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Le droit d’auteur ne défend plus les auteurs car il a été détourné de son but initial. Maintenant, il défend les portes-feuilles.
En clair, les artistes ayant signé avec Jamendo ne toucheraient aucun centime. Un comble ! Seule façon d’éviter ce sort : que Jamendo, comme les autres plateformes concurrentes, donnent les listings de diffusion et que les artistes concernés se manifestent auprès des sociétés de gestion collective pour réclamer leur dû. Problème : pas simple d'assurer une telle collaboration quand le principe même de Jamendo est de se couper du lien ombilical avec les sociétés de gestion collective, critiquant au passage la transparence de leurs flux.
Universal est en train de changer de business, et doit pour cela diffuser auprès du plus grand nombre les musiques de ses artistes sous contrat, au risque de les brader sans qu’ils ne puissent toucher un kopek des revenus dégagés grâce à eux.
Sauf que le droit d’auteur ne fait pas vivre les artistes.
Cette personne risque clairement sa vie, livré par Google sur l’autel du Copyreich. Vous comprenez maintenant pourquoi même quand on n'a rien à se reprocher, préserver la vie privée c'est vital ?
Le jugeant libre de droit, l'encyclopédie participative Wikipedia refuse de retirer le cliché qu'un singe a pris en appuyant lui-même sur le déclencheur. Le photographe propriétaire de l'appareil-photo envisage une action en justice pour faire valoir un droit d'auteur.
J’ai donc des droits, mais je ne suis pas propriétaire de ce que j’ai accepté de diffuser. Lire, c’est copier. Si j’étais propriétaire de mes textes, « Lire, serait voler. » Je ne suis qu’un auteur.
Peu importe la licence, l’utilisateur doit toujours indiquer le nom de l’auteur, l’année et la source du média. La licence Creative commons la plus ouverte n’échappe pas à ce principe élémentaire pour éviter le plagiat.
Le bureau de l'Assemblée Nationale a enregistré jeudi la proposition de loi d'Isabelle Attard sur la consécration d'un domaine public, remis au coeur du droit d'auteur. ==> Il est malheureusement évident que cette proposition de loi va être torpiller. Dommage !
Navrant ! Le droit d'auteur est vraiment une merde infâme !
Il est donc tout à fait absurde de dire que les droits de copie ou d’auteur sont nécessaires pour la perpétuation de la culture alors que ça a toujours été un outil de lutte contre, justement, la diversité culturelle.
De la même façon qu'un pigiste n'est pas franchement « libre » d'écrire ce qu'il veut et comme il veut, un programmeur est avant tout au service de celui qui l'emploie (hiérarchie ou client). Mais comme en poésie, il existe cent manières de réaliser une tâche en programmation, d'où une certaine liberté.
OK, les artistes et créateurs doivent pouvoir vivre de leur art, mais est-ce que ça doit forcément passer par des moyens qui font chier l’utilisateur ?
Chaque image gratuite ou payante est soumise à une licence.
Pour vous y retrouver facilement voici un tableau synthétisant ce que vous pouvez faire ou ne pas faire licence par licence.
Si jamais vous diffusez un document à fort potentiel de buzz, ne le faites jamais sans l’éditorialiser au préalable et donner VOTRE point de vue (et pas en un tweet ou un statut Facebook).
Si vous avez des droits de copyright ou de création sur un élément figurant sur ce site, merci de nous le signaler et nous enlèverons immédiatement l’élément posant problème ; ou si vous acceptez généreusement son maintien sur le site, merci de nous faire parvenir l’autorisation adéquate.
La RIAA mise évidemment sur les ressources financières limitées de Jammie Thomas-Rasset pour l'inciter à coopérer. Mais c'était sans compter la fierté de l'intéressée. Interrogée, elle a indiqué qu'elle ne comptait pas participer à une quelconque opération médiatique organisée par la RIAA. À l'entendre, elle préfère encore se déclarer en faillite personnelle.
Ce livre est un livre de remix. Il compile des argumentaires et revendications portés par différentes associations et collectifs français. Il n’est pas nécessaire de le lire dans l’ordre.
Les développeurs de logiciel, les fonctionnaires des services administratifs, les consommateurs de biens culturels, les professeurs d'université ou encore les défenseurs de la liberté d'expression ont tout à gagner à une réforme du droit d'auteur. Les artistes aussi. Les seuls perdants sont les grandes boîtes de production qui vivent de leurs rentes du siècle dernier en criminalisant les internautes.
«Or, personne ne semble s’en indigner. Mon but est avant tout de faire cesser les exploitations que je n’ai pas acceptées et qui comportent des dérives évidentes (dénaturation et absence de crédit de mon œuvre essentiellement, système de plus en plus marchand).
«Les Restos du cœur ont gratuitement bénéficié et plus que largement de cette photographie depuis vingt-six ans. Je continue à autoriser gratuitement l’association des Restos du cœur à utiliser ma photographie sans modification et créditée sur les lieux de distribution de repas : c’était mon engagement initial et je m’y tiens. Je demande aux Restos du cœur et aux exploitants que j’ai assignés de le respecter.»