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La volonté d'y inclure ce qui relève de la mise à disposition de contenus sur Internet dont l'accès est volontaire de la part de l'utilisateur risque de rendre la notion de pression psychologique bien trop extensible et, appliquée éventuellement dans l'avenir à d'autres opinions, de devenir une source de dérives importante.
En censurant les sites internet pro-vie, le gouvernement veut maîtriser toute la communication sur l'avortement. Mais cette information officielle est-elle vraiment neutre et objective ?
Autrement dit, ce qui sera permis pour les sites, c'est de propager "des allégations, indications de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but incitatif, sur les caractéristiques ou les conséquences médicales d’une interruption volontaire de grossesse "
A la censure s’ajoutera l’auto-censure. Mécanique classique en matière d’opinion.
Pour comprendre ça, il faut voir où est tombée la classe politique. Plus elle abandonne ses responsabilités proprement "politiques", c'est-à-dire régaliennes [*], plus elle se replie sur le domaine des moeurs. Ce n'est pas son domaine légitime. Mais elle croit trouver ainsi une nouvelle justification à son existence. Dans ses nouveaux éléments de langage, les "valeurs de la République" ne parlent plus de la République (celle de Péguy ou même de Jaurès) : elles se confondent avec des "tendances sociétales".
Le terme "sociétal" ne désigne pas la société, mais l'idée qu'on s'en fait dans certains milieux
Or, un sujet si grave ne peut être enfermé dans des postures militantes.
En fait, la proposition de créer un délit d’entrave numérique à l’interruption volontaire de grossesse contribuerait à rendre cet acte de moins en moins « volontaire », c’est-à-dire de moins en moins libre.
En 1974 déjà, Simone Veil affirmait la nécessité de ne pas confondre l'avortement, "que la société tolère mais qu'elle ne saurait ni prendre en charge ni encourager", avec la contraception.
Offrir à tous la possibilité de parler et d’être écouté après une grossesse qui n’a pas été menée à son terme
Car relevons aussi ceci : le gouvernement n’a pas omis de prévoir que le délit ne visera que les allégations ou présentations faussées pour induire en erreur dans un but dissuasif. Les présentations faussées pour induire en erreur les femmes dans un but incitatif ne seront en revanche pas concernées. Ce n’est pas une boutade de ma part : si le gouvernement le prévoit, c’est afin d’éviter que les sites officiels, ceux du Planning Familial, se retrouvent poursuivis par telle ou telle association.
Contrairement à ce que prétend la ministre, c’est bel et bien la liberté d’expression qui se retrouvera sous le coup d’une entrave. Une entrave publique, étatique.
Il faut le dire, sans emphase, parce que ce n’est qu’un constat objectif, appuyé sur l’enseignement des années passées : le gouvernement veut faire taire tout site d’information alternatif sur l’avortement.
On observe donc que l’interdiction de l’avortement n’est pas cause d’une plus grande mortalité, mais que l’on peut même observer le contraire
Le site ivg.social-sante.gouv.fr, comme de nombreux sites de propagande sur l’avortement, est donc un site diffusant des informations orientées et/ou fausses, dans le but de tromper les femmes sur la réalité de l’avortement. Il est donc temps que des personnes qui semblent vouloir faire cesser la désinformation sur le sujet, comme Laurence Rossignol, prennent toutes les mesures pour faire fermer ce site dans les plus bref délais !
« Le médecin ne satisfaisant pas à cette neutralité pourra faire l’objet de poursuites judiciaires pour non-assistance à personne en danger, dès lors qu’il n’aura pas tenu compte de la gravité des séquelles d’un avortement sur une personne fragile en négligeant de l’en avertir. »
Toutes les informations sur l'IVG dont vous avez besoin : Médicales, psychologiques, juridiques ou sociales. Une équipe à votre ecoute, 7 j/7 jusqu'à 20 H !
« Avec mon épouse, nous sommes retournées quelques années après au Planning familial pour dire comment on allait mal après l’avortement. Elle nous a expliqué gentiment que nous avions probablement des prédispositions défavorables. Et on était bien embarrassé parce que personne ne s’était préoccupé de savoir si on avait des prédispositions défavorables avant, et elle nous renvoyait ça après. (…) Et moi j’aimerais dire que je suis en deuil avec vous. Et que j’aurais aimé connaître ce bébé. Parce que je crois que Patrice, il nous parle de cet enfant qu’il n’a pas eu. Même si le contexte est défavorable, même s’il a eu une attitude immature ou tout ce qu’on peut lui reprocher, moi j’aurais aimé le connaître cet enfant. Et il me manque à moi aussi. »
L'étude du Dr Koch a également démontré qu'une grande partie des femmes qui considèrent l'idée d'avorter ont un profil vulnérable et sont soumises à la contrainte et la peur, qui sont les raisons de 70% des désirs d'avortement. De plus, l'étude indique également que les programmes d'aide pour les femmes en situation de vulnérabilité peuvent permettre d'empêcher la plupart des avortements clandestins. En fonction de la classe de risque, entre 69% et 94% des femmes ayant suivi le programme ont donné naissance à un enfant (avec ou sans adoption).
Ces enfants naissent pour mourir dans une agonie que l’on ne tolérerait pas s’il s’agissait d’animaux. Âmes sensibles, vous n'avez pas besoin de lire ça…
Une pétition pour conserver la souveraineté des états membres de l'UE vis-à-vis de l'avortement. Vous souhaitez que votre pays soit libre, signez !
Une étude publiée dans le British Journal of Obstetrics and Gynaecology a conclu qu'à 23 semaines de gestation, le taux d’enfants survivant à l’avortement atteint 10 %. Enfants qui sont tués dans la foulée ! Horrible !
Qu’on ne parle plus jamais du droit des femmes ! Il sont foulés au pied par une telle loi car ce sont bien les femmes qui pleurent ou qui enferment la souffrance dans leur cœur au point d’affirmer « Je vais bien merci! ».
remettre en cause à la fois l’article 16 du code civil, ainsi que l’article L.2211-2 du code de la santé publique, qui énoncent respectivement : « (que) la loi assure la primauté de la personne (et) interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie » et « qu’il ne saurait être porté atteinte à (ce) principe qu’en cas de nécessité (…) que l’accueil de l’enfant dans la société et la politique familiale sont des obligations nationales ».