA cède à TF1 l'exploitation de certaines ondes hertziennes, impose à la chaîne de "veille(r) à ce que les émissions d'information politique et générale qu'elle diffuse soient réalisées dans des conditions qui garantissent l'indépendance de l'information, notamment à l'égard des intérêts économiques de ses actionnaires".
"Dans le cadre des informations demandées par Christine Albanel relatives à l'e-mail de M. Jérôme Bourreau, il est apparu qu'une copie de ce document (...) a bien été transmise à la chaîne TF1 à la fin du mois de février par l'un de ses collaborateurs", a-t-on indiqué au ministère. "Christine Albanel a déploré cet envoi, qu'elle considère comme une erreur regrettable. Elle a refusé la démission que lui a remise ce collaborateur et a décidé de le suspendre de ses fonctions présentes pendant une durée d'un mois."
Lors de la révélation de cette affaire par le journal Libération, jeudi, Mme Albanel avait affirmé "n'avoir jamais contacté la direction de TF1 pour s'immiscer dans la politique de gestion du personnel de la chaîne". "A ma connaissance, rien n'a été transmis" à la direction de TF1, avait-elle ajouté.
D'après Torregano, le départ de Christophe Tardieu - imminent - devrait être un peu "habillé" pour ne pas éveiller l'attention.
À suivre...