Saint Thomas d’Aquin précise en effet que le citoyen devra pouvoir vérifier si les orientations, voire les ordres, édictés par l’autorité politique, sont conformes aux exigences du Bien commun : il doit en effet pouvoir intérioriser le commandement du Prince et en faire son propre commandement intérieur, « sinon il n’obéira pas en homme mais en animal ».
Or le Bien commun n’est pas l’addition des biens particulier, comme le stipule une conception individualiste de la vie sociale ; mais il est le Bien que tous peuvent rechercher en commun, car il garantit la dignité de toute personne humaine, sans exception, à commencer par la plus faible et la plus fragile, et s’appuie sur le caractère profondément social et solidaire de la nature humaine qui fonde l’amitié sociale et la fraternité entre tous.