Heureusement, les textes ne sont pas faits que de similitudes. Ainsi, le discours du 19 février 2009 nous apprend que "la seule réponse à cette crise alimentaire mondiale est donc de doubler la production alimentaire d’ici à 2050 tout en préservant la planète" tandis que celui du 27 octobre 2009 laisse entendre que "la seule réponse à cette crise alimentaire mondiale consistera d’augmenter de 70% la production d’ici à 2050 tout en préservant la planète".
Doubler, c'est +100%, pas +70%. Voilà qui est différent...
Les trois discours sont consultables sur le site de La Présidence de La République
Rappel des faits :
Jean Sarkozy, 23 ans, aucun diplôme, marque au compteur 2 années de droit, se voit offrir sur un plateau d’argent une place de président de l’EPAD, organisme public de développement qui gère le centre d’affaires de la Défense.
La vidéo de la campagne de Sarkozy est poilante/navrante vis à vis des faits
Dans un article publié ce jour, Libération confirme ce que nous indiquions sur les conclusions déjà toutes trouvées de la mission Zelnick. "C’est un secret de polichinelle", écrit notre confrère qui a interrogé le producteur, "la question de la taxation des fournisseurs d’accès et des moteurs de recherche sera bien au cœur des travaux de cette mission chargée de donner une autre image des industries culturelles auprès des internautes". La licence musique proposée par Laurent Petitgirard devrait trouver un écho favorable entre gens consentants.
Nous aurons alors au moins cinq candidats venus du parti socialiste (Ségolène Royal, Martine Aubry, Vincent Peillon, Manuel Vals et Arnaud Montebourg) pendant que quelques-uns des meilleurs (Dominique Strauss Kahn et Laurent Fabius) s’abstiendront, permettant à Olivier Besancenot d’etre présent au deuxième tour face à Nicolas Sarkozy, qui sera alors réélu avec 80% des voix.
Cet épisode est intéressant à deux titres.
- Il montre d'abord la relative impuissance de l'appareil gouvernemental à résister aux demandes fortes des lobbies, même quand elles sont irrationnelles ou politiquement contestables.
- Mais a coté, il montre que des contre-pouvoirs existent toujours, et qu'un projet qui pose réellement problème, finalement, ne passe pas les obstacles.
"Ils sont puissants et puis ils nous divertissent, ça évite de réfléchir quand on regarde la Une"
Le dossier est piloté directement par l'Elysée, Nicolas Sarkozy ayant assuré lundi à Versailles qu'il souhaitait aller "jusqu'au bout" avec l'Hadopi.
C'est-à-dire jusqu'à la dissolution du Conseil constitutionnel ?
Comment peut-on accepter que les règles qu’on tente de nous imposer sur Internet ne soient faites que pour entraver notre liberté ? En nous disant défendre le droit d’auteur, c’est un énorme mensonge qu’on nous sert, dont l’objectif est de contrôler l’incontrôlable… Pure utopie, perte d’argent et perte de nos libertés…
C’est justement en voulant aller « jusqu’au bout » qu’on en vient à franchir les barrières de la constitutionnalité, à violer l’article 11 de la déclaration des droits de l’homme ou le principe de la présomption d’innocence puisque le projet instituait une présomption de culpabilité, comme ce fut tant et tant de fois dénoncé par les adversaires, non des droits d’auteur mais du système Hadopi. Avec les multiples limites imposées par le Conseil constitutionnel, le chef de l’Etat ira certes « jusqu’au bout », mais son terrain d’action est finalement réduit à peau de chagrin faute d’avoir voulu explorer des voies nettement plus pacifiques et enrichissantes pour les ressources des ayants droit. Finalement, on se dit que le seul gain dans Hadopi aura surtout été de confronter deux blocs, celui des artistes et des consommateurs...
L’actualité est une nouvelle fois revisitée dans ce clip musical en vidéo avec Nicolas Sarkozy comme acteur principal avec un humour décapant!
"En faisant référence à la Déclaration de 1789, on est pas dans l'ordre du juridique, mais dans l'ordre de la philosophie politique."
Ça donne une idée des objectifs présidentiels...
Quoi qu’il en soit, le dessein d’une "régulation" globale voulue par le gouvernement sur Internet se poursuit sans qu’on ait une réelle idée de ses limites.
Cette décision donne raison, a posteriori, aux députés socialistes qui s’étaient mobilisés contre la loi au risque de se fâcher avec une partie de leur électorat traditionnel et avec les artistes. Le Conseil a en effet constaté, qu’en faisant ça, ils protégeaient la constitution.
Pourquoi le parti socialiste en tire si peu victoire ?
Aujourd’hui, politiquement, il vaut mieux cirer les pompes des artistes que défendre cette loi. Des artistes, qui, ne se rendent pas compte qu’ils sont en train de se mettre leur public à dos. Et je ne connais pas d’industries qui aient résisté à ça.
A mon retour, je reçois le soutien de mes voisins et j'apprends que plusieurs personnes ont vu la scène et sont prêts à témoigner. Bien sûr, je ne vais pas en rester là et j'ai d'ores et déjà pris un avocat pour engager une procédure.
a riposte graduée est finalement enterrée. Il ne reste qu'une immense machine à spams pour les industries du divertissement et payée par le contribuable. Mais cela ne marque pas la fin de la volonté de Nicolas Sarkozy de contrôler Internet.
Une vision depuis la suisse de l'hyper-Président Sarkozy.
L’homme dit avoir trouvé cette plainte « grotesque » et se demande si Nadine Morano « n’a rien d’autre à faire que de déposer des plaintes, au lieu de s’occuper des problèmes des Français ».
Un homme qui se dit outré d’imaginer qu’un policier puisse se déplacer de Paris jusqu'à chez lui pour une « audition de 30 minutes » :
« Qui va payer ça ? Ben les contribuables, bien sûr ! Voilà du bel argent public jeté par les fenêtres » confie t-il.
« Mme Morano en a assez d'être insultée. Sa qualité de ministre n'a rien à voir avec sa plainte. Elle ne le serait pas, ce serait pareil. »
==> Sauf qu'elle porte plainte contre X pour « injures publiques envers un membre du ministère »...
François Bayrou ne s’y est pas trompé, puisqu’il vient de marteler juste après que ce nouvel incident ne soit connu : "le climat que l’on est train de créer entraine un certains nombre de dérives, et c’est le climat qui en est responsable". L’opinion publique commence à bouger sur ce thème, et elle est de plus en plus choquée par les méthodes utilisées. L’insécurité est donc en train de devenir un sujet porteur..mais pas pour les raisons stratégiques qu’utilise l’Elysée et l’UMP à des fins électorales. L’insécurité et les méthodes utilisées sont désormais devenues un sujet porteur pour l’opposition.