Or, les fondements sur lesquels s'appuie cette proposition de loi sont fallacieux et "intempestifs", c'est-à-dire dépassés par les progrès récents. Qu'on en juge : J. A. Thomson, qui, en 1998, auditionné par le Sénat américain, avait entrevu les utilisations thérapeutiques des cellules souches embryonnaires humaines, mais abandonne cette voie dès 2002. Il conclut en effet que ces dernières ne pourront vraisemblablement jamais être utilisées pour traiter des patients. D'ailleurs, en quinze ans, aucun patient n'a été traité par des cellules souches embryonnaires. Comment peut-on faire référence, dans un débat parlementaire sérieux, à "des résultats scientifiques importants", affirmer que "la recherche sur les souches embryonnaires est porteuse d'espoir" et que "les résultats obtenus depuis treize ans dans le monde et depuis six ans en France sont très encourageants" ?
15522 shaares