Cette semaine, le Canard Enchaîné, pointé par le site BugBrother, a son analyse acidulée sur cette situation assourdissante : « Cela valait peut-être mieux, pour éviter à son président de sombrer dans le ridicule ». Et pourquoi ? Le peu bavard Alex Türk, président de la CNIL, est aussi sénateur. Fait surprenant, cette double casquette lui a permis d'une part de participer au vote mais surtout de faire un grand écart digne du Championnat du monde de gymnastique : que ce soit en première lecture comme lors du vote final du 13 mai, Alex Türk a voté « pour » le projet Hadopi, celui-là même dont « la fiabilité des dispositifs techniques destinés à garantir la sécurité des connexions n’est pas acquise » et qui n’avait gagné que quelques « avancées » durant les débats. « La CNIL tacle l’Hadopi, son président la vote » résume Jean-Marc Manach, de BugBrother... L'explication est simple. Il y a truc : il y a deux Türk.
15528 shaares