15519 shaares
« Nous constatons que l’interdit de tuer, fondateur de la confiance entre soignants et soignés, a subi une grave érosion chez les praticiens. Plutôt que d’en tirer la conclusion de légaliser l’euthanasie, nous plaidons pour une formation des médecins à l’accompagnement de fin de vie qui évite à la fois l’acharnement thérapeutique (soins inutiles ou disproportionnés) et l’euthanasie (action de donner intentionnellement la mort).
Je tiens à préciser ces définitions, car c’est toujours au travers d’exception ou d’un changement de vocabulaire que l’on rentre dans les plus graves transgressions à l’éthique médicale, avec le risque de ne plus pouvoir s’arrêter. »