En 1984, la manifestation pour l'école libre était un modèle d'organisation. Six «cerveaux» (quatre hommes et deux femmes) ont tout encadré. À leur tête: un pilote militaire à la retraite, assisté d'un colonel de réserve travaillant à l'organisation des réseaux postaux, d'un polytechnicien pour veiller à la circulation des autocars et à la réservation des trains supplémentaires. Une femme médecin était en lien avec des centaines de collègues sur le terrain, sans parler du financier de l'équipe, qui veillait à la contribution de l'enseignement catholique dans les académies. Une mécanique incroyablement huilée.
La bande à Barjot est-elle aussi disciplinée? «Peu probable», spécule un haut fonctionnaire, Place Beauvau. Mais, selon lui, «en 1984, il n'y avait pas Internet et sa fantastique capacité à fédérer les individus».