Un peu d’humour à la veille de la reprise des débats Hadopi, avec les dessins de Martin Vidberg issus de son blog “L’actu en patate“.
Durant les discussions au sein de l’Assemblée nationale, mais aussi dans les médias, Christine Albanel aura connu plusieurs accidents de parcours. Morceaux choisis.
140 artistes britanniques affirment être contre la criminalisation du public téléchargeur. Ils veulent être du côté de leur public.
Madame le Ministre, laissons-donc les vieux modèles économiques mourir de leur belle mort, et construisons tous le futur, un futur qui sera supporté par un réseau à très haut débit symétrique.
"J'ai été sidéré par la vitesse avec laquelle l'information a circulé sur les réseaux", explique-t-il, confiant dans la foulée une anecdote illustrant ce "phénomène d'interactivité" où des internautes suivaient les débats en direct sur de nombreux sites. "Des gens très spécialisés m'envoyaient des mails pendant les débats en me signalant les contre-vérités expliquées par la ministre, dit-il. Mon assistante les imprimait et me les amenait dans l'Hémicycle."
"Vous n'aimez pas la musique contemporaine ?
- Non." (C. Albanel, France Inter)
Absurde parce que les vrais artistes n’ont rien à perdre à faire connaitre leurs œuvres, ce qui leur attirent de nouveaux spectateurs et les protègent, à terme, contre l’oubli.
Scandaleuse surtout parce que, pour une fois qu’on pouvait donner quelque chose gratuitement à la jeunesse, première victime de la crise, voilà qu’on préfère engraisser les majors de la musique et du cinéma, devenues aujourd’hui cyniquement, consciemment, les premiers parasites de la culture.
A la fin du 18ème siècle, les lois sur les droits d’auteurs ont été écrites pour protéger les créateurs contre les marchands. Au milieu du 19ème siècle, telle fut aussi la raison d’etre des premières sociétés d’auteurs . Voilà qu’on prétend les utiliser pour protéger les marchands contre les créateurs !
Je déclare que je suis l’un d’entre-eux.
Je déclare avoir consommé, remixé ou diffusé des œuvres culturelles.
Alors, pour eux je suis un pirate.
À imprimer et afficher partout.
Pour lui, il faudrait de plus distinguer entre trois types d'œuvres:
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les œuvres fonctionnelles (logiciels, recettes de cuisine, œuvres éducatives, polices de caractères...), qui devraient être libres immédiatement;
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les œuvres d'opinion ou de témoignages, pour lesquelles il devrait y avoir un droit de copie et de modification restreint, comme actuellement, mais pas de droit de distribution commerciale de copie exacte (avant les dix ans après lesquels toute œuvre deviendrait libre)
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les œuvres d'art et de divertissement, dont des versions modifiées ne seraient autorisées que dix ans après publication, mais des copies exactes autorisées en diffusion non commerciale.
Dans la partie sur les Droits Fondamentaux sur Internet, on peut ainsi lire : « De même que chaque enfant a droit à l’enseignement, et chaque adulte à la formation permanente, chaque individu tout au long de sa vie devrait avoir le droit d’accéder à l’ordinateur et à Internet. Les gouvernements devraient garantir un tel accès, même dans les régions les plus éloignées et pour les citoyens les plus pauvres. En outre, cet accès ne doit pas être refusé en tant que "sanction" contre les infractions des citoyens. Les hommes de tous horizons, de toutes régions et de toutes cultures devraient pouvoir profiter du large éventail de services offerts par Internet. Ainsi ils pourront poursuivre leur développement personnel, nouer des relations éducatives, professionnelles et personnelles et explorer des possibilités économiques dans toute la mesure offerte par nos technologies et nos lois. »
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Bête noire de nombreux développeurs du fait de son non respect des standards, le navigateur Internet Explorer 6 est, près de huit ans après sa sortie, toujours utilisé par une partie de la population des internautes. Parti de Norvège, un vent de fronde s'élève depuis quelques jours en ligne contre ce navigateur obsolète, à l'initiative notable de quelques grands sites locaux qui, vendredi, ont reçu un soutien relativement inattendu : celui de la branche locale de Microsoft.
Une autorité (l'HADOPI), instaurée par le texte, agira sur dénonciation d'acteurs privés travaillant pour les industries du divertissement (syndicats professionnels, enquêteurs privés). L'HADOPI sera chargée, après recherche dans les données de connexions stockées par les fournisseurs d'accès, d'envoyer des courriers accusant les utilisateurs et les menaçant de sanctions. En cas de récidive, leur déconnexion d'Internet est ordonnée sans possibilité de se reconnecter pour une durée de 1 à 12 mois. Il n'est possible de contester ces accusations qu'une fois la sanction prononcée.
Ce dispositif pose de nombreuses questions d'ordre économique, technique et juridique, mais également des questions relatives au respect des droits et libertés fondamentales des citoyens.
Statistique d'audience des sites gouvernementaux français.
L'élément de base des informations que véhicule Internet, c'est l'octet. Et un octet, c'est un nombre entre 0 et 255, cela n'est intrinsèquement ni pédo-pornographique ni illégal. Parce que cela n'a aucune signification. Quand les octets forment des lettres, puis des mots, alors on peut en analyser le sens, mais quand les octets composent des images fixes ou animées, ce n'est plus possible, en tout cas pas de manière systématique pour du filtrage de contenus.
La charte ergonomique des sites internet publics a pour objet de définir un ensemble de règles ergonomiques communes aux interfaces des sites Internet publics. Elle s’inscrit dans le respect des standards du Word Wide Web Consortium (W3C) et des principes des référentiels généraux d’interopérabilité (RGI), d’accessibilité (RGAA) et de sécurité (RGS).
Le respect des principes édictés par la charte ergonomique permettra ainsi de garantir :
* un niveau minimum de confort d'utilisation et d'accessibilité, quel que soit l’émetteur du site ;
* l’homogénéité des codes visuels courants et des principes de navigation sur les sites publics ;
* l’amélioration des processus de conception et d’alimentation en contenu de ces sites par l’administration.Kassandre Prod, qui produit exclusivement des vidéos sous licences libres (ce qui a fâché Luc Besson), a publié un film sur la loi Hadopi réalisé par "Galeop & Zwibir", qui remet en contexte et analyse le projet de loi, en alertant le public sur ses effets. Baptisé French Connexion v2, le film est disponible en téléchargement sous licence Creative Commons by-nc-nd 2.0 (aux formats DivX ou Ogg).
Ensuite, le piratage n'est pas un “vol caractérisé”, expression qui ne veut rien dire. Un vol non caractérisé, ça s'appelle une relaxe, et un vol est l'appropriation frauduleuse de la chose d'autrui. Or il n'y a aucune dépossession en cas de copie illégale d'un film, ce qui exclut tout vol (il en va différemment si on vole la copie d'un film dans un supermarché sans la payer, par exemple, mais c'est le support, non l'œuvre, qui est volé, à son propriétaire, le supermarché, l'auteur ne subissant aucun préjudice).
Et si Christine Albanel faisait l'objet d'une enquête parlementaire destinée à vérifier son indépendance vis à vis des lobbys culturels lorsqu'elle défend devant le Parlement la riposte graduée et son projet de loi Création et Internet ? Numerama liste toute une série de comportements sujets à interrogations, qui tendent à mettre en doute la sincérité et l'indépendance du gouvernement sur ce dossier.