Et les ayants droits qui auraient pu toucher 5€/mois et par abonné à Internet verront cette "manne" aller aux Tunnels encryptés.
Cette analyse ne plait pas aux représentants de l'industrie du cinéma, qui estiment que l'environnement de "l'informatique dans les nuages" permet justement de contrôler les copies qui n'étaient pas contrôlables dans l'environnement matériel. Pour eux, reconnaître l'exception copie privée dans le cloud revient à déposséder l'industrie audiovisuelle d'un pouvoir de négociation des conditions d'utilisations successives des oeuvres vendues sous licence aux utilisateurs. Ils veulent interdire toute copie, privée ou non, sauf si l'utilisateur ou la plateforme paye une licence étendue.
Plutôt que d’essayer à toute force de recréer des frontières disparues, et si l’objectif est réellement de promouvoir la diversité culturelle, alors il me semble que l’urgence n’est pas de persister dans des modèles établis au siècle dernier mais de revoir de fond en comble la façon dont le droit d’auteur est protégé.
Pourtant, d’un point de vue éthique, le copyfraud est aussi grave que le piratage. Privatiser le domaine public n’implique pas un préjudice pour un particulier ou une entreprise, mais pour tout le monde. On porte atteinte au patrimoine commun d’une collectivité, voire de l’humanité.
Quelques mythes sur le Copyright.
Par exemple, saviez-vous que seulement 2% du revenu des artistes venait de la perception de droits d'auteurs ?
Selon Electron Libre, Aurélie Filippetti se serait vue "recadrée" après ses sorties contre le bilan de l'Hadopi, et surtout contre le Centre National de la Musique (CNM) qu'elle a décidé d'enterrer, au grand désarroi de la filière. La ministre de la Culture, qui avait détonné dans l'histoire récente de son ministère, devrait désormais obéir aux règles traditionnelles de la maison.
Car ce qu'oublie de dire Pascal Nègre, c'est qu'une maison de disques ne reverse aux artistes qu'elle signe que 7 ou 8 % du prix du net hors-taxe des chansons qu'elle vend. Peut-être 10 % pour les artistes qui ont le plus de renommée. Or en s'auto-produisant, les groupes conservent l'essentiel du chiffre d'affaires. Une différence de taille qui leur permet de gagner au moins autant, en vendant beaucoup moins. Ou de gagner largement plus, en vendant autant.
Ajoutons, pour relayer les remarques en commentaires, que cela revient à conseiller aux conjoints d'avoir chacun leur abonnement à internet. Quelle bonne idée ! Avec un abonnement supplémentaire à 20 euros par mois, soit 240 euros par an, il restera certainement encore beaucoup de sous aux ménages pour se payer les contenus de l'offre légale
En matière d'accès à internet, lorsque c'est l'homme qui signe le contrat, la femme est sous tutelle. De quoi raviver de vieux souvenirs. Jusqu'en 1965, une femme ne pouvait pas obtenir d'emploi sans l'autorisation de son mari. Et jusqu'en 1975, le mari avait le droit de contrôler les correspondances de sa femme. Pour éviter qu'un conjoint se trouve dans l'obligation de surveiller l'utilisation que fait l'autre d'internet, il faudrait avoir la même règle avec l'accès à interne qu'avec les brosses à dents : chacun le siens !
On rappelle que l’Hadopi, dont c’était pourtant le rôle, n’a jamais publié la moindre solution de sécurisation qui aurait permis à l’abonné de prouver sa bonne foi, et d’être potentiellement innocenté. Le quadragénaire de Lepuix-Gy se retrouve ainsi condamné, reconnu coupable d’avoir oublié d’installer un outil qui n’a jamais existé...
Mais Aurélie Filippetti ne l'entend pas de la même oreille, et attaque dans une interview au Monde. "Les pratiques ont évolué, et pas seulement en France, aux Etats-Unis également (où n'existe pas de riposte graduée, ndlr) cela pour dire que ce n'est pas la loi Hadopi qui a fait changer les internautes", tacle-t-elle. Elle ne reconnaît même pas à l'Hadopi les mérites du label PUR, seule véritable action entreprise par la Haute Autorité pour tenter de développer l'offre légale en France. "Partout, l'offre légale s'est développée", fait remarquer la ministre de la Culture.
TELECHARGEMENT - Sur le top 10 des films les plus téléchargés illégalement en 2011, devinez combien sont disponibles de manière légale en ligne ? Zéro pour les États-Unis.
12 millions d'euros annuels et 60 agents, c'est cher pour envoyer un million d'e-mails
On y apprend par exemple, que si tous les gens qui ont téléchargé The Avengers avaient acheté un ticket de cinéma (ce qu'ils ont d'ailleurs surement fait pour la plupart), les revenus sur le film n'auraient augmenté que de 0,5%. Autre exemple édifiant, celui de la RIAA qui demande en moyenne, 150 000 $ de dédommagement pour chaque chanson piraté... soit 5 fois plus que ce qu'une personne normale achète en musique durant toute sa vie. Dingue !
Le plus drôle là-dedans, c'est que les ayants droit, désespérés, réclament aussi que Chilling Effects soit retiré des résultats du moteur de recherche de Google, comme le prouve cette demande DMCA.
L'AIMSA est un site légal et Gratuit non affilié à l'Hadopi L'AIMSA ne brasse pas d'argent L'AIMSA s'occupe de culture L'AIMSA a été crée pour mettre des bâtons dans les roues des lobbies qui ont dicté l'Hadopi aux politiques et ont pris en otage la musique avec pour seul objectif de faire de l'argent pour leurs dirigeants L'AIMSA a été crée pour démocratiser l'accès à vos oreilles pour tous les artistes hors système (SACEM - SPRE - FM -MAJORS) L'AIMSA c'est un nouveau système de diffusion en marge du système en place depuis des années qui prend les mélomanes pour des vaches à lait et les artistes pour des imbéciles L'AIMSA a pour seules ressources les dons des membres de son bureau qui sont plus mécènes que bénévoles et les dons éventuels de ses membres L'AIMSA affiche ses comptes à la ligne pour tout Internaute en toute transparence sur son Forum Bienvenu à l'AIMSA !
On a pris l’habitude et allez donc expliquer à un gamin que ce qu’il crée lui doit rapporter du fric à Blogger.com, mais qu’il doit payer pour voir les créations des artistes officiels. C’est avec le Web 2.0 que le droit d’auteur est mort dans l’esprit des gens, pas avec le piratage.
A l'instar des radars routiers, le président de la Sacem demande que l'Hadopi nouvelle génération soit beaucoup plus musclée que la version actuelle, en envoyant les sanctions sans prendre la peine d'avertir au préalable l'abonné. Faute de résultats concrets de la loi Hadopi, la surenchère commence.
Ainsi en faisant appel d’un jugement rendu sur des bases insuffisantes, en ma faveur, ce n’est pas tant le verdict que je remets en question, mais son corollaire qui conduit à légitimer un système inique. Un système qui s’appuie sans hésitation sur des pratiques douteuses. Des pratiques qui doivent être sanctionnées sitôt qu’elles surgissent avant qu’elles ne fassent école, parce qu’elles sont dangereuses. Elles n’augurent rien de bon en effet quant à leurs conséquences délétères dans le temps.
En l’état, si ce jugement devait faire autorité dans des cas similaires, aucun employé n’aurait plus la possibilité de s’exprimer sur les enjeux de société - en son nom propre, en dehors du cadre de son travail - sans l’accord explicite de son employeur. C’est là, dans cette curieuse confusion entre citoyen et salarié, qu’en mettant en danger le second, on muselle plus efficacement et sans rien dire le premier.
Enfin, politiquement, cette opposition revient à nier que la France soit un pays capitaliste, en laissant entendre que, contrairement au mythique « monde anglo-saxon », notre système à nous échapperait aux lois d'airain de l'argent. Je sais que certains créateurs préfèrent vivre d'illusions mais ils devraient faire face à la réalité : ils sont des prolétaires et, comme tels, n'ont aucun droit.
L'opposition droit d'auteur contre copyright est donc juste de l'écran de fumée idéologique.