15521 shaares
Après la légalisation de la contraception, de l’avortement ou des fécondations in vitro, il s’agit en fait d’élargir toujours plus le fossé dissociant procréation et sexualité, achevant de libérer les femmes des « contraintes biologiques » liées à leurs corps. Les « raisons médicales » qui justifiaient jusqu’ici le recours à l’ensemble des techniques de procréation artificielle, en particulier le diagnostic d’une stérilité, disparaissent au profit d’un « désir social » qui devrait être pris en charge par la collectivité. Ainsi, le stockage d’ovules a pour unique objectif d’obtenir un « report sociétal » de sa grossesse afin de la programmer au moment où son déroulement gênerait le moins.